jeudi 20 novembre 2008

Pour de vrai ou pour du beurre?

















http://fishki.net/comment.php?id=32304
Les créateurs-designers font " pour de vrai " ce que les enfants avaient dessiné " pour du beurre " :-)

Ben Long







Le drôle de bestiaire de Ben Long:
http://www.manandeve.co.uk/artists/Ben-Long

Felice Varini




Comment faire " exploser " et se transformer une architecture : http://www.varini.org/


Lumière poète








http://www.lightmark.de/overview.htm
Quand la lumière - maniée par des créateurs poètes - transforme les paysages, c'est à couper le souffle! On retrouve son âme d'enfant pour s'émerveiller... La galerie de photos est superbe.
Cenci Goepel and Jens Warnecke Hamburg

Quiétude

Pour Asma et son piano :-)

Kathryn Hinton







Quand l'argenterie est repensée avec beaucoup d'humour par Kathryn Hinton:
http://www.kathrynhinton.com/

Adidas et les jeunes créateurs























Adidas étend ses ailes. L'entreprise a invité une jeune créatrice chinoise Dorophy Tang, à délirer en mélangeant sa culture et l'image de la firme française. C'est plein d'humour!
La Chine s'est éveillée!

" Stop the catastrophe "


Stop the catastrophe. Greenpeace.
Advertising Agency: Saatchi & Saatchi, Bucharest, Romania

Creative Director: Nick Hine

Art Directors: Daniela Nedelschi, Jorg Riommi

Copywriters: Jorg Riommi, Daniela Nedelschi

Photographer: CariocaAccount Manager: Anca Manciu

Account Executive: Liana Petrascu
Pour voir l'image correctement:
http://www.ibelieveinadv.com/commons/greenpeace_cat1.jpg

Will Govus

















Les nocturnes de Will Govus, mystérieuses et envoûtantes à souhait :
http://willgovus.com/night.html

Mitchell Whitelaw











Précieuses dentelles au crayon rappelant les peintures aborigènes: http://www.flickr.com/photos/mtchl/tags/limitstogrowth/
Le travail de Mitchell Whitelaw :
http://creative.canberra.edu.au/mitchell/

Clin d'oeil


Et ceci est un créateur avec le sens de l'humour: Oliver Kosta-Théfaine
Voir l'oeuvre entière, sans la coupure involontaire du format de ce blog sur

Mary Ellen Bute

Mary Ellen Bute fut une pionnière américaine des films d'animation. Voici 3 de ses 14 films courts, réalisés entre 1934 et 1953.





Clin d'oeil


‘Heaven is a place where nothing ever happens’ by Nathan Coley.

Le ciel est un endroit où il n'arrive jamais rien! Flûte alors! De nombreuses théories sont mises à mal par ce jeune artiste insolent :-)

Magnétisme

Sachiko Kodama est un artiste japonais qui utilise les ferrofluides ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferrofluide
)
Se divertir aussi sur http://www.my-os.net/blog/index.php?2007/02/20/655-ferrofluid




Milon Townsend























Milon Townsend
On a le droit de ne pas aimer ces oeuvres mais on se doit de reconnaître l'habileté et le travail de l'artiste:
http://www.milontownsend.com/index.html

Séduite


Un clin d'oeil poétique qui me séduit



Photo de Benjamin Nitot.

Coup de coeur pour Jean-Marc La Freniere


Un immense coup de coeur pour Jean-Marc La Frenière. Son écriture me séduit, m'enchante.





« J’ai trois épouvantails dans mon jardin, dont l’un à bicyclette. Je le soupçonne de pédaler jusqu’au village durant la nuit. Il a toujours des brins de paille en sueur et le chapeau de travers. En fait, ils aiment les oiseaux et ouvrent même la porte aux ratons laveurs. Sur le rang, mon jardin est le plus pauvre en légumes mais le plus riche en mots.

Plus loin, j’ai un étang plein de grenouilles, de nénuphars, de carpes japonaises et de cheveux de fée. Quelques canards et un héron s’y posent quelques fois. Il sert aussi de patinoire aux libellules du coin. Au premier flot du matin, la rosée me réveille et me sert le café sur le comptoir des yeux.
Le murmure des gnomes sous la galerie me sert de radio quand je me sens trop seul.

Entre le vent et le flanc des montagnes, il n’y a pas de murs mais des passages, des accalmies, des souffles. Les regards portent trop loin pour s’encombrer de choses. Il n’y a que mon loup qui collectionne les objets, les vieilles bottes à vache, les balles trop mordues, les os trop secs, les peines de croc, les cœurs cassés, la babiche des raquettes qu’il finit par manger. Elle lui sert probablement de brosse à dents. Sur tant d’espