http://www.jyliangustlin.com/
Je suis fascinée et séduite par le travail de Jylian Gustlin, artiste californienne représentée par la galerie Donna Seager. J'aime son rapport au corps et l'utilisation des couleurs.
Elle peint, sculpte et se hasarde même à des oeuvres cousues.
Un gros coup de coeur
mardi 14 septembre 2010
Cadeau
" Nathanaël, à présent, jette mon livre. Emancipe-t’en. Quitte-moi ; maintenant tu m’importunes ; tu me retiens ; l’amour que je me suis surfait pour toi m’occupe trop. Je suis las de feindre d’éduquer quelqu’un. Quand ai-je dit que je te voulais pareil à moi ? C’est parce que tu diffères de moi que je t’aime ; je n’aime en toi que ce qui diffère de moi. Eduquer ! Qui donc éduquerais-je, que moi-même ? Nathanaël, te le dirai-je ? Je me suis interminablement éduqué. Je continue. Je ne m’estime jamais que dans ce que je pourrais faire.
Nathanaël, jette mon livre ; ne t’y satisfais point. Ne crois pas que ta vérité puisse être trouvée par quelque autre ; plus que de tout, aie honte de cela. Si je cherchais tes aliments, tu n’aurais pas de faim pour les manger ; si je te préparais ton lit, tu n’aurais pas sommeil pour y dormir.
Jette mon livre ; dis-toi bien que ce n’est là qu’une des mille postures possibles en face de la vie. Cherche la tienne. Ce qu’un autre aurait aussi bien fait que toi, ne le fais pas. Ce qu’un autre aurait aussi bien dit que toi, ne le dis pas, aussi bien écrit que toi, ne l’écris pas. Ne t’attache en toi qu’à ce que tu sens qui n’est nulle part ailleurs qu’en toi-même, et crée de toi, impatiemment ou patiemment, ah ! le plus irremplaçable des êtres. "
"Du jour où je parvins à me persuader que je n'avais pas besoin d'être heureux, commença d'habiter en moi le bonheur ; oui, du jour où je me persuadai que je n'avais besoin de rien pour être heureux. Il semblait, après avoir donné le coup de pioche à l'égoïsme, que j'avais fait jaillir aussitôt de mon coeur une telle abondance de joie que j'en pusse abreuver tous les autres. Je compris que le meilleur enseignement est d'exemple. J'assumai mon bonheur comme une vocation."
"La peur de trébucher cramponne notre esprit à la rampe de la logique. Il y a la logique et il y a ce qui échappe à la logique. L'illogisme m'irrite, mais l'excès de logique m'exténue. Il y a ceux qui raisonnent et il y a ceux qui laissent les autres avoir raison. Mon coeur, si ma raison lui donne tort de battre, c'est à lui que je donne raison. Il y a ceux qui se passent de vivre et ceux qui se passent d'avoir raison. C'est au défaut de la logique que je prends conscience de moi. Ô ma plus chère et ma plus riante pensée ! Qu'ai-je affaire de chercher plus longtemps à légitimer ta naissance ? N'ai-je pas lu ce matin dans Plutarque, au seuil des Vies de Romulus et de Thésée, que ces deux grands fondateurs de cités, pour être nés "secrètement et d'une union clandestine" ont passé pour des fils de dieux ?..."
" Il y a sur terre de telles immensités de misère, de détresse, de gêne et d’horreur, que l’homme heureux n’y peut songer sans prendre honte de son bonheur. Et pourtant ne peut rien pour le bonheur d’autrui celui qui ne sait être heureux lui-même. Je sens en moi l’impérieuse obligation d’être heureux. Mais tout bonheur me paraît haïssable qui ne s’obtient qu’aux dépens d’autrui… Je préfère le repas d'auberge à la table la mieux servie, le jardin public au plus beau parc enclos de murs, le livre que je ne crains pas d'emmener en promenade à l'édition la plus rare, et, si je devais être seul à pouvoir contempler une oeuvre d'art, plus elle serait belle et plus l'emporterait sur la joie ma tristesse. Mon bonheur est d'augmenter celui des autres. J'ai besoin du bonheur de tous pour être heureux."
André Gide – Nourritures terrestres
Alice Mascarenhas
http://www.flickr.com/photos/alice_mascarenhas/
http://www.ecoarts.biz/gallery/?c=4&i=62&n=Paper
Ecoarts est une association américaine promouvant des artistes brésiliens. J'ai beaucoup aimé le travail du papier par Alice Mascarenhas. Dommage qu'on ne trouve pas plus de renseignements sur elle et son travail!
http://www.ecoarts.biz/gallery/?c=4&i=62&n=Paper
Ecoarts est une association américaine promouvant des artistes brésiliens. J'ai beaucoup aimé le travail du papier par Alice Mascarenhas. Dommage qu'on ne trouve pas plus de renseignements sur elle et son travail!
Rebeca Puebla
http://rebecapuebla.blogspot.com/
http://trinnity.cgsociety.org/gallery/
http://www.myspace.com/subversive_girl
J'aime les femmes tatouées de Rebeca Puebla, jeune artiste espagnole. Un vieux regret lancinant de n'avoir pas osé le tatouage dont je rêvais, au temps où ma peau était ferme et rose! :-))
http://trinnity.cgsociety.org/gallery/
http://www.myspace.com/subversive_girl
J'aime les femmes tatouées de Rebeca Puebla, jeune artiste espagnole. Un vieux regret lancinant de n'avoir pas osé le tatouage dont je rêvais, au temps où ma peau était ferme et rose! :-))
Automne
Juste pour mon plaisir: "Autumn" de Rebecca Boland, une des finalistes du concours the Evolve Awards People’s Choice Award
http://www.designerrugs.com.au/top-25-finalists/
Délicatesse des formes et du coloris
http://www.designerrugs.com.au/top-25-finalists/
Délicatesse des formes et du coloris
Humeur du matin
...délicieuse et parfumée! Un doux fumet de rôti monte de mes doigts virevoltants sur le clavier (Heu, c'est une image, un doux rêve: je tape avec un seul doigt!).:-)
Je viens en effet- juste entre mon bol de Ricoré et mon passage à l'ordi- de préparer le repas de midi de ma miss. Restes de rôti et de purée d'hier soir, yaourt et nectarine. La rentrée scolaire a ramené son lot de petites corvées matinales. Youpi!
Les actualités restent aussi moroses que la météo automnale quoique sur la région, le soleil livre ses derniers combats. De vaillants rayons arrivent à percer les nuages, illuminant mon salon chaque matin et soulignant en même temps la saleté des vitres. Screugneugneu, que faire?
Rire grinçant en découvrant le mariage d'Eric Besson. Ces hommes mûrs et presques blets sont si pathétiques et pitoyables: leurs compagnes et épouses sont de jeunes femmes tout juste sorties de l'enfance. La liste de personnalités quinqua, sexa, septua voire plus, s'affichant au bras de gamines est longue comme un jour sans pain. Que cherchent-ils? Que veulent-elles? Une légère nausée me secoue.
En attendant, le monde politique s'agite frénétiquement, ignorant superbement ce que vit le "petit peuple". Mon gendre a cru avoir trouvé du travail: formation de 6 mois puis embauche. Las! Il est tombé sur un patron voyou qui fait travailler ses ouvriers comme un patron du XIX ème siècle: heures supplémentaires pas payées ( ils sont payés 39 heures pour 35 heures légales: à eux de se débrouiller! Mais qui peut savoir avant d'y être arrivé comment sera le chantier et combien de temps réel il faudra pour le terminer?).12 heures par jour payées 7, pas de frais de déplacement vers des chantiers sur toute la région, obligation de réparer son camion lui-même et sur son temps personnel. Que dire de telles façons de faire?
Ces méthodes indignes l'ont contraint à démissionner et je le comprends. Je le soutiens. Que peut-on accepter pour garder son emploi? Jusqu'où peut-on aller sans se mépriser? Ce jeune homme est un bosseur remarquable mais cela suffit-il? Partout où il est passé, il fut taillable et corvéable à merci, avec un mépris total des lois en vigueur. Tout le monde se tait pour conserver son emploi et les patrons le savent bien.
Je viens en effet- juste entre mon bol de Ricoré et mon passage à l'ordi- de préparer le repas de midi de ma miss. Restes de rôti et de purée d'hier soir, yaourt et nectarine. La rentrée scolaire a ramené son lot de petites corvées matinales. Youpi!
Les actualités restent aussi moroses que la météo automnale quoique sur la région, le soleil livre ses derniers combats. De vaillants rayons arrivent à percer les nuages, illuminant mon salon chaque matin et soulignant en même temps la saleté des vitres. Screugneugneu, que faire?
Rire grinçant en découvrant le mariage d'Eric Besson. Ces hommes mûrs et presques blets sont si pathétiques et pitoyables: leurs compagnes et épouses sont de jeunes femmes tout juste sorties de l'enfance. La liste de personnalités quinqua, sexa, septua voire plus, s'affichant au bras de gamines est longue comme un jour sans pain. Que cherchent-ils? Que veulent-elles? Une légère nausée me secoue.
En attendant, le monde politique s'agite frénétiquement, ignorant superbement ce que vit le "petit peuple". Mon gendre a cru avoir trouvé du travail: formation de 6 mois puis embauche. Las! Il est tombé sur un patron voyou qui fait travailler ses ouvriers comme un patron du XIX ème siècle: heures supplémentaires pas payées ( ils sont payés 39 heures pour 35 heures légales: à eux de se débrouiller! Mais qui peut savoir avant d'y être arrivé comment sera le chantier et combien de temps réel il faudra pour le terminer?).12 heures par jour payées 7, pas de frais de déplacement vers des chantiers sur toute la région, obligation de réparer son camion lui-même et sur son temps personnel. Que dire de telles façons de faire?
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