mardi 25 novembre 2008

Koichi Yamamoto













http://yamamotoprintmaking.com/index.php
Ne me demandez pas quelles matières Koichi Yamamoto utilise, ni sur quels supports il travaille. Je n'ai pas réussi à le trouver sur internet. J'ai simplement laissé l'émotion m'envahir. J'aime beaucoup ces flous, ces teintes entre noir et blanc et cette brutale touche de couleur que personne n'attend.

Cadeau


Il avait ainsi parcouru une centaine de mètres, lorsqu’il s’arrêta brusquement : Il venait d’entendre un son léger, une sorte de clapotis… Lentement, il écarta les tiges grises des clématites, puis les feuilles charnues d’un lierre, et il la vit enfin, celle qu’il cherchait depuis l’aurore, et qui l’avait attiré jusque là.
Assise au bord d’un grand trou rond, les jambes pendantes vers l’eau, qu’elle égratignait du bout de l’orteil, elle était nue.
Une collerette de hâle descendait de son cou vers sa jeune poitrine, ses avant-bras étaient bruns jusqu’aux coudes et ses jambes jusqu’aux genoux ; mais son torse était d’un blanc de lait, et brillait d’un lumineux contraste avec les gants et les bas mordorés du soleil.
Immobile comme une pierre, il ne respirait plus…
Non loin de la bergère, sur la roche brûlante, sa robe noire et sa chemise séchaient au soleil.
Tout près d’elle, un morceau de savon carré, et son petit harmonica.
Pensive, la tête baissée, ses cheveux blonds pendants vers sa poitrine, elle balançait toujours ses jambes rondes, et des gouttes brillantes, au bout de son pied, sautaient au soleil.
Il sentit que le sang lui montait au visage, et qu’il faisait battre ses tempes : il avala deux fois sa salive, et il ne pouvait détacher ses yeux de ces blanches et tendres cuisses, élargies par leur poids sur la roche bleue. Une sombre folie commençait à monter en lui. Il leva la tête, et regarda de tous côtés : personne. Ni berger, ni bûcheron, ni braconnier. Il écouta. Nul bruit ne troublait le silence, qui tremblait à peine au son d’un grillon. Alors, il chercha des yeux le passage caché qui le conduirait derrière elle.
Mais elle se leva soudain, légère et prompte comme une chèvre, et se pencha pour ramasser la robe, qui laissa son ombre sur la pierre humide. Elle dut trouver que l’étoffe n’était pas encore sèche, car elle en habilla un cade pointu. Puis, elle se pencha de nouveau pour prendre son harmonica. Alors, elle écarta ses cheveux de sa bouche, et souffla quelques frêles accords qui enchantèrent un écho tout proche, puis elle attaqua un vieil air de Provence, et tout à coup, un bras étendu, elle se mit à danser au soleil.
Il entendit des aboiement, puis un galop léger, qui crépitait comme une pluie : les chèvres parurent au détour d’un petit cap de roche, suivies du chien noir qui les ralliait à la musique.
Le chien s’assit sur son derrière, et regarda, tandis que les chèvres, en demi-cercle, broutaient les vertes broderies des crevasses. Mais un chevreau se dressa sur ses longes pates de derière, sa petite barbe courbe repliée contre sa gorge, et les cornes pointées en avant… Il hésita quelques secondes, et s’élança vers la danseuse ; d’un pas de côté, elle l’évita, mais quand il fut au bout de son élan, il fit volte-face, et reprit le jeu.
Lancés l’un vers l’autre, ils s’évitaient et se croisaient, sans le moindre effort visible ; et le pauvre Ugolin des Soubeyran, qui cassait le manche des pioches, et qui n’avait jamais pu franchir une porte sans meurtrir son épaule au chambranle, regardait ces pieds cambrés, repoussés par la roche élastique, ce chevreau roux, aussi léger que la musique, et il ne savait plus si c’était elle qui jouait cette chanson, ou si les échos amicaux l’inventaient pour porter leur danse. Il était pris dans le mystère d’une peur émerveillée : le menton dans une lavande, il entendait battre son cœur, et il sentait obscurément que cette dansante fille, encore fraîche de l’eau lustrale de la pluie, était la divinité des collines, de la pinède et du printemps.
Extrait de Manon des Sources - Marcel Pagnol


Sophie Cuvelier


















Beaucoup de cultes et de religions associent les guirlandes aux célébrations et aux rites. Sophie Cuvelier en a fait sa spécialité artistique. J'aime bien. L'enfant en moi tressaille de plaisir.
http://www.sophiecuvelier.com/
Cliquer sur Diaporama

Loren Schwerd































Des maisons en cheveux humains, hommage à la Nouvelle-Orléans détruite, de curieux sièges d'amour, des costumes sculptures, de faux oiseaux métalliques peu désireux de s'envoler, Loren Schwerd a de multiples cordes à son arc.


http://www.lorenschwerd.com/index.htm

Cadeau



Quelques craquements et hésitations de l'enregistrement de 1931 mais un beau moment...pour ma Joëlle et nous!

