Création d'Ettore Sottsass
samedi 10 mai 2008
Pour la Marquise de Pomponville
Pour ton auguste derrière, chère Marquise! N'est-ce pas idéal pour regarder la télé pendant vos interminables hivers québecois?
J'ai craqué
http://lecomplotdespapillons.blogspot.com/
Il y a parfois des rencontres, avec des gens, avec des auteurs ou des artistes. Je viens d'être séduite par ce blog intelligent et tendre. Je vous invite à le découvrir avec les yeux de Chimène :-)
Sommes-nous déjà cuits ?
Imaginez une marmite remplie d’eau froide, dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite. L’eau se chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. La température commence à grimper. L’eau est chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille ; ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant. L’eau est maintenant vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle est aussi affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température de l’eau va ainsi monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais s’être extraite de la marmite.
Plongée dans une marmite à 50°, la grenouille donnerait immédiatement un coup de pattes salutaire et se retrouverait dehors.
Cette expérience (que je ne recommande pas) est riche d’enseignements. Elle montre que lorsqu’un changement négatif s’effectue de manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps pas de réaction, pas d’opposition, pas de révolte.
C’est exactement ce qui se produit dans la société où nous vivons. D’année en année, on observe une constante dégradation des valeurs, laquelle s’effectue cependant assez lentement pour que personne - ou presque - ne s’en offusque.
Pourtant, comme la grenouille que l’on plonge brusquement dans de l’eau à 50°, il suffirait de prendre le Français moyen du début des années 80 et, par exemple, de lui faire regarder la TV d’aujourd’hui ou lire les journaux actuels pour observer de sa part une réaction certaine de stupéfaction et d’incrédulité. Il peinerait à croire que l’on puisse un jour écrire des articles aussi médiocres dans le fond et irrespectueux dans la forme que ceux que nous trouvons normal de lire aujourd’hui, ou que puissent passer à l’écran le genre d’émissions débiles qu’on nous propose quotidiennement. L’augmentation de la vulgarité et de la grossièreté, l’évanouissement des repères et de la moralité, la relativisation de l’éthique, se sont effectués de telle façon - au ralenti - que bien peu l’ont remarqué ou dénoncé.
De même, si nous pouvions être subitement plongés en l’an 2022 et y observer ce que le monde sera devenu d’ici là, s’il continue de dévaler la pente sur laquelle il se trouve, nous en serions sans doute encore plus interloqués, tant il semble que le phénomène s’accélère (accélération rendue possible par la vitesse à laquelle nous sommes bombardés d’informations nouvelles et en oublions le reste). Notons d’ailleurs que les films futuristes s’accordent pour ainsi dire tous à nous présenter un futur certes "hyper-technologique" mais surtout des plus lugubres.
Chaque fois qu’un changement est trop faible, trop lent, il faut soit une conscience très aiguisée soit une bonne mémoire pour s’en rendre compte. Il semble que l’une et l’autre soient aujourd’hui chose rare.
Sans conscience, nous devenons moins qu’humain.
Sans mémoire, nous pourrions passer chaque jour de la clarté à la nuit (et inversement) sans nous en rendre compte, car les changements d’intensité lumineuse sont trop lents pour être perçus par la pupille humaine. C’est la mémoire qui nous fait prendre conscience a posteriori de l’alternance du jour et de la nuit.
Gavée par trop d’informations inutiles, la mémoire s’émousse.
Abrutie par un excès de stimulations sensorielles, la conscience s’endort.
Et notre civilisation s’enfonce ainsi dans l’obscurité spirituelle, avec le délitement social, la dégradation environnementale, la dérive faustienne de la génétique et des biotechnologies, et l’abrutissement de masse - entre autres symptomes - par lesquels elle se traduit.
Le principe de la grenouille dans la marmite d’eau est un piège dont on ne se méfie jamais trop si l’on a pour idéal la recherche de la qualité, de l’amélioration, du perfectionnement, si l’on refuse la médiocrité, le statu quo, le laisser-faire.
