jeudi 12 juin 2008

Moment d'intense jubilation


"Martine et les spermatozoïdes": voilà un titre que le générateur de couvertures avait omis de créer :-)

Après un délicieux moment sur le retour des écoutes " les grandes oreilles " avec Yves Calvi, j'ai enchaîné sans préparation sur une émission scientifique.

A partir du constat que de nombreuses femelles du monde animal, " fautaient " avec plusieurs mâles en même temps, nos savants fous ont cherché à en connaître la raison!

Imaginer que le plaisir de relations multiples pouvait séduire les femelles était évidemment trop simple !

Nos chercheurs aux allures de Géotrouvetout ont ainsi découvert la " compétition spermatique "..

Grande révolution: les spermatos des différents mâles se livrent une guerre sans merci!

Trois types de spermatos bossent à plein temps:

- les fécondeurs destinés à féconder : CQFD!

- les kamikazes tueurs, voués à zigouiller un maximum de spermatos ennemis

- les défenseurs qui se battent pour interdire le passage des autres

Boudi! Ca bouge beaucoup là-dedans! Les batailles de Napoléon à côté, c'était de la gnognotte!

J'ai suivi le documentaire avec une attention soutenue mais j'ai craqué au moment où un vieux savant au corps flasque pataugeait dans une piscine en expliquant que nos chers spermatos nageaient dans une mêlasse profonde. Ils fatiguaient, les chéris!

Comme j'étais justement en train de touiller une soupe à la consistance de mélasse, l'estomac m'est remonté derrière les amygdales et j'ai éteint ma télé!

Voilà des infos intéressantes! Je ne ferai plus jamais l'amour sans une pensée émue pour les kamikazes invités!:-)

Ma minute quotidienne d'énervement



http://passouline.blog.lemonde.fr/

"Silence, on coule !
“Le Bateau-Livre”, c’est fini..."
Je suis en colère! On rabaisse sans cesse le niveau intellectuel de la télé française. Nous croûlons sous les jeux débiles, les télé-crochets et les débats de société sans intérêt. Je n'y vois aucun inconvénient s'il existe un public. Mais pourquoi supprimer une des rares émissions littéraires?

Je ne les regarde pas régulièrement mais j'aime l'idée qu'elles existent ! J'aime avoir le choix! Lire est personnel mais c'est aussi un partage.

Je bous!

Message de CharlElie Couture



Concert exceptionnel au Palais Idéal du Facteur Cheval, vendredi 25 Juillet 2008 à 21h00


Une date de concert un peu insolite est venue se rajouter à celles que nous ferons cet été. Elle a ceci d'exceptionnel que nous serons en trio : Sam Garcia à l'accordéon, Karim Attoumane à la guitare et moi-même guitare/piano, car il était impossible d'envisager la section rythmique dans le contexte particulier de cette soirée spéciale. En dehors du fait que je n'ai pas fait de concert acoustique depuis des années, le décor ajoutera une dimension spéciale à ce concert et ceux qui auront la chance de partager avec nous ce moment, en garderont un souvenir longue durée dans lequel l'image sera mixée à la musique. Après avoir dessiné l'oeuvre originale pour le palais idéal du Facteur Cheval, c'est dans l'enceinte même du jardin où il fut construit, que nous ferons ce concert. Le nombre de places étant limité parce que l'endroit n'a pas été conçu pour cela, l'intensité n'en sera que plus grande.
J'adore jouer devant les grands publics des festivals (NDLR : dates et lieux des derniers concerts de l'Eté sur http://url.emm01.net/id.asp?l=51533-5043691-26331-821-0) qui nous permettent de toucher à travers leurs programmations variées, certaines audiences estivales aussi curieuses que cosmopolites. Mais ce concert à Hauterives (Drôme), sera d'un autre ordre. Je suis certain qu'il fera partie de ceux qu'on appelle les grands concerts dans des petits lieux car celui-ci telle une luciole, rayonne d'une aura historique illuminée par la personnalité dudit facteur Ferdinand Cheval, bâtisseur solitaire, d'un mausolée extraordinaire que des gens du monde entier viennent visiter. Pierre après pierre, seul au monde comme il le disait lui-même, ce facteur nommé Cheval, a continué pendant trente ans, la construction de ce chef-d'oeuvre, caillou après caillou, jour après jour, avec la constance et la détermination d'un insecte, il a construit ce temple en dehors du temps. Agissant sans préméditation ni étude de marché statistique, sans savoir exactement ce que cela deviendrait, cet homme a écouté battre son coeur, avec l'intelligence de l'instinct. Les existentialistes n'ont-ils pas mis en évidence que chaque homme est responsable de son destin ? Oui, on est ce qu'on fait ! Les intellectuels ont un sens de l'abstraction, ils manipulent des idées et vivent dans l'immatériel ; d'autres visionnaires idéalistes, construisent leurs rêves en manipulant des matériaux lourds. Pour monsieur Cheval c'était la pierre ! Illuminé oui, le facteur était stoned. . Je tiens à remercier les instigateurs de ce projet et notamment Christophe Bonin parmi ceux qui l'ont rendu possible. Le 25 Juillet comme des singes au milieu des pierres de ce temple d'Angkor de la Drôme, on ira donc jouer nos airs et nos mélodies venus d'un autre ailleurs où le monde se reconstruit aussi jour après jour.

