QUINQUABELLE ou les imperfections parfaites!

QUINQUABELLE ou les parfaites imperfections: "Ce qui a vraiment un sens dans l'art, c'est la joie. Vous n'avez pas besoin de comprendre. Ce que vous voyez vous rend heureux ? Tout est là . " Constantin Brancusi

dimanche 26 février 2017

Humeur de ma nuit




Bonjour à tous et à toutes. Voici ce que j'écrivis le 4 Octobre 2014 et je n'y changerai pas un mot!

"...quiète. Je suis chez moi, enveloppée dans ma vieille robe de chambre grise si douillette et je savoure l'instant présent. Ici et maintenant.
Hier fut beau météorologiquement et affectivement. Un autre caillou blanc à déposer dans mon sac à bonheurs.
Je tente consciemment et chaque jour, d'être vigilante, sensible aux détails et aux gens. J'accumule les images et les sons qui me touchent et m'émeuvent. Je fonctionne comme un écureuil avant l'hiver, un hamster qui entasse dans ses bajoues en prévision de jours moins fastes.
Mes petits bonheurs (mes cailloux blancs) sont ceux que je ramasse sur le chemin de la vie parce qu'ils sont jolis, parce qu'ils me touchent, m'intéressent, me bouleversent. 
Je les range soigneusement dans un sac à bonheur au fond de ma poche. Dans les moments de doute, j'ouvre le sac et je les sors un à un. Chacun d'eux me rappelle un moment heureux de ma vie.
 Ils sont ronds et polis, si agréables à regarder et à toucher et ils me servent aussi à retrouver mon chemin vers l'essentiel, comme le Petit Poucet! Ils me permettent de retrouver ma route au milieu des embûches. 
Quant aux lourds cailloux noirs qui plombent mes poches - et il y en eut beaucoup trop - ma famille et quelques amis m'ont souvent aidée à les jeter par-dessus bord. Il m'en reste quelques uns d'ailleurs, dont je me débarrasse au fil de réflexions et de rencontres.
Si je glisse la main dans mon sac, je ressors une promenade à 7 h du matin sur la plage du Grau-du - Roi, un repas au restaurant japonais avec un ami la semaine dernière, les rires de mes enfants et de mes petits-enfants, les coups de fil quotidiens avec ma soeur, une amie d'enfance retrouvée, un souvenir amoureux joli,joli, des huitres achetées directement chez un ostréiculteur des Côtes d' Armor et dégustées dans l'heure, la traversée de la Lozère en Septembre au milieu des champs fleuris, une raclette un soir de ski à Montgenèvre, le "je t'aime, mamie" de Léna, la petite main de Gabriel glissée dans la mienne pour m'entraîner et jouer avec lui, les couleurs du ciel chaque matin, la magie de la première neige, une coccinelle qui se pose délicatement devant moi, un orage avec un ciel strié d'éclairs jaunes, un carré (ou plus) de très bon chocolat noir, me déchausser le soir après une journée à piétiner en serrant les dents, m'installer en étoile de mer sur mon lit et soupirer que j'élèverais volontiers une statue à l'inventeur du matelas, respirer l'odeur de la peau d'un bébé, poser le nez dans le cou d'un homme parfumé (et oui, j'aime ça aussi!), pouvoir regarder seule une émission intéressante, écouter et regarder mes trois enfants rire ensemble aux mêmes délires, être bien coiffée, savourer un verre frais de Chardonnay à l'ombre des platanes, découvrir que le dernier livre acheté par hasard est une pure merveille, entrer dans la boutique d'un artisan passionné et papoter des heures, m'asseoir sur un banc et laisser le temps s'écouler, entrer dans une chapelle et écouter le silence, les grandes et belles voix, l'odeur de l'herbe coupée et de la terre mouillée, marcher au bord de l'océan tôt le matin, la tendresse et l'amour sans faille de ma mère et de ma soeur, l'envie de vivre de mes enfants, apprendre et découvrir encore et toujours, m'intéresser et ouvrir mes yeux et mon coeur.
Je referme soigneusement mon sac. Je ne veux perdre aucun de ces souvenirs tendres. J'y tiens !"
Qu'ajouter à ce constat heureux? Léna est repartie avec sa maman pour 2 jours de câlins et de tranquillité. Ma belle Anaïs vint discuter un moment vers 20h et me narrer ses beaux et moins beaux moments. J'ai profité au mieux de ma solitude provisoire et cela m'a fait un bien fou.
Je suis debout à 4h du matin mais "peu me chaut"! J'adore ce verbe chaloir sorti de nulle part et tombé en désuétude. J'adore d'ailleurs tous ces mots tombés dans l'oubli et que j'aime ressusciter le temps d'une phrase.
Cette journée de Dimanche reste encore à remplir à ma guise. 

2 commentaires:

  1. J'adore votre texte "Petits bonheurs"
    Je vous lis tous les jours depuis quelques années déjà; je suis comme vous, j'apprécie ce que la vie me donne tous les jours:
    "Le temps c'est de la vie" Fénelon.
    Bon dimanche à vous.
    MBD Hauts de France

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    Réponses
    1. Merci à vous surtout de votre fidélité et de partager un peu de temps avec moi. Vivons au jour le jour en appréciant chaque instant et en cherchant la beauté dans chaque petit moment de la vie. Je me permets de vous embrasser. Martine

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