QUINQUABELLE ou les imperfections parfaites!

QUINQUABELLE ou les parfaites imperfections: "Ce qui a vraiment un sens dans l'art, c'est la joie. Vous n'avez pas besoin de comprendre. Ce que vous voyez vous rend heureux ? Tout est là . " Constantin Brancusi

lundi 26 mars 2018

Humeur du matin




...dans le désordre! Un kit mal monté auquel il manque des pièces. Une sale nuit, morcelée, pénible mais la vie suit son cours. On ne flanche pas, Martine!
Hier fut parfait. Départ en milieu de matinée sous un ciel changeant. Accompagnées par quelques gouttes de pluie, nous avons fait halte dans une station-service puis chez un fleuriste: le Rapid'Flore, route de Jonage. J'y ai toujours trouvé de quoi satisfaire mes envies. Ayant habité une dizaine d'années dans une résidence proche, j'ai pris l'habitude de m'y arrêter pour ME faire un cadeau ou pour y dénicher ce qui pouvait faire plaisir..
Nous avons déambulé  -accompagnées par cette odeur si particulière propre aux magasins de fleurs- au milieu des pots, compositions, bouquets avant de choisir ce que nous préférions: un joli petit rosier rose vif à déposer sur la tombe familiale en l'honneur de nos parents et un bouquet rond très coloré pour notre cousine.
Nous reprîmes la fameuse autoroute Lyon-Genève dont je connais chaque mètre pour l'avoir parcourue si souvent et nous arrêtâmes au petit cimetière de Chazey sur Ain. Une météo au diapason de notre humeur du moment. Nous y avions déposé les cendres de nos parents l'été dernier et c'est avec émotion que nous avons parcouru les allées désertes. Serrées sous un parapluie, nous avons peu parlé. Les bourrasques des dernières semaines avaient renversé les pots sur les tombes et nous avons redressé ce qui pouvait l'être au fur et à mesure que nous avancions.
L'émotion devant la tombe familiale où reposent nos grands-parents maternels et le coin du souvenir voisin où nous avions ouvert les urnes et répandu les cendres. Retour un peu triste vers la voiture pour repartir sous une petite pluie fine et un ciel tout gris.
Arrêt à la Chèvrerie du village de l'Hôpital. La route pleine d'ornières nous imposa de rouler au pas avant d'atteindre les bâtiments. La porte de la boutique était close et nous nous dirigeâmes vers la salle de traite. Quelques chèvres étaient alignées, le pis bloqué dans les trayeuses et Christian transvasait des seaux de lait fumant. L'odeur âcre et familière nous saisit à la gorge. Christian nous rejoignit peu après pour ouvrir le petit magasin et nous prépara quelques fromages tout frais.
Il était temps de rejoindre notre cousine Annie et son mari Alain dans le village de Blyes.
http://www.blyes.fr/fr/information/47158/blyes-village

Elle nous accueillit sur le pas de la porte, nous hélant avec un joyeux sourire. Nous ne nous voyons pas aussi souvent que nous le désirons mais la connivence avec eux est toujours au rendez-vous. Ils sont adorables, accueillants et ce moment ne différa pas des précédents. Une autre cousine, Anne-Marie, joliment surnommée Bijou depuis son enfance, était déjà présente et la magie opéra. C'est comme si ne nous étions quittés que la veille. Nous avons tous sensiblement le même âge et une histoire familiale commune.
Leur maison est décorée avec beaucoup d'élégance sans ostentation et c'est toujours un plaisir de les y retrouver.
Une fois installés autour de la table, les conversations fusèrent, s'entrechoquèrent et une délicieuse raclette nous régala aussitôt. Une tarte aux pommes accompagnée de glace à la vanille plus tard, il nous fut proposé d'aller prendre le café chez les parents d'Annie: mon oncle Henri, frère de ma mère et sa femme Marcelle. Nous prîmes le chemin pour parcourir à pied les 600 mètres nous séparant de leur maison.  Une vieille maison familiale, lumineuse et chaude. De larges sourires et l'hésitation de notre oncle octogénaire devant ma soeur et moi. "Toi, tu es qui? Ah, si tu es Nicole, toi tu dois être Martine!" au milieu de gentilles moqueries.
Une tarte au sucre et du café frais plus tard, la soeur de notre tante arriva à son tour. Ces personnes font partie de notre histoire. Nous les avons toujours connues et le moment fut détendu et gai.
Retour chez Annie et Alain. Un instant de discussions, des projets futurs de visites, puis vint le moment de se séparer.
Quelques rayons de soleil trouaient la couche nuageuse mais la pluie reprit le dessus et s'intensifia à l'entrée de Lyon. La circulation dense et des trombes d'eau imposèrent une vigilance accrue mais nous arrivâmes sans encombre à la maison.
Aujourd'hui reste encore à déterminer.

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