CharlElie New York, juin 2008.


Pour découvrir ou revoir l'invraisemblable Palais Idéal du Facteur Cheval :

Un ange perdu


Un ange triste, perdu dans un cimetière...Qui protégeait-il? Qui a t'il perdu ? Cette colonne brisée m'émeut infiniment.
Galerie de melina1965 sur FlickR :
http://www.flickr.com/photos/8989278@N03/sets/72157601844124631/

Dialogues en Humanité 2008 à Lyon

Voilà le blog 2008 des Dialogues en Humanité, avec micros-trottoirs, détails du programme, etc.

http://www.dialoguesenhumanite.over-blog.org/

Merci à Joana pour le lien

Cadeau



«Je ne connais pas la Provence...»

Je ne connais pas la Provence. Quand j'entends parler de ce pays, je me promets bien de ne jamais y mettre les pieds. D'après ce qu'on m'en dit, il est fabriqué en carton blanc, en décors collés à la colle de pâte, des ténors et des barytons y roucoulent en promenant leur ventre enroulé de ceintures rouges; des poètes officiels armés de tambourins et de flûtes "bardent" périodiquement en manifestations lyriques qui tiennent moins de la poésie que d'une sorte de flux cholériforme.
J'aime la noblesse et la grâce, et cette gravité muette des pays de grande valeur. Non, je n'irai jamais dans cette Provence qu'on me décrit.
Pourtant j'habite les pentes d'une colline couverte d'oliviers et, devant ma terrasse, Manosque et ses trois clochers s'arrondit comme une ville orientale.La Durance qui coule au fond de notre petite vallée sent déjà s'approcher les grandes plaines du Comtat. Pendant les crues de cet hiver, les hautes barres d'eau qui traversaient notre vallée mettaient à peine sept heures pour aller à Avignon.
Et la montagne de Lure nous abrite; or elle bouche le mont Ventoux, et ce pays-ci je ne le quitterai jamais; il m'a donné, il me donne encore chaque jour, tout ce que j'aime.
On est d'abord touché par un silence qui repose sur toute l'étendue du pays. Sur les vastes plateaux recouverts d'amandiers à l'époque où les arbres sont en fleur, on entend à peine le bruit des abeilles. On peut marcher des journées entières seul avec soi-même, dans une joie, un ordre, un équilibre, une paix incomparables. Non pas tous à la fois, mais un à un, vous laissant toujours un ami végétal et fleuri qui vous accompagne un peu plus loin puis vous laisse, vous ayant confié à un autre, et ainsi la terre peu à peu monte et vous fait pénétrer dans le ciel à mesure que vous passez des bras de l'amandier aux mains des tilleuls, puis des châtaigniers, puis des trembles et alors l'ondulation des terres vierges toutes nues se compose devant vous avec les lentes harmonies d'une ivresse divine.
Il faut alors quelques pas - et ils ont l'air de parcourir une distance magique - pour apercevoir la toiture du monde; les immenses montagnes avec leurs pentes glacées. Il a suffi d'un jour pour que ce pays vous ait fait comprendre l'organisation la plus noble de la terre. Sa simplicité pleine de sagesse vous a obligé à la plus paisible, à la plus durable des joies. Il vous a entouré d'une logique si éblouissante que vous êtes désormais habité par un dieu de lumière et de pureté.