Incidemment, ce principe fonctionne aussi au positif et même en cela il peut nous jouer des tours. Les efforts que l’on fait quotidiennement provoquent eux aussi des changements - positifs, cette fois - mais parfois trop faibles pour être immédiatement perçus ; ces améliorations sont pourtant bien là, et à ne pas les observer, certains se laissent décourager à tort.
Comment, alors, ne pas succomber au piège du principe de la grenouille dans la marmite d’eau, individuellement ou collectivement ?
En ne cessant d’accroître sa conscience, d’une part, et en conservant un souvenir intact de l’idéal et des buts que l’on s’est fixés.
L’entraînement et le développement de la conscience sont l’un des points communs de toutes les pratiques spirituelles : conscience de soi, conscience du corps, conscience du langage, conscience de ses pensées, conscience de ses émotions, conscience d’autrui, etc. Au-delà de tout dogme, de toute doctrine, de toute idéologie, l’élargissement et l’accroissement de la conscience devraient donc être considérés - bien plus que le développement des seules facultés intellectuelles - comme un comportement fondateur de notre statut d’humain et comme un moteur indispensable à notre évolution.
par Olivier Clerc - olivierclerc.com
De même, si nous pouvions être subitement plongés en l’an 2022 et y observer ce que le monde sera devenu d’ici là, s’il continue de dévaler la pente sur laquelle il se trouve, nous en serions sans doute encore plus interloqués, tant il semble que le phénomène s’accélère (accélération rendue possible par la vitesse à laquelle nous sommes bombardés d’informations nouvelles et en oublions le reste). Notons d’ailleurs que les films futuristes s’accordent pour ainsi dire tous à nous présenter un futur certes "hyper-technologique" mais surtout des plus lugubres.
Chaque fois qu’un changement est trop faible, trop lent, il faut soit une conscience très aiguisée soit une bonne mémoire pour s’en rendre compte. Il semble que l’une et l’autre soient aujourd’hui chose rare.
Sans conscience, nous devenons moins qu’humain.
Sans mémoire, nous pourrions passer chaque jour de la clarté à la nuit (et inversement) sans nous en rendre compte, car les changements d’intensité lumineuse sont trop lents pour être perçus par la pupille humaine. C’est la mémoire qui nous fait prendre conscience a posteriori de l’alternance du jour et de la nuit.
Gavée par trop d’informations inutiles, la mémoire s’émousse.
Abrutie par un excès de stimulations sensorielles, la conscience s’endort.
Et notre civilisation s’enfonce ainsi dans l’obscurité spirituelle, avec le délitement social, la dégradation environnementale, la dérive faustienne de la génétique et des biotechnologies, et l’abrutissement de masse - entre autres symptomes - par lesquels elle se traduit.
Le principe de la grenouille dans la marmite d’eau est un piège dont on ne se méfie jamais trop si l’on a pour idéal la recherche de la qualité, de l’amélioration, du perfectionnement, si l’on refuse la médiocrité, le statu quo, le laisser-faire.
Incidemment, ce principe fonctionne aussi au positif et même en cela il peut nous jouer des tours. Les efforts que l’on fait quotidiennement provoquent eux aussi des changements - positifs, cette fois - mais parfois trop faibles pour être immédiatement perçus ; ces améliorations sont pourtant bien là, et à ne pas les observer, certains se laissent décourager à tort.
Comment, alors, ne pas succomber au piège du principe de la grenouille dans la marmite d’eau, individuellement ou collectivement ?
En ne cessant d’accroître sa conscience, d’une part, et en conservant un souvenir intact de l’idéal et des buts que l’on s’est fixés.
L’entraînement et le développement de la conscience sont l’un des points communs de toutes les pratiques spirituelles : conscience de soi, conscience du corps, conscience du langage, conscience de ses pensées, conscience de ses émotions, conscience d’autrui, etc. Au-delà de tout dogme, de toute doctrine, de toute idéologie, l’élargissement et l’accroissement de la conscience devraient donc être considérés - bien plus que le développement des seules facultés intellectuelles - comme un comportement fondateur de notre statut d’humain et comme un moteur indispensable à notre évolution.
par Olivier Clerc - olivierclerc.com
Vertiges
Timbres James et Ray Eames
Sourire
Les oiseaux se posent parfois
http://www.liberation.fr/culture/livre/325648.FR.php
Libé a eu une belle idée :
Pour l'ouverture du 19e festival Saint-Malo Etonnants Voyageurs, Libération a demandé à sept auteurs, de raconter leur exil.
