jeudi 28 août 2008

Clin d'oeil


Mister P. parodie Mister T. Beau travail de graphisme!

Peter Callesen










J'éprouve toujours le même plaisir enfantin à découvrir des découpages de Peter Callesen. Je ne crois pas vous avoir montré ceux-ci.
Prenez le temps d'aller sur son site. C'est poétique, tendre et drôle.

Un p'tit coin d'parapluie..


" Un p'tit coin d'parapluie sous un coin d'paradis.."
Ce parapluie m'a immédiatement fait songer à la chanson de Brassens! Magnifique!
J'aime beaucoup cette version de Yann Tiersen aidé de Natasha Régnier.

Ecriture et graphisme



"Ivedotcom propose un concours en ligne permanent de citations sur la base de « J’ai… » ou « I’ve… ». Soumises aux votes des internautes, ces exclamations feront l’objet, chaque trimestre, d’éditions imprimées diverses et variées (poster, t-shirt, stickers, carte postale etc.). La réalisation de ces objets graphiques sera systématiquement confiée à différents graphistes. À travers cette initiative, le projet Ivedotcom cherche à promouvoir une émulation créative permanente. Les internautes participants au concours proposent une matière à mettre en forme, permettant aux graphistes de sortir du contexte de la commande favorisant l’expérimentation et la recherche dans un contexte décalé et humoristique."

Invraisemblables chaussures






J'ai bien ri devant l'invraisemblable galerie virtuelle de chaussures. Qu'elles soient de laine, d'acier, de bois ou de plastique, c'est un amusement teinté de stupéfaction devant cette créativité débordante et délirante!

Béatrice Coron








Je vous avais déjà présenté les papiers découpés de Béatrice Coron. Je viens de découvrir ses vitraux pour la station de métro new-york subway, line 2 Burke Avenue. Projet " Bronx Litterature "
C'est lumineux et ludique! Nul doute que les voyageurs se repaissent de ces couleurs éclatantes.

Street Art









Quelques graffitis de Bansky et de ses émules. J'aime bien le Papa-rat-zzi!:-)

Alexey Titarenko






http://www.alexeytitarenko.com/
La gamme du blanc au noir, du sépia, une rare tache de couleur pour animer parfois un espace, des instants figés, une immobilité qui confine à la tristesse.
J'avoue que cela me donne des frissons. Ces clichés rendraient neurasthéniques une troupe de bonobos adultes.
C'est une question de goût et vous avez le droit d'avoir une autre opinion :-)

Cadeau


"Les mots dormaient.

Ils s’étaient posés sur les branches des arbres et ne bougeaient plus. Nous marchions doucement sur le sable pour ne pas les réveiller. Bêtement, je tendais l’oreille : j’aurais tant voulu surprendre leurs rêves. J’aimerais tellement savoir ce qui se passe dans la tête des mots. Bien sûr, je n’entendais rien. Rien que le grondement sourd du ressac, là-bas, derrière la colline. Et un vent léger. Peut-être seulement le souffle de la planète Terre avançant dans la nuit.

Nous approchions d’un bâtiment qu’éclairait mal une croix rouge tremblotante.

-Voici l’hôpital, murmura Monsieur Henri.

Je frissonnai.

L’hôpital ? Un hôpital pour les mots ? Je n’arrivais pas à y croire. La honte m’envahit.
Quelque chose me disait que, leurs souffrances nous en étions, nous les humains, responsables. Vous savez, comme ces Indiens d’Amérique morts de maladies apportées par les conquérants européens.

Il n’y a pas d’accueil ni d’infirmiers dans un hôpital de mots ; Les couloirs étaient vides. Seule nous guidaient les lueurs bleues des veilleuses. Malgré nos précautions, nos semelles couinaient sur le sol.

Comme en réponse, un bruit très faible se fit entendre. Par deux fois. Un gémissement très doux. Il passait sous l’une des portes, telle une lettre qu’on glisse discrètement, pour ne pas déranger.

Monsieur Henri me jeta un bref regard et décida d’entrer.

Elle était là, immobile sur son lit, la petite phrase bien connue, trop connue :

Je t’aime

Trois mots maigres et pâles, si pâles. Les sept lettres ressortaient à peine sur la blancheur des draps. Trois mots reliés chacun par un tuyau de plastique à un bocal plein de liquide.

Il me sembla qu’elle nous souriait, la petite phrase.

Il me sembla qu’elle nous parlait :

-Je suis un peu fatiguée. Il paraît que j’ai trop travaillé. Il faut que je me repose.

-Allons, allons, Je t’aime, lui répondit Monsieur Henri, je te connais. Depuis le temps que tu existes. Tu es solide. Quelques jours de repos et tu seras sur pied.

Il la berça longtemps de tous ces mensonges qu’on raconte aux malades. Sur le front de Je t’aime, il posa un gant de toilette humecté d’eau fraîche.

-C’est un peu dur la nuit. Le jour, les autres mots viennent me tenir compagnie.

« Un peu fatiguée », « un peu dur », Je t’aime ne se plaignait qu’à moitié, elle ajoutait des « un peu » à toutes ses phrases.

-Ne parle plus. Repose-toi, tu nous as tant donné, reprends des forces, nous avons trop besoin de toi.

Et il chantonna à son oreille le plus câlin de ses refrains.

La petite biche est aux abois
Dans le bois se cache le loup
Ouh ouh ouh ouh
Mais le brave chevalier passa
Il prit la biche dans ses bras
La la la la

-Viens Jeanne, maintenant. Elle dort. Nous reviendrons demain.

-Pauvre Je t’aime. Parviendront-ils à la sauver ?

Monsieur Henri était aussi bouleversé que moi.

Des larmes me venaient dans la gorge.

Elles n’arrivaient pas à monter jusqu’à mes yeux. Nous portons en nous des larmes trop lourdes. Celles-là, nous ne pourrons jamais les pleurer.

-… Je t’aime. Tout le monde dit et répète « je t’aime ». Tu te souviens du marché ? Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ ? Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s’usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver. Tu veux rendre visite à d’autres malades ?

Il me regarda.

-Tu ne vas pas t’évanouir, quand même ?

Il me prit le bras et nous quittâmes l’hôpital."


La grammaire est une chanson douce - Eric Orsena

Merci au site http://pagesperso-orange.fr/mondalire/fatext%20r%E9cap.htm qui me permet de profiter de tous ces beaux textes!

Yasunari Kawabata


La brise de la rivière
Un léger kimono fauve sur le dos
Fraîcheur du soir --

Yasunari Kawabata, Le Lotus dans les flammes

Lu dans http://indigo.over-blog.com.over-blog.net/35-categorie-729427.html

"Toute sa vie, Yasunari Kawabata a écrit ce qu'il appelait des Tenohira no shôsetsu, des récits qui tiennent dans la paume de la main."
Et lire:

Humeur du matin


...délicieuse, idéale! Je suis un vrai loukoum!
Un peu fatigué - le loukoum - car il a peu dormi mais il jubile à l'idée de n'avoir rien d'autre à faire que suivre son bon plaisir!
Jouer la marmotte ou devenir un bourreau de travail ? Je jubile à la simple idée d'avoir le choix.

Humeur du jour

 Un si long silence! Au début, j'étais préoccupée par de nombreux rendez-vous médicaux puis le non désir pointa son nez et je m'éloi...