mardi 9 décembre 2008

" Au-delà du moi, je suis joie "


Après avoir lu ce passage, mon lecteur grincheux va encore me reprocher de sortir mes textes de la naphtaline!
Tant pis, j'assume mes choix!

Denis Marquet
" La joie n’a pas de cause
Des émotions nous traversent à chaque instant, causées ou réveillées par des événements du monde. Certaines sont agréables, elles nous donnent de la joie, d’autres désagréables et nous donnent de la tristesse. La tendance naturelle est bien sûr de préférer les premières. Or c’est là le plus subtil des pièges. Car mon rapport au monde se réduit alors à deux pauvres critères : j’aime, je n’aime pas. Si je n’aime pas, je suis malheureux. Mais si j’aime, je ne suis pas heureux pour autant car je suis inquiet de perdre. Perpétuellement tendu vers ce que j’aime et raidi contre ce que je n’aime pas, je ne suis jamais détendu ni à l’aise.
À préférer la joie à la tristesse, je ne suis jamais véritablement dans la joie. En outre, à perpétuellement chercher dans le monde des causes de joie et à fuir les causes de tristesse, je finis par ne plus regarder le réel qu’en fonction de cette opposition. Or le monde est infiniment plus riche que ce regard qui l’enferme dans la dualité du "j’aime/j’aime pas". D’avoir des préférences, je perd la grâce du monde.
Qui n’a pas vécu une fois dans sa vie un instant privilégié où soudain, sans raison apparente, l’être tout entier est envahi par une félicité sans limite ? Je ne cherche rien, je ne veux rien provoquer, je suis, durant quelques secondes, pur accueil de ce qui se donne et la joie est là !
Pourquoi perd-on la joie à chercher des causes de joie ? Parce que la joie n’a pas de causes ! Elle survient précisément lorsque je cesse de regarder le réel selon le critère de ce qui va me causer des émotions agréables ou désagréables. La joie naît d’un regard sans critères, sans préférence : un regard vierge, innocent - féminin puisque pure réceptivité. Un rapport au monde qui laisse être les choses. Ce n’est qu’un regard gratuit sur le monde qui peut en révéler la grâce.
Ne plus préférer : cela signifie-t-il devenir indifférent ? Tout au contraire. Quitter un système de différences binaire ("j’aime/j’aime pas"), c’est entrer dans la richesse infinie des différences du monde. Regarder le réel selon le seul critère de ma préférence l’appauvrit considérablement : je ne vois plus ce qui est, mais je sélectionne dans le réel cela qui peut me faire du bien ou du mal. Je crois m’intéresser au monde, car j’ai des préférences, mais en préférant je me rends indifférent à ce qui n’entre pas dans cette indigente dualité : agréable ou désagréable. Le reste n’est pas regardé. Qu’est-ce que regarder vraiment ? C’est s’ouvrir au réel sans schéma. Donc sans préférence. Alors le monde dans sa richesse peut commencer à m’apparaître. Et il me comble. Je l’aime. Contempler un paysage, toucher un arbre, jouer avec un enfant : c’est lorsque je n’attends rien que tout peut m’être donné. Dès que je lâche mes préférences, je m’oublie moi-même. Car ce que j’appelle "moi", mon ego, n’est autre qu’un système de préférence sophistiqué, un mécanisme d’opposition binaire où j’enferme le réel et les autres, et dont je suis prisonnier.
Au-delà de l’opposition joie/tristesse, au-delà de la dualité "j’aime/j’aime pas", existent une joie et un amour sans cause ni contraire. Au-delà du moi, je suis joie. "
Joli portrait de Leïla Ben Ayed trouvé sur http://www.casafree.com/modules/xcgal/displayimage.php?pid=19849

Le ballon rouge

" Le ballon rouge " est un film court de 1956, dirigé par Albert Lamorisse. Voici de petites parties de ce bijou de poésie.








Papier vivant

On joue?

http://www.jeux-geographiques.com/Jeux-geographiques-Villes-de-France-jeux-geographiques_pageid12.html

Humeur du matin ( suite )


J'AI COMPRIIIS! Hier c'était la fête de l' Aïd! Voilà pourquoi tous ces affreux jojos tournaient dans le quartier comme sur un manège de fête foraine! Ils ne sont allés ni au lycée ni au travail! alleluïa!

Surprise du silence ( enfin du presque silence ), j'ai fait fonctionner mon mono-neurone et j'ai trouvé LA réponse! J'ai tout d'une grande :-)

Sur ma droite, vu le boucan qu'elle fait, ma voisine chérie est en train de se noyer dans sa baignoire. J'interviens ou pas?

