jeudi 13 novembre 2008

Françoise Nielly





















Vu sur http://www.booooooom.com/2008/11/11/francoise-nielly/#more-2041
Couleurs clinquantes des néons, choc des corps humains sculptés...douceur et violence, sensualité et lumière. Ses tableaux sont de vrais coups de poing qui laissent ko !!!
Et ces yeux clairs, fil d' Ariane entre ces portraits, quelle signification ont-ils?
http://www.francoise-nielly.com/fr/index.html

" falling garden "































Falling Garden

San Staë church on the Canale Grande

50th Biennial of Venice, 2003

http://www.steinerlenzlinger.ch/eye_giardino.html
Une fort poétique idée: des jardins à l'envers qu'on peut admirer en levant la tête ou en s'allongeant, nez vers le ciel...jusqu'à s'étourdir...

Cadeau


Presque rien sur presque tout - Jean d'Ormesson


L'EAU
Pour un esprit, venu d'ailleurs, qui tomberait sur cette Terre et qui en ignorerait tout, l'eau serait un objet de stupeur presque autant que le temps.

L'eau est une matière si souple, si mobile, si proche de l'évanouissement et de l'inexistence qu'elle ressemble à une idée ou à un sentiment. Elle ressemble aussi au temps, qu'elle a longtemps servi à mesurer, au même titre que l'ombre et le sable. Le cadran solaire, le sablier, la clepsydre jettent un pont entre le temps et la matière impalpable de l'ombre, du sable et de l'eau. Plus solide que l'ombre, plus subtile que le sable, l'eau n'a ni odeur, ni saveur, ni couleur, ni forme. Elle n'a pas de taille. Elle n'a pas de goût. Elle a toujours tendance à s'en aller ailleurs que là où elle est. Elle est de la matière déjà en route vers le néant. Elle n'est pas ce qu'on peut imaginer de plus proche du néant: l'ombre, bien sûr, mais aussi l'air sont plus si l'on ose dire - inexistants que l'eau.
Ce qu'il y a de merveilleux dans l'eau, c'est elle est un peu là, et même beaucoup, mais avec une délicatesse de sentiment assez rare, avec une exquise discrétion. Un peu à la façon de l'intelligence chez les hommes, elle s'adapte à tout et à n'importe quoi. Elle prend la forme que vous voulez : elle est carrée dans un bassin, elle est oblongue dans un canal, elle est ronde dans un puits ou dans une casserole. Elle est bleue, verte ou noire, ou parfois turquoise ou moirée, ou tout à fait transparente et déjà presque absente. Elle est chaude ou froide, à la température du corps, ou bouillante jusqu'à s'évaporer, ou déjà sur le point de geler et de se changer en glace. Tantôt vous l'avalez et l'eau est dans votre corps; et tantôt vous vous plongez en elle et c'est votre corps qui est dans l'eau. Elle dort, elle bouge, elle change, elle court avec les ruisseaux, elle gronde dans les torrents, elle s'étale dans les lacs ou dans les océans et des vagues la font frémir, la tempête la bouleverse, des courants la parcourent, elle rugit et se calme. Elle est à l'image des sentiments et des passions de l'âme.
Ce serait une erreur que de prêter à l'eau, à cause de sa finesse et de sa transparence, une fragilité dont elle est loin. Rien de plus résistant que cette eau si docile et toujours si prête à s'évanouir. Là où les outils les plus puissants ne parviennent pas à atteindre, elle pénètre sans difficulté. Elle use les roches les plus dures. Elle creuse les vallées, elle isole les pierres témoins, elle transforme en îles des châteaux et des régions entières.
Elle est douce, fraîche, légère, lustrale, bénite, quotidienne, de vie, de rose, de fleur d'oranger, de cour, de toilette ou de table, thermale ou minérale, de Cologne ou de Seltz. Elle peut aussi être lourde, saumâtre, meurtrière et cruelle. Sa puissance est redoutable. Ses colères sont célèbres. Elle porte les navires qui n'existent que par elle, et elle leur inflige des naufrages qui font verser des larmes aux veuves de marins. Lorsqu'elle se présente sous forme de mur, lorsqu'elle s'avance, selon la formule des poètes et des rescapés, à la vitesse d'un cheval au galop, lorsqu'elle s'abat sur les côtes et sur les villes, elle fait surgir du passé les vieilles terreurs ancestrales.
Aussi vieille que la terre, ou plus vieille, plus largement répandue à la surface de la planète, complice des algues, des nénuphars, du plancton et du sel, fière de ses origines, consciente des services qu'elle a rendus à l'homme dont elle a longtemps abrité et nourri les ancêtres, puisque durant trois milliards et demi d'années tout ce qui vit est sous l'eau, elle considère toute matière autre qu'elle-même avec une sorte de dédain. Comme la lumière, elle est nécessaire à la vie. Supprimez l'eau, c'est le désert, la ruine, la fin de tout, la mort. II n'y a pas d'eau sur la Lune. Aussi peut-on assurer que ses paysages sont lunaires.
Jean d'Ormesson, publié en 1996

Fractales naturelles













Magnifiques et surprenantes photographies de fractales naturelles.
Voir http://www.darkroastedblend.com/2007/03/fractals-for-food.html

Quelques phrases


Quelques phrases de l'extravagante romancière, si chère à André, mon voisin et président de notre association de locataires:


On lit pour découvrir une vision du monde.
J'adore les choses que je ne comprendrai jamais.
Il arrive qu'il y ait un devoir d'indignation, même quand cela ne sert à rien.
La vie commence là où commence le regard.
Le maquillage est un culte à mystère ...
Je n'injurie jamais, monsieur, je diagnostique.

Amélie Nothomb

Le devoir d'indignation? Ah oui, alors! Le jour où nous cessons d'être émus, touchés, révoltés et indignés, nous cessons d'exister. Le plus difficile reste de sauter le pas entre indignation et action.

Humeur du matin


...en attente! Je passe ma mammographie en début d'après-midi. J'essaie de rester détachée, positive. Il est surprenant de constater combien je suis négligente avec ma santé quand tout va bien, hormi les bobos passagers. Une forme d'inconscience puérile, me semble t'il...Je vais bien donc tout va bien.

Un grain de sable suffit à enrayer la machine et je me retrouve tremblotante comme un plat de jelly anglaise!

Du cran, ma vieille! Pense positif!

Ma soeur - rentrée de son escapade amoureuse avec son homme - est en train de règler les préparatifs pour Noël. Beaucoup de monde à déplacer, à loger, à nourrir mais je ne m'affole pas. Ce n'est aucunement un souci: tout le monde participe avec le sourire et moi, j'adore organiser. Nous sommes étonnées chaque année, de retrouver cette bonne humeur et cette entente parfaite avec cette " branche " de la famille! Ma soeur est parfaite ( si, si ), mon beau-frère toujours partant pour tout, mes neveux souriants et sans soucis, notre mère exhibe un sourire béat à l'idée d'être avec sa tribu une année de plus et de manger tout ce qui lui est interdit le reste du temps!

Mes enfants sont aux anges et moi, je suis le mouvement en gardant le sourire. C'est un bonheur de les voir, même brièvement. Au diable la fatigue!

Famille, je vous aime :-))

Humeur du jour

 Un si long silence! Au début, j'étais préoccupée par de nombreux rendez-vous médicaux puis le non désir pointa son nez et je m'éloi...