Colum McCann, 43 ans, Irlande, Etats-Unis.
http://www.liberation.fr/culture/livre/325647.FR.php
Dany Laferrière 55 ans, Haïti - Canada
http://www.liberation.fr/culture/livre/325646.FR.php
Xiaolu Lucy Guo 35 ans, Chine - Royaume-Uni
http://www.liberation.fr/culture/livre/325645.FR.php
Santiago Gamboa 42 ans Colombie - France
http://www.liberation.fr/culture/livre/325644.FR.php
Enis Batur 56 ans, Turquie - France
http://www.liberation.fr/culture/livre/325643.FR.php
Scholastique Mukasonga 52 ans Rwanda - France
http://www.liberation.fr/culture/livre/325642.FR.php
Eugène Nicole 66 ans Saint-Pierre et Miquelon - Etats-Unis
http://www.liberation.fr/culture/livre/325641.FR.php
Décoiffant!
Netecolo
http://www.netecolo.com/info.php
"Des millions de personnes utilisent Google en page d'accueil. Nous vous proposons d'utiliser Netecolo et en plus de bien surfer : vous vous informez quotidiennement sur les gestes qui sauvent la planète .
Comme Internet, l'écologie c'est 24h/24 , 365j/365.
Au bureau, à la maison, dans les cyber-cafés, utilisez Netecolo en page d'accueil !
Plus il y aura d'ordinateurs, plus la prise de conscience sera grande ! Simple et efficace ! Vos petits enfants vous remercieront !"
Et leur blog :
http://www.netecolo.com/blog/
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Citation du matin
"La vérité nous rend cette candeur première, la beauté de celui qui entre dans une église pour prier sans être vu, ou de celui qui ouvre un livre dans un jardin public : le visage devient alors comme une petite chapelle. C'est beau : on dirait un départ sur place. "
Christian Bobin
(La lumière du monde, p.95, Gallimard nrf, 2001)
Sourire du matin

" Après la mort de Pascal Sevran, Philippe Manoeuvre sert les fesses "
Cher Kadaveric, auteur du message sur Lepost.fr, il serait temps de réviser vos règles ! Euh, Manoeuvre n'a t'il rien d'autre à servir que ça? Une telle confusion de verbes est vraiment savoureuse!
Humeur du matin

...sereine, reposée, pleine d'entrain. Mon corps est douloureux d'avoir été malmené hier mais le cerveau fonctionne comme un moteur bien règlé.
Je suis contente de moi: j'avance dans mes travaux, je progresse sur mon chemin de vie. Je ne perds pas de vue les objectifs fixés.
Ma semaine prochaine sera un peu chamboulée car j'ai accepté une surveillance de trois jours du BTS officiel. Je connais l'Ecole de Commerce où je dois me rendre: l'accueil y est chaleureux et efficace.
Un petit mot au sujet du décès de Pascal Sevran. J'ai haï la mauvaise blague de sa fausse mort il y a quinze jours. Des charognards au courant de la situation mais avides d'une " une " retentissante et de scoop ont annoncé sa mort. Qu'ont dû penser l'intéressé et ses proches? C'est immonde!
Je n'appréciais pas son côté remuant foldingue et ses petites crises de nerfs ridicules mais j'aimais sa rigueur, son combat pour défendre une certaine chanson française, son acharnement au travail. J'avais été touchée par les mots qu'il avait eus concernant son amoureux défunt. Il m'avait fait comprendre l'homosexualité. Je l'en remercie et je salue sa mémoire.
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Humeur du jour
Un si long silence! Au début, j'étais préoccupée par de nombreux rendez-vous médicaux puis le non désir pointa son nez et je m'éloi...
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