vendredi 11 septembre 2009

Ecoute


Ecoute ce que je ne dis pas, je t'en prie

Ne te laisse pas tromper par moi.
Ne te laisse pas tromper par le visage que je porte,
car je porte un masque, mille masques,
masques que j'ai peur d'enlever,
et je ne suis aucun d'entre eux.

Faire semblant est un art qui est une seconde nature pour moi,
mais ne sois pas dupe,
pour l'amour de Dieu, ne sois pas dupe.
Je te donne l'impression que je suis sûr,
que tout est bien et sans problème avec moi, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur,
que je suis la confiance même et que je plane au-dessus de tout,
que l'eau est calme et que je suis bien aux commandes
et que j'ai besoin de personne,
mais ne me crois pas.
A la surface, je suis lisse et sans faille, mais ce n'est que mon masque,
toujours différent et toujours caché.
En dessous, il n'y a aucune complaisance.
En dessous résident la confusion, la peur et la solitude.
Mais je les cache. Je ne veux pas que quiconque le sache.
Je panique à l'idée que ma faiblesse soit exposée.
C'est pourquoi, je crée avec frénésie un masque pour me cacher derrière,
une façade nonchalante et sophistiquée,
pour m'aider à faire semblant,
pour me protéger des regards qui savent.

Mais ce regard est précisément mon salut, mon seul espoir,
et je le sais.
S'il est suivi par l'acceptation,
et s'il est suivi par l'amour.
C'est la seule chose qui puisse me libérer de moi-même,
des murs de la prison que j'ai érigés moi-même,
des barrières que j'ai dressées avec tant d'efforts.
C'est la seule chose qui puisse m'assurer
de ce que je ne peux m'assurer par moi-même,
que j'ai vraiment une valeur.
Mais je ne te le dis pas. Je n'ose pas, j'ai peur de le faire.
J'ai peur que ton regard ne soit pas suivi d'acceptation,
ne soit pas suivi d'amour.
J'ai peur que tu penses moins de moi,
que tu ries et tes rires me tueraient.
J'ai peur, qu'au fond, je ne sois rien,
que tu le voies et me rejettes.

Donc, je joue mon jeu, un jeu désespéré à faire semblant,
portant sans assurance une façade
et un enfant tremblotant à l'intérieur.
C'est ainsi que débute la belle, mais irréelle parade des masques,
et ma vie devient une façade.
Je bavarde avec toi de manière suave de sujets éphémères.
Je te dis tout de rien,
et rien de ce qui est tout,
de ce qui pleure à l'intérieur de moi.
Alors, quand je passe à travers mon scénario
ne te laisse pas berner par cette sérénade.
S'il te plaît, essaye d'écouter attentivement et écoute ce que je ne te dis pas,
ce que j'aimerais être capable de te dire,
ce que j'ai besoin de te dire pour survivre,
mais ce que je ne peux dire.

Je n'aime pas me cacher.
Je n'aime pas jouer les jeux superficiels.
Je veux arrêter de jouer.
Je veux être authentique, spontané et moi-même,
mais tu dois m'aider.
Tu dois me tendre la main
même si c'est la dernière chose que je semble vouloir.
Tu es la seule personne qui puisse effacer de mes yeux
le regard vide d'un mort vivant.
Tu es la seule personne qui puisse m'inviter à la vie.
Chaque fois que tu es aimable, doux et encourageant,
chaque fois que tu essaies de comprendre parce que tu portes attention,
mon coeur commence à avoir des ailes qui poussent -
de très petites ailes,
de très faibles ailes,
mais des ailes !

Avec ton pouvoir de toucher et de me faire sentir,
tu peux m'insuffler la vie.
Je veux que tu le saches.
Je veux que tu saches combien tu es une personne importante pour moi,
comment tu peux être un créateur - un créateur fidèle à Dieu -
de la personne que je suis
si tu le choisis.
Toi seul peux briser le mur derrière lequel je tremble,
toi seul peux enlever mon masque,
toi seul peux me libérer de mon monde ombragé par la panique,
de ma prison solitaire,
si tu le choisis.
S'il te plaît, choisis-le.

Ne passe pas à côté de moi.
Ça ne sera pas facile pour toi.
Plusieurs années à croire que je ne vaux rien ont érigé des murs très solides.
Plus tu approches de moi
plus je peux combattre aveuglément.
C'est irrationnel, mais en dépit de ce que les livres disent sur l'homme,
je suis souvent irrationnel.
Je lutte précisément contre la chose dont j'ai besoin.
Mais on dit que l'amour est plus fort que les murs
et c'est là que réside mon espoir.
S'il te plaît, essaye d'enfoncer les murs
avec une main ferme, mais douce,
car un enfant, c'est très sensible.

Qui suis-je, tu te demandes peut-être ?
Je suis quelqu'un que tu connais très bien.
Car je suis chaque homme que tu rencontres
et je suis chaque femme que tu rencontres.

Charles C. Finn, Septembre 1966, Please Hear What I'm Not Saying

http://www.bonheurpourtous.com/botext/ecoute-finn.html

" Aqua Creations "






Inspiration maritime pour ces lampes chez Aqua Creations. Ces plissés sont magnifiques.
http://www.aquagallery.com/beta/

humour


Quand les créatifs ont de l'humour...

Barbara Wisnoski




http://www.barbarawisnoski.com/index.php?option=com_content&view=article&id=17&Itemid=0&lang=en

Barbara Wisnoski crée de grandes décorations murales en utilisant des chutes de tissus. Elle travaille en privilégiant structure, rythme, coloris et textures.

L'art des tissus en Afrique





http://www.metmuseum.org/special/african_textiles/images.asp
Superbes photos de l'art des tissus en Afrique, tirées de l'exposition - hélas terminée -
"The Essential Art of African Textiles: Design Without End " au Metropolitan Museum of Art.

Artisans doués






http://marinni.livejournal.com/206502.html#cutid1
Pouvez-vous concevoir que toutes les merveilles proposées sur ce site, aient été conçues entre 1580 et 1750?

Red Weldon Sandlin





http://marinni.livejournal.com/202929.html#cutid1
http://www.ferringallery.com/dynamic/artist_portfolio.asp?artistID=19
Les céramiques de Red Weldon Sandlin, des céramiques qui nous racontent des histoires. Il suffit de s'arrêter et de tendre l'oreille.

Cadeau...serein

Kyoto. Calme, sérénité et harmonie. Des lignes et des couleurs...

Gargouilles






Des gargouilles inattendues, dérangeantes ou amusantes:
http://marinni.livejournal.com/235122.html

Bela borsodi






Le photographe autrichien Bela Borsodi offre une vision très érotique de chaussures de grands créateurs. Les accessoires trouvent une autre vie. Ces photos font partie de sa collection " Foot fetish ".
Site du photographe:
http://www.belaborsodi.com/


Humeur du matin


...sereine quoiqu'encore effrayée par un rêve de fin de nuit. Invasion extra-terrestre, crépuscule, ovnis dans le ciel, panique générale, et ma belle-fille accouchant d'une délicieuse petite Sienna. Dans un hôpital débordé, je montre à ma belle-fille comment mettre son bébé au sein. Mon fils s'endort dans le lit de la nouvelle maman. Je tourne le dos pour parler à une infirmière. Lorsque je reviens vers le lit, je trouve Sienna immobile par terre. Cécile, incohérente, marmonne des phrases au sujet de ses ongles. Dans un accès de folie, elle a jeté le bébé. Je ramasse la petite qui ne bouge pas. L'infirmière me la prend des mains en me disant qu'elle aura certainement des séquelles neurologiques. Depuis que je me suis levée, j'ai le coeur battant de ma terreur nocturne. Peut-on donner un sens à ces incohérences?
Bref, je suis épuisée et je vais retourner me coucher:-)
Journée d'hier absolument délicieuse. Soleil de plomb.
Bref passage chez ma cousine Annie et son mari Alain. Une tasse de café et des papotages plus tard, je passe à la maison voisine: Lucia, la femme de mon cousin ( et frère d' Annie), m'accueille avec un large sourire. Je joue le facteur en apportant des sacs de bouquins. Ma collection de JR Parrot à Alain, amoureux d'Histoire et un éventail de livres de toutes sortes à Lucia, grande lectrice érudite. Nous mangeons ensemble en discutant de nos vies, de lectures, d'art, de photos.
Je repars en début d'après-midi pour quelques courses rapides.
A peine débarquée chez moi, suante et pressée de me changer, un voisin très énervé débarque à l'improviste. Il est en conflit avec notre régisseuse et convié à une réunion d'explications par notre Régie. Il souhaite que je l'accompagne comme témoin, représentante de l'association de locataires et " avocate " occasionnelle. Je tente de le calmer et décline son offre. Je crains qu'il ne se fasse une fausse idée du rôle de notre association. J'en réfère à notre président que le voisin compte bien inviter à ma place. Nous nous mettons d'accord mais que de temps perdu!
Fin de journée les doigts de pied en éventail.

Humeur du jour

 Un si long silence! Au début, j'étais préoccupée par de nombreux rendez-vous médicaux puis le non désir pointa son nez et je m'éloi...