vendredi 19 décembre 2008

Hughette Bertrand


J'aime!!!


FONTE


Ce ciel d'avril lance ses éclaboussures

de soleil fondant

sur mes âges fragiles


J'ai mille ans peut-être même plus. Je ne compte pas mes pas d'un temps défini. Je préfère l'infini, l'ailleurs, l'innombrable. J'erre au delà des habitudes. Je parle en langue svelte, langue incontournable des émois lancinants. Un lance-émois, une plate-forme pour les âmes habituées au silence. Lancez-moi par-dessus bord et je ferai dix vagues a capella. J'accaparerai vos émois à en faire sauter vos fusibles. Sans doute qu'il fera noir. Mais le noir, ça n'a jamais tué personne. S'il n'y avait pas de noir, on ne pourrait le comparer au blanc. Pellicule renversante plongée dans l'onde d'une âme multiple en tournée dans le sens des aiguilles. Ne laisse aucun repos dans le lit des indépendances. Ne laisse aucun choix d'approuver ou de désapprouver. Ne laisse passer qu'une infime lueur à travers le voile opaque de la peine heureuse.


Ne reste qu'à parler du silence têtu

à travers le grillage des interruptions

des absolus dans ce rêve infini d'images

de sens livrés au sens

un silence de mort prématuré

rassembleur de fausse monnaie



Texte déconcertant d'Hughette Bertrand, tiré du site http://www.espacepoetique.com/visage/visage1.html

Tissus au vent







De jolis tissus flottant au vent: souvenirs des lessives d'antan, d'une blancheur immaculée, bruissant et claquant sous les assauts des bourrasques. Le linge séché dehors a une autre odeur...
http://flickr.com/photos/jamiekaroses/sets/72157604220362396/

Wayne Levin







http://www.waynelevinimages.com/
J'éprouve une peur panique de l'eau ( non, maman, ce n'est pas pour ça que je bois du vin...de temps en temps! )
Le photographe Wayne Levin a choisi d'en faire son élément. Ses photos en noir et blanc sont d'une quiètude à toute épreuve et magnifiques.

Poème du matin



NEIGE
Il a neigé, fils du Nord

couvrant nos pas d'hier

traçant ceux de demain



Il a neigé des images, des chansons

sur nos vies sans âge

neige de mots et de silences



Il a neigé, fils du Ciel

sur les pommiers, sur tes cahiers

sur tes cheveux et dans mon coeur



Lisa Carducci


J'attends la neige! Je l'attends, je l'espère tout en la redoutant. Seul un bref moment immaculé, miraculeux et silencieux puis la boue, le gris, le glissant et le moche.

Saint-John Perse et Malraux


http://www.liberation.fr/livres/0601475-l-album-des-ecrivains-saint-john-perse
"L'album des écrivains: Saint-John Perse
Chaque jeudi, en partenariat avec l'Institut National de l'Audiovisuel, LibéLabo propose un document filmé.
Cette semaine, Saint-John Perse, aux côtés d'André Malraux, parle de l'importance de la poésie, «cette force agissante et déconcertante». (26/10/1960, 2m10s)
Attention: la vidéo peut être un peu longue à démarrer."

Mark Khaisman







"Mark Khaisman est un artiste d’origine ukrainienne utilisant uniquement le scotch de déménagement pour réaliser ses tableaux.
Installé depuis plusieurs années aux états-unis, cet artiste s’est inspiré de ses connaissances en architecture acquises à Moscou au « Moscow Architectural Institute » pour réaliser la structure de ses tableaux."
Merci à http://www.materialiste.com/art/mark-khaisman pour ses précieux renseignements.

Kumari



Avec " sa voix aussi douce et claire que celle d'un canard et ses cils aussi longs que ceux d'une vache ", Shreeya Bajracharya, 6 ans, a été choisie par le gouvernement népalais pour devenir une Kumari, réincarnation d'une divinité hindoue. Elle devra vivre en recluse. La cour suprême népalaise s'insurge contre cette tradition.