A gauche, le charmant chérubin joue aux billes depuis un bon quart d'heure. Imaginez le bruit des bigarreaux qui roulent, s'entrechoquent et dégringolent les escaliers bois et métal! Je le tue en premier?

A côté, mon voisin est en train de cracher ses poumons voire plus depuis quelques minutes. Je prie pour qu'il lâche tout et en une seule fois et qu'il en meure!

C'est décidé! Je ferme les rideaux, j'enfile 4 boules Quiès dans chaque oreille, j'empile trois oreillers sur ma tête et je dors 107 ans!

Une forêt qui bouge











Vu sur http://www.rebelart.net/diary/?cat=3
Une forêt mobile, c'est plutôt drôle, non? Même si les contenants métalliques ne sont pas " top, top! ".
Projet " Urban Play " à Amsterdam
Vidéo : http://www.vimeo.com/1848454

Elizabeth Goluch












http://www.elizabethgoluch.com/
Elizabeth Goluch travaille le métal et l'associe à des métaux nobles ( argent et or ) ainsi qu'à des pierres précieuses ou semi-précieuses. Tout à fait étonnant!

" Buchinger’s Boot Marionettes "




http://www.buchingersboot.com/?lang=fr
Les très étonnantes " Buchinger’s Boot Marionettes ": du jamais vu, du dérangeant, du surprenant!

Dali et Alice au pays des merveilles




"Petit tour vers Alice et son pays des merveilles avec ces deux lithographies de Salvador Dali de 1969. Elles font partie de la collection d’illustrations du roman de Lewis Caroll regroupées par Lauren Harman sur son site. Présent alors dans les studios Disney, Salvador Dali aurait par ailleurs influencé l’adaptation en long métrage d’animation d’Alice au pays des merveilles de 1951. Notamment la représentation du Chat du Chester. "

La première image est une lithographie de Dali, vendue sur Ebay. J'avoue beaucoup aimer l'imaginaire du peintre quant à cette histoire.

Lire un bon article sur les représentations d'Alice:

Et visiter le Musée Dali à Paris:
http://www.daliparis.com/

Chris Kabel



http://www.chriskabel.com/
Une bouilloire électrique tout à fait originale, qui mêle allure et fonctionnalité.

Humeur du matin


...déliquescente! Mes facultés intellectuelles diminuent avec la fatigue accumulée. Hier fut une journée " blanche ", perdue à tenter de calmer ces bourdonnements d'oreilles et cette tête lourde, lourde. Fichue hypertension! Cela faisait longtemps qu'elle était maîtrisée grâce aux médicaments. Du moins, je le croyais mais l'énervement quotidien bouscule ce bel équilibre.

Hier après-midi, j'ai fini en larmes tant j'étais exaspérée. Entendre des heures durant, vrombrir scooters et motos sous mes fenêtres, est au-dessus de mes forces.

J'ai d'ailleurs failli en venir aux mains avec un de ces voyous.

Je rentrais de courses. J'avais hâte de me mettre au chaud. Je ralentis en arrivant devant la porte du garage grande ouverte. Je peste en imaginant qu'un des gamins l'a encore sciemment bloquée. J'ai tort. C'est l'électricien qui l'a laissée ouverte pour aller et venir. Je roule toujours doucement car passer de la lumière à un garage éclairé demande un temps d'adaptation pour la vue. Au moment où j'avance dans le garage, je vois foncer sur moi, un scooter levé sur les roues arrière, moteur hurlant. L'espace d'une seconde, j'ai peur puis la rage m'envahit et je fais un geste que je n'aurais jamais dû faire: je braque volontairement pour bloquer la moto contre les portes des garages. Surpris, il freine brusquement et se retrouve entre ma portière gauche et un garage. Son casque m'empêche de voir son expression mais je la devine:-)

Je repars doucement tandis qu'il se retourne vers moi en klaxonnant comme un forcené. Il fait demi-tour, me dépasse et freine pour rejoindre un copain qui l'attend. J'ouvre ma porte, descends et reste immobile à les observer. Ils rient en se moquant ouvertement de moi. Le copain enfourche le siège passager et ils repartent en klaxonnant sans interruption pour me narguer. Je sais que je dois m'attendre maintenant à des représailles!

Vers 18 heures, saoûle de fatigue, j'ai téléphoné deux fois au commissariat de police de ma ville de Meyzieu. Personne n'a daigné décrocher!!

Je suis épuisée! Manque de sommeil + hypertension + moteurs hurlants = une loque humaine! Je suis proche du " burn-out "!:-)

Humeur du jour

 Un si long silence! Au début, j'étais préoccupée par de nombreux rendez-vous médicaux puis le non désir pointa son nez et je m'éloi...