Citation du matin


"There is a moment in every dawn when light floats, there is the possibility of magic. Creation holds its breath.
Il est un moment à chaque aube où la lumière est comme en suspens; un instant magique où tout peut arriver. La création retient son souffle."

Life, the Universe and Everything, p. 42, Pan Books)(La vie, l'univers et le reste, p. 57, Denoël Présence du Futur/351)

Douglas Adams


Et c'est vrai! Ce moment de silence, de solitude ressemble à un long blanc, à une suspension du souffle. C'est un moment très particulier, tout à soi, un moment où on rassemble ses forces. La quiètude de la nature, cette sensation d'immobilté apaisent et réjouissent.

Sourire

Un dessin très drôle trouvé sur http://www.cagle.com/
Voici le lien pour voir le dessin correctement:
http://www.cagle.com/news/TalkingTurkeys08/images/beeler.gif
Je traduis? Attention, c'est de l'à - peu - près:-)
" A....attendez! Attendez! Je...je suis une dinde ignare qui a illégalement franchi la frontière! S'il vous plait! Expulsez-moi!!! "
Un clin d'oeil à mes amis américains pour Thanksgiving!

Des nouvelles de Julie

http://untempsderetard.blogspot.com/
La réponse - fort juste - de Julie. J'apprécie beaucoup sa volonté de rester dans l'ombre mais de faire savoir ce qui se passe réellement.
Mais non, Mr Vaillant, les " pauvres " ne réclament pas d'office un passe-droit! On laisse ça à certaines catégories de personnes. Nous en connaissons tous :-)
Mais obtenir un logement, est-ce un passe-droit? Où que je tourne les yeux, je vois sortir de terre, des dizaines d'immeubles de bureaux. Sincèrement, sont-ils nécessaires?
Construire des logements sociaux est-il si difficile?
Je réitère mon offre à Julie. Je veux et peux faire. Cette histoire me pousse à balayer devant ma porte. Si je ne peux aider Julie à Paris, je peux sans doute aider à ma porte, dans ma ville, dans ma région. A moi d'avancer et de concrétiser!

JE L'AI TROUVE !!!


J'ai enfin trouvé le lit de " la princesse au petit pois " !:-)

Création de Doshi Levien
Vu sur http://www.blackeiffel.blogspot.com/

Se repaître


Se repaître de jolies choses, d'images, de sons, d'odeurs pour tenir le coup!

Humeur du matin


...pas pressée!

Levée vers 3 heures du matin, je n'avais aucune envie de poster un énième post " ça y est! c'est moi! je suis là et c'est le milieu de la nuit! Amis routiers, bonjour! " :-)

J'ai donc sereinement visionné des épisodes de feuilletons enregistrés hier soir. J'ai tout préparé pour avancer ma fille et direction ma couette à 5 heures!

Lorsque je me suis enfin réveillée, ma souris avait déserté le nid en laissant - comme à son habitude - les lumières éclairées. Sale gamine!

Hier soir ne fut pas perturbé par les vandales. J'avais prévenu notre régisseuse tôt dans la matinée. Elle a confirmé que le disjoncteur " parties communes/ antennes collectives " était bien accessible à tous. L'électricien m'a indiqué où il se trouvait. Un tournevis suffit pour ouvrir l'armoire murale. Quant au câble mural arraché par mégarde, il fut rapidement réparé par l'électricien mandaté.

Aucune nouvelle de la police.

Où ira donc se nicher la prochaine malice de ces jeunes vauriens? Nous l'ignorons.

Voyage à la banque dans la matinée. Je n'aime pas le Mardi car c'est la réouverture après le congé dominical. Il y a toujours une queue sans fin de clients impatients et moi, j'aime bien papoter et prendre mon temps! Syndrôme de vieux, comme dirait ma miss :-)

En fait, j'ai envie de ne rien faire, de paresser, de rêvasser...

Avez-vous de l'énergie, vous, avec cette météo fantasque?

Un clin d'oeil à ma soeur et à ma mère par ricochet. Ma soeur lui lit les messages de ce blog. Comme j'y raconte mes quelques sorties, repas et apéritifs, ma mère est persuadée que je suis une alcoolique invétérée. Elle me fait la morale à chacun de nos coups de fil! J'ai beau lui expliquer, lui seriner que , oui j'aime boire du vin, que oui j'accepte volontiers de boire en compagnie, que non, je ne bois rien le reste du temps, pas une goutte, elle n'en démord pas!:-)

Maman! Hého! J'ai rien bu hier!! Contente?
Image trouvée sur le blog intéressant: http://argoul.blog.lemonde.fr/2008/11/

Humeur du jour

 Un si long silence! Au début, j'étais préoccupée par de nombreux rendez-vous médicaux puis le non désir pointa son nez et je m'éloi...