Mais il prépare votre retour par des chemins noués à des ruisseaux. Rien ne troublera plus votre sérénité. Le mariage de votre âme et de ce pays ne se défera plus. Pour retrouver les hommes, vous n'avez plus besoin de descendre. Vous les trouverez à cette hauteur: silencieux et sévères comme la terre, travaillant dans des champs qui entourent des temples, labourant des vergers d'oliviers au milieu de l'ordre des collines, reposant leurs regards par le spectacle de leurs villages agglomérés comme des nids de guêpes au milieu de la blanche odyssée des nuages.
Vous aurez le désir d'être comme eux; vous entrerez sous la couverture de tuiles du village gris. On vous verra peut-être encore une fois au détour du chemin et puis vous pénétrerez sous la toiture du village et on ne vous verra plus: comme ces ruisseaux d'eau pure que personne ne voit, qui vivent sous la toiture des montagnes, dans la splendeur des roches profondes; comme tous ceux qui on disparu ici dont on n'entend jamais plus parler, et puis, un jour, à la croisée d'un chemin, on rencontre un homme, on se dit:
"Mais je le connais."
Puis on se dit:
"Mais non, voyons, il n'était pas si vert."
Ne l'ayant pas reconnu tel que la joie et la paix quotidiennes l'ont changé.
Il paraît qu'il existe une Provence en félibres.
Je ne la connais pas.
Jean Giono

Texte trouvé sur l'excellent site : http://pages.infinit.net/poibru/giono/index2.htm

Karin Wagner

Cette artiste emprunte à la nature, ses formes et ses coloris pour créer de magnifiques fleurs-bijoux de laine bouillie ou de feutre. Je craque devant ces accessoires qui transforment un vêtement. Marithé et François Girbaud ne s'y sont pas trompés en associant les fleurs de Karin à leurs créations.

Jennifer Khoshbin ( suite )

Je hais la chasse et ceux qui exhibent de monstrueux trophées me révulsent. Les animaux de Jennifer Khoshbin sont drôles, colorés, ludiques.


Humeur du matin


...ensuquée: j'ai mal dormi!

Contrariée par une énième dispute ultra violente chez des voisins ( à plus de 23 h! Ces gens ont encore l'énergie de s'engueuler à cette heure tardive? ), je me suis couchée très énervée et le coeur battant.

Je me suis tournée et retournée des milliers de fois, provoquant un blocage douloureux au niveau du cou. Mes rêves furent bizarres et m'ont laissée, le coeur affolé et ne sachant plus dans quel monde j'étais.

Au lever, j'ai trouvé un mot de ma fille: elle a eu des problèmes avec notre connection internet. Ces incidents se multiplient et c'est vraiment agaçant! Le téléphone de la maison et l'aspirateur ont rendu l'âme hier! Attire t'on les ennuis ou viennent-ils de leur plein gré? :-)

Je respire! Ce matin est lumineux: le soleil inondait le rez-de-chaussée lorsque je suis descendue. J'ai - un instant - cru avoir oublié d'éteindre les lampes du salon avant de me coucher.

Je décide d'y voir un signe que tout sera idéal aujourd'hui.

Humeur du jour

 Un si long silence! Au début, j'étais préoccupée par de nombreux rendez-vous médicaux puis le non désir pointa son nez et je m'éloi...