Une Kumari est une jeune fille vénérée comme une déesse vivante au Népal.
La tradition des Kumaris (vierges en népalais) date du XVIIe siècle. Elle consiste à isoler des très jeunes filles pour les adorer. Ces déesses vivantes sont l'incarnation vivante de la déesse hindoue Taleju représentées par des petites filles prépubères.
Des petites filles, dès 4 ans, issues de familles bouddhistes, sont choisies parmi des milliers de candidates par un comité de prêtres bouddhistes. Chacune d'entre elles est sélectionnée au moment où elle perd sa première dent de lait et doit démissionner au moment de la puberté, pour revenir à la vie normale. Il y a aujourd'hui au Népal 12 kumaris.
Chaque année en septembre, lors du festival Indra Jatra, les jeunes déesses participent à un rituel au cours duquel elles donnent au monarque régnant le pouvoir de gouverner pour l'année entière.
Wikipedia

Grands dieux, que ne fait-on pas au nom de la religion!!!
Que deviennent ces gamines lorsqu'elles sont expulsées du palais dans lequel elles sont recluses? Idolâtrées et servies pendant plusieurs années, elles n'ont plus de lien avec la réalité. Dans ce pays où la vie est difficile, quel est leur avenir lorsqu'on sait qu'elles pourront difficilement se marier et fonder une famille? Une légende prétend que tout homme épousant une kumārī est condamné à… mourir dans les six mois en crachant du sang. Qui oserait braver une telle prédiction?

Maison de la culture du Japon




Je viens de découvrir avec émerveillement, cette Maison de la culture japonaise et ses multiples animations fort intéressantes!



http://www.mcjp.asso.fr/

Exposition WA : l’harmonie au quotidien ( Design japonais d’aujourd’hui )


Du mercredi 22 octobre au samedi 31 janvier


Salle d’exposition (niveau 2)


Horaires du mardi au samedi de 12h à 19h / Nocturne le jeudi jusqu’à 20h . Fermé les jours fériés /


Fermeture annuelle du 21 décembre au 5 janvier inclus


Prix d’entrée 6 € / Tarif réduit 4 € / Gratuit pour les adhérents MCJP, les enfants de moins de 12 ans


Visite de groupe sur réservation uniquement (avec ou sans conférencier)


Organisation Fondation du Japon, Maison de la culture du Japon à Paris, Association pour la MCJP
Et au Petit Palais, redécouvrez Akira Kurosawa, universellement reconnu comme un des cinéastes les plus éminents de la seconde moitié du XXe siècle.

Du 16 octobre 2008 au 11 janvier 2009, les dessins du cinéaste.

Humeur du matin


...douloureuse encore. Ma tête a la forme d'un gigantesque cube! J'ai la " tête au carré ". Bah, la vie continue.

Noël pointe son nez, mes invités arriveront bientôt et rien n'est prêt évidemment.

Je rêve d'une baguette magique que je secouerais vigoureusement pour voir mon appartement se ranger, la table se remplir de mets savoureux, la décoration briller de mille feux...

Ah, rêvons! Cela ne coûte rien!

Aujourd'hui, ma liste de corvées est bien remplie:

- dégivrer un frigo agonisant tant il croûle sous la glace

- aller commander les plats de Noël

- effectuer plusieurs lessives

- aller m'entendre avec mes voisines: l'une me prête son appartement pour y loger ma famille et l'autre m'offre table pliante et chaises.Oui, je sais, elles sont adorables et j'ai beaucoup de chance!

- poster des courriers en retard

Hier après-midi, j'ai donné mon dernier cours de l'année à C.
Conditionnel et futur au menu...Menu plutôt indigeste pour lui. Ce gamin est gentil, intelligent mais flemmard, paresseux, cossard...Il n'a toujours pas intégré les subtilités de l'apprentissage et de sa mémoire. Il a - hélas - établi sa scolarité sur du sable. Comme il est rieur, un brin agité et drôle, il a fait illusion et est passé entre les mailles du filet enseignant. Il a grimpé les échelons des classes avec la même appréciation : peut faire mais ne fait pas!
Le problème est qu'il se retrouve en classe de 4ème ( la classe la plus difficile du collège ) en n'ayant pas le niveau. Sa famille et moi sommes unies pour le maintenir à flot mais il papillonne encore. Tant qu'il n'aura pas compris qu'il est le seul maître de son avenir, nos efforts seront vains. J'ai mérité médaille et auréole pour ce dernier cours!
Image: " tête au carré " de Sacha Sosno

Humeur du jour

 Un si long silence! Au début, j'étais préoccupée par de nombreux rendez-vous médicaux puis le non désir pointa son nez et je m'éloi...