De faux avocats en tissu, qui ne se déssèchent jamais et qu'on n'oublie plus sur un coin de table? J'aime l'humour mais j'ai un message pour le choupinou d'amour qui a créé ça (TAMAR MOGENDORFF):
"96 euros? Vous ne trouvez pas que c'est un peu cher?"
dimanche 13 juin 2010
Georges Jeanclos
Le critique d'art français Pierre Morel dit :
"Dans ce texte issu de ses écrits intitulés "Terres", il raconte son travail de modeleur: Le bonheur sur la terre
Cette relation singulière construite sur le vide, l'air occulté dans un cocon de terre où germent un ventre rond, une épaule, ce doigt tendu sous la verrière, réassembler ce corps épars, coucher sur l'argile pneumatique ce corps survivant, endormi au creux des draps gris, la lumière qui descend sur les visages anonymes, lisses comme des galets. Le soir, seul spectateur d'un monde endormi, annonciation aux portes d'un paradis aphone et bleu. Ce bonheur qui germe sous mes doigts à travers les lettres carrées, entre le pouce et l'index, pincement délicat du lobe et du téton. Il peut suspendu un instant comme un grand paon de nuit, dévoiler aux creux des plis, la tendresse, à tâtons, découvrir à reculons l'objet de mon désir. Corps retrouvé dans la glaise humide. Bonheur d'être debout, campé ferme sur les jambes, le torse flexible qui agite au bout des bras ce drap de terre souple. Retenir du bout des doigts ce prolongement de moi.
Terre de tendresse, paradis oublié, condition de ma survie, création de jouissance, vertige, extase que ponctue chaque jour un point d'orgue, riches heures passées à piéger la forme avec, au bout du chemin, ce corps retrouvé entre ciel et terre.
Ce vide autour duquel je construis, ouvrage de la journée, qui sous-tend tout cet édifice de voiles de terre, produit de l'étirage de l'argile. Cet instant crucial où l'air enfermé assure la tenue d'un globe souple. Tel un coussin d'air, il peut devenir corps, ventre fécond de tous les possibles, accouplements, membres qui percent sous les voiles. Ce volume centré sur la sellette devient un monde où le corps morcelé se reconstruit dans un espace et un temps limités - gagnés de vitesse -. La faille toujours possible, défaillance de la matière, qui me guette. L'effort soutenu pour être dans les temps. Dépendant des effets sur la matière, de la chaleur et de ma force, il faut tenir, durer, heures de gestation qui ramènent à la lumière ces formes luisantes. Tout faire avant que cette eau d'en bas s'évapore et me laisse impuissant. La fatigue me gagne et je dois m'étendre pour reprendre un souffle que seul le sommeil vient régénérer, comme si, pour finir ma journée et clore mon travail, j'avais besoin d'aller chercher dans un ailleurs la force qui me manque pour conclure ce voyage autour d'un vide piégé dans le bonheur.". Lu sur http://ulik.typepad.com/stabu/2006/04/georges_jeanclo.html
- « Une fois qu'on l'a rencontrée, l'œuvre de Georges Jeanclos ne peut plus s'oublier... Les mots qui viennent à l'esprit sont douceur - tendresse - silence - pitié. »
- Lu sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Jeanclos
"Dans ce texte issu de ses écrits intitulés "Terres", il raconte son travail de modeleur: Le bonheur sur la terre
Cette relation singulière construite sur le vide, l'air occulté dans un cocon de terre où germent un ventre rond, une épaule, ce doigt tendu sous la verrière, réassembler ce corps épars, coucher sur l'argile pneumatique ce corps survivant, endormi au creux des draps gris, la lumière qui descend sur les visages anonymes, lisses comme des galets. Le soir, seul spectateur d'un monde endormi, annonciation aux portes d'un paradis aphone et bleu. Ce bonheur qui germe sous mes doigts à travers les lettres carrées, entre le pouce et l'index, pincement délicat du lobe et du téton. Il peut suspendu un instant comme un grand paon de nuit, dévoiler aux creux des plis, la tendresse, à tâtons, découvrir à reculons l'objet de mon désir. Corps retrouvé dans la glaise humide. Bonheur d'être debout, campé ferme sur les jambes, le torse flexible qui agite au bout des bras ce drap de terre souple. Retenir du bout des doigts ce prolongement de moi.
Terre de tendresse, paradis oublié, condition de ma survie, création de jouissance, vertige, extase que ponctue chaque jour un point d'orgue, riches heures passées à piéger la forme avec, au bout du chemin, ce corps retrouvé entre ciel et terre.
