jeudi 19 mai 2011

Beth Dow

http://bethdow.com/
Le charme suranné, étrange et magique des jardins photographiés par Beth Dow




Commentaires

Les commentaires seront désormais modérés et soumis à mon contrôle. Une même personne sous des pseudos différents ou une bande de copines qui se sont donnés le mot polluent les commentaires. Allez donc voir ailleurs! Vos messages seront supprimés d'office.

Jonathan Chritchley

http://www.jonathanchritchley.net/

Transparences et pureté, superpositions, géométrie ou courbes tendres...Les voiles des bateaux de Jonathan Chritchley sont impressionnantes et émouvantes.





Merci à http://eu.lumas.com/?id=1297&type=0&wid=1774&artist=1548&ed=

Réflexion

Ma réaction après la lecture de cet article:

http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/paris-un-travesti-dans-un-etat-grave-apres-avoir-ete-passe-a-tabac-6492080.html

"L’amour des différences

«Si je diffère de toi, loin de te léser, je t'augmente», Saint Exupéry, Lettre à un otage.
Cette évidence, tous nos réflexes la nient. Notre besoin superficiel de confort intellectuel nous pousse à tout ramener à des types et à juger selon la conformité aux types; mais la richesse est dans la différence.

Beaucoup plus profond, plus fondamental, est le besoin d’être unique, pour «être» vraiment. Notre obsession est d'être reconnu comme une personne originale, irremplaçable; nous le sommes réellement, mais nous ne sentons jamais assez que notre entourage en est conscient. Quel plus beau cadeau peut nous faire l'«autre» que de renforcer notre unicité, notre originalité, en étant différent de nous? Il ne s'agit pas d'édulcorer les conflits, de gommer les oppositions; mais d'admettre que ces conflits, ces oppositions doivent et peuvent être bénéfiques à tous.
La condition est que l'objectif ne soit pas la destruction de l'autre, ou l'instauration d'une hiérarchie, mais la construction progressive de chacun. Le heurt, même violent, est bienfaisant; il permet à chacun de se révéler dans sa singularité; la compétition, au contraire, presque toujours sournoise, est destructrice, elle ne peut aboutir qu'à situer chacun à l'intérieur d'un ordre imposé, d'une hiérarchie nécessairement artificielle, arbitraire.
La leçon première de la génétique est que les individus, tous différents, ne peuvent être classés, évalués, ordonnés: la définition de «races», utile pour certaines recherches, ne peut être qu’arbitraire et imprécise; l'interrogation sur le «moins bon» et le «meilleur» est sans réponse; la qualité spécifique de l'Homme, l'intelligence, dont il est si fier, échappe pour l'essentiel à nos techniques d'analyse; les tentatives passées d’ «amélioration» biologique de l'Homme ont été parfois simplement ridicules, le plus souvent criminelles à l'égard des individus, dévastatrices pour le groupe.
Par chance, la nature dispose d'une merveilleuse robustesse face aux méfaits de l'Homme: le flux génétique poursuit son oeuvre de différenciation et de maintien de la diversité, presque insensible aux agissements humains; l’univers des phénotypes», ou nous vivons, n'a fort heureusement que peu de possibilités d'action sur l’ «univers des génotypes», dont dépend notre avenir . Transformer notre patrimoine génétique est une tentation, mais cette action restera longtemps, espérons-le, hors de notre portée.
Cette réflexion peut être transposée de la génétique à la culture: les civilisations que nous avons sécrétées sont merveilleusement diverses et cette diversité constitue la richesse de chacun de nous. Grâce à une certaine difficulté de communication, cette hétérogénéité des cultures a pu longtemps subsister; mais, il est clair qu'elle risque de disparaître rapidement. Notre propre civilisation européenne a étonnamment progressé vers l'objectif qu'elle s'était donné: le bien-être matériel. Cette réussite lui donne un pouvoir de diffusion sans précédent, qui aboutit peu à peu à la destruction de toutes les autres; tel a été le sort, pour ne citer qu'un exemple parmi tant d'autres, des Esquimaux d’Ammassalik, sur la côte est du Groenland, dont R.Gessain a décrit la mort culturelle sous la pression de la «civilisation obligatoire»11.
Lorsque l'on constate la qualité des rapports humains, de l'harmonie sociale dans certains groupes que nous appelons «primitifs», on peut se demander si l'alignement sur notre culture ne sera pas une catastrophe; le prix payé pour l'amélioration du niveau de vie est terriblement élevé, si cette harmonie est remplacée par nos contradictions internes, nos tensions, nos conflits. Est-il encore temps d'éviter le nivellement des cultures? La richesse à préserver ne vaut-elle pas l'abandon de certains objectifs qui se mesurent en produit national brut ou même en espérance de vie?
Poser une telle question est grave; il est bien difficile, face à cette interrogation, de rester cohérent avec soi-même, selon que l'on s'interroge dans le calme douillet de sa bibliothèque ou que l'on partage durant quelques instants la vie d'un de ces groupes qui nous émerveillent, mais où les enfants meurent, faute de nourriture ou de soins.
Pourrons-nous préserver la diversité des cultures sans payer un prix exorbitant?
Subi ou souhaité, un changement de l'organisation de notre planète ne peut être évité; la parole est donc aux «utopistes». Certains d'entre eux posent le problème en termes inattendus, ainsi Yona Friedman intitulant un de ses livres Comment vivre entre les autres sans être chef et sans être esclave12 13.
Même lorsque le monde qu’ils nous proposent nous paraît vraiment trop «différent» du nôtre, nous pouvons être à peu près sûrs que la réalité le sera plus encore.
Cet effort d'imagination, il semble que la génération, si décriée, qui s'apprête à nous succéder l'ait déjà largement entrepris. La révolte contre la trilogie métro-boulot-dodo, contre le carcan du confort douceâtre, l'affadissement du quotidien organisé, la mort insinuante des acceptations, ce sont nos enfants qui nous l'enseignent.
Sauront-ils bâtir un monde où l'Homme sera moins à la merci de l'Homme?"
Éloge de la différence. La génétique et les hommes, Albert Jacquarda,
© Éditions du Seuil, 1978, Coll. Points Sciences, 1981

MARIA IKONOMOPOULOU




http://mariaikonomopoulou.com/home.php
Séduite par les broderies déroutantes et innovantes de MARIA IKONOMOPOULOU

Sourire

http://ptitbordel.canalblog.com/
Un blog tout sourire et tendresse. J'adopte!

Humeur du matin

...calme avant le remue-ménage. Ouvrir les yeux fut un challenge ce matin car rouler en voiture, fenêtre ouverte et bras négligemment posé sur le rebord pour jouer les vamps, peut avoir des conséquences: paupières collées par une petite conjonctivite. Allons bon, je ressemblerai pour un ou deux jours à un lapin myxomateux!
Ce matin, j'irai donner un coup de main à ma Miss aînée. Je garderai Léna pendant que sa maman dormira et se reposera. Miss cadette nous rejoindra pour manger avec nous. Chouette: j'aurai toutes mes Miss de la plus âgée à la plus jeune.
Plus de travail jusqu'au 30! Repos et détente.
Image: http://blog.aufeminin.com/blog/seedate_319687/2008/06/00/La-petite-main

Humeur du jour

 Un si long silence! Au début, j'étais préoccupée par de nombreux rendez-vous médicaux puis le non désir pointa son nez et je m'éloi...