"Le bonheur est dans le pré, je suis d'accord, le bonheur parfois est aussi simple aussi doux qu'un paysage champêtre, sans fioritures, aussi vrai que nature. La quintessence serait-elle source de plénitude ? J'étais vraiment heureuse, se promener dans la ville, discuter bruyamment sur les marches de l'entrée principale de notre fac, sous l'imposant portail vert. Se demander combien de pas ont foulé ses dalles grisâtres, à la recherche de la connaissance, à la recherche de soi et à la rencontre des autres. Dans ce monde de "grands", les défis semblent titanesques et nous ne sommes pas encore Titans, on s'y mêle on s'emmêle les pinceaux souvent.
Il y en a pour tous les goûts, introvertis, extravertis, excentriques, effacés, humbles et moins humbles ... Le tout est de se fondre à ce décor, trouver sa place, il doit bien y en avoir une pour chacun, on tente de piétiner le replis identitaire. Alors on se mélange, on s'accoutume aux autres, on accorde notre confiance ce qui n'est en aucun cas une invitation à la villégiature, bien au contraire, la chute est douloureuse, il faut savoir descendre des nuages, s'inventer un escalier ou un parachute afin de ne pas s'en remettre totalement à la gravité comme la pomme de Newton. Poser les pieds à terre, bien les coller au sol et se délester de quelque grammes de candeur, trop lourde à porter dans ce monde de faussetés.
Cette journée là elle devait toute sa beauté à l'innocence, comme un retour à l'enfance, lorsque l'endroit où l'on se trouve importe peu du moment d'y être en bonne compagnie et de sentir cette aura nous entourer, et telle un rideau de soie qui vous sépare du monde. Etre en communion, faire le vide, ne penser qu'à l'instant présent, et le réduire à un millième de seconde pour que même le présent ne pèse pas lourd dans la balance du temps, et qu'on le savoure comme étant la somme mathématique d'une suite limitée par l'infini. Dans ces moments là, je suis plus croyante que jamais, et je remercie Dieu pour la magie de la vie, et le panel de sentiments qui nous habitent nous interpellent, s'interposent entre le tronc et l'écorce, et font fusionner l'être et le paraître. "Se fendre les joues d'interminables sourires" et y associer son âme.
La soirée elle aussi était merveilleuse, sur la terrasse la brise fraîche balayait nos visages, pour les réveiller et les préparer à ne pas dormir et profiter des retrouvailles. Nous avons mangé, parlé. Et veillé surtout, à rire s'engourdir de fatigue et y résister pour être encore sous le charme de cette présence. Et puis il y a eu l'orage, imprévisible bruyant et étincelant, comme l'explosion de toutes les sensations de cette journées si riche de petits rien et pourtant ...
Et puis ce film, qui m'a poussé à me poser un tas de questions :
"Faire en sorte que l'espoir triomphe sur l'expérience"
"... Je ne trompe que la fatalité et m'enivre de sentiments qui ..."
Je crois que vous commencez à le comprendre, les bonheurs factices ne m'intéressent pas, seuls les sentiments ne s'achètent pas jusqu'à preuve du contraire.
Je pars en voyage, j'espère découvrir encore la magnifiscence de ce pays où j'ai vu le jour. Et j'espère transmettre un peu de cette atmosphère nouvelle à mon journal de pensées. "
Il y en a pour tous les goûts, introvertis, extravertis, excentriques, effacés, humbles et moins humbles ... Le tout est de se fondre à ce décor, trouver sa place, il doit bien y en avoir une pour chacun, on tente de piétiner le replis identitaire. Alors on se mélange, on s'accoutume aux autres, on accorde notre confiance ce qui n'est en aucun cas une invitation à la villégiature, bien au contraire, la chute est douloureuse, il faut savoir descendre des nuages, s'inventer un escalier ou un parachute afin de ne pas s'en remettre totalement à la gravité comme la pomme de Newton. Poser les pieds à terre, bien les coller au sol et se délester de quelque grammes de candeur, trop lourde à porter dans ce monde de faussetés.
Cette journée là elle devait toute sa beauté à l'innocence, comme un retour à l'enfance, lorsque l'endroit où l'on se trouve importe peu du moment d'y être en bonne compagnie et de sentir cette aura nous entourer, et telle un rideau de soie qui vous sépare du monde. Etre en communion, faire le vide, ne penser qu'à l'instant présent, et le réduire à un millième de seconde pour que même le présent ne pèse pas lourd dans la balance du temps, et qu'on le savoure comme étant la somme mathématique d'une suite limitée par l'infini. Dans ces moments là, je suis plus croyante que jamais, et je remercie Dieu pour la magie de la vie, et le panel de sentiments qui nous habitent nous interpellent, s'interposent entre le tronc et l'écorce, et font fusionner l'être et le paraître. "Se fendre les joues d'interminables sourires" et y associer son âme.
La soirée elle aussi était merveilleuse, sur la terrasse la brise fraîche balayait nos visages, pour les réveiller et les préparer à ne pas dormir et profiter des retrouvailles. Nous avons mangé, parlé. Et veillé surtout, à rire s'engourdir de fatigue et y résister pour être encore sous le charme de cette présence. Et puis il y a eu l'orage, imprévisible bruyant et étincelant, comme l'explosion de toutes les sensations de cette journées si riche de petits rien et pourtant ...
Et puis ce film, qui m'a poussé à me poser un tas de questions :
"Faire en sorte que l'espoir triomphe sur l'expérience"
"... Je ne trompe que la fatalité et m'enivre de sentiments qui ..."
Je crois que vous commencez à le comprendre, les bonheurs factices ne m'intéressent pas, seuls les sentiments ne s'achètent pas jusqu'à preuve du contraire.
Je pars en voyage, j'espère découvrir encore la magnifiscence de ce pays où j'ai vu le jour. Et j'espère transmettre un peu de cette atmosphère nouvelle à mon journal de pensées. "
Extrait de "mes mauvaises pensées "
Nina Bouraoui
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