Ce vide autour duquel je construis, ouvrage de la journée, qui sous-tend tout cet édifice de voiles de terre, produit de l'étirage de l'argile. Cet instant crucial où l'air enfermé assure la tenue d'un globe souple. Tel un coussin d'air, il peut devenir corps, ventre fécond de tous les possibles, accouplements, membres qui percent sous les voiles. Ce volume centré sur la sellette devient un monde où le corps morcelé se reconstruit dans un espace et un temps limités - gagnés de vitesse -. La faille toujours possible, défaillance de la matière, qui me guette. L'effort soutenu pour être dans les temps. Dépendant des effets sur la matière, de la chaleur et de ma force, il faut tenir, durer, heures de gestation qui ramènent à la lumière ces formes luisantes. Tout faire avant que cette eau d'en bas s'évapore et me laisse impuissant. La fatigue me gagne et je dois m'étendre pour reprendre un souffle que seul le sommeil vient régénérer, comme si, pour finir ma journée et clore mon travail, j'avais besoin d'aller chercher dans un ailleurs la force qui me manque pour conclure ce voyage autour d'un vide piégé dans le bonheur.". Lu sur http://ulik.typepad.com/stabu/2006/04/georges_jeanclo.html
Debra Fritt
http://www.debrafritts.net/
Les sculptures narratives de Debra Fritt: tendez l'oreille! elles vous murmureront des histoires de femmes, de mères, d'épouses...
Les sculptures narratives de Debra Fritt: tendez l'oreille! elles vous murmureront des histoires de femmes, de mères, d'épouses...
Florence Arrighi
http://www.florence-arrighi.com/
Extraordinaire série "variation" de Florence Arrighi, mêlant galets, bois et parfois sable. Simplissime et sublimissime:-)
Extraordinaire série "variation" de Florence Arrighi, mêlant galets, bois et parfois sable. Simplissime et sublimissime:-)
Ma minute quotidienne d'énervement
Je suis effarée devant l'ego surdimensionné des jeunes joueurs de l'équipe de France de football! Toujours dans le paraître, le clinquant, le fric et l'escalade dans le bling-bling. Ils ont des melons qui ne passent pas sous les portiques d'aéroports. Je déteste les voir, écouteurs aux oreilles, indifférents et hautains. J'ai envie de leur arracher ces machins en leur hurlant: "Redescendez sur terre! Vous n'êtes que deux jambes rapides et rien d'autre!".
C'est Domenech que je plains d'avoir à gérer ces gros poupons friqués et égoïstes, incapables de s'oublier pour penser groupe et pays! Lui mériterait le trophée!
C'est Domenech que je plains d'avoir à gérer ces gros poupons friqués et égoïstes, incapables de s'oublier pour penser groupe et pays! Lui mériterait le trophée!
Aya Brackett
Quelques pétales de coquelicot, joliment semés par la photographe Aya Brackett.
http://www.ayabrackett.com/
http://www.ayabrackett.com/
En couleurs
http://www.etsy.com/shop/belabraziliangems
http://www.etsy.com/shop/belabraziliandesigns
http://www.etsy.com/shop/BeijoFlor?page=1
Couleurs sucrées et gourmandes pour ces gemmes brésiliennes.
http://www.etsy.com/shop/belabraziliandesigns
http://www.etsy.com/shop/BeijoFlor?page=1
Couleurs sucrées et gourmandes pour ces gemmes brésiliennes.
Lizzie Brown
Mosaïques et boutons de céramique par Lizzie Brown: simplement beaux!
http://www.lizziebrownceramics.co.uk/index.htm
http://www.lizziebrownceramics.co.uk/index.htm
Lorna Fraser
http://www.lornafraser.co.uk/pages/home.php
Délicat pollen et plantes de céramique par Lorna Fraser.
Délicat pollen et plantes de céramique par Lorna Fraser.
Ben Van Orshaegen
http://www.benvanorshaegen.be/
Pureté et rigueur des créations de Ben Van Orshaegen. Quel dommage que son site ne soit pas présenté en plusieurs langues!
Pureté et rigueur des créations de Ben Van Orshaegen. Quel dommage que son site ne soit pas présenté en plusieurs langues!
Humeur de fin de nuit
...roulement de tambour! Je suis bien réveillée et en état de fonctionner. Ma miss est sortie hier soir pour regarder le match de foot avec des copains et je n'ai pu fermer l'oeil. Elle m'a confié hier soir qu'elle ne pensait plus à cet "incident" tragique. J'ai joué à la psy en lui expliquant que son cerveau devait fermer la porte pour éviter la douleur mais qu'il se pourrait qu'un détail inattendu réveille ses souvenirs douloureux. Elle m'a patiemment écoutée et est partie à sa soirée.
Et devinez! C'est à moi que les souvenirs sont revenus! C'est moi que l'angoisse de la savoir dehors a submergée! Je me suis réveillée une bonne vingtaine de fois, en tendant l'oreille. Est-elle rentrée? J'ai -à chaque fois- vérifié les messages laissés sur mon téléphone portable. et si je n'avais pas entendu la sonnerie?
Houla, il faut que je me soigne! :-)
Et devinez! C'est à moi que les souvenirs sont revenus! C'est moi que l'angoisse de la savoir dehors a submergée! Je me suis réveillée une bonne vingtaine de fois, en tendant l'oreille. Est-elle rentrée? J'ai -à chaque fois- vérifié les messages laissés sur mon téléphone portable. et si je n'avais pas entendu la sonnerie?
Houla, il faut que je me soigne! :-)
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Humeur du jour
Un si long silence! Au début, j'étais préoccupée par de nombreux rendez-vous médicaux puis le non désir pointa son nez et je m'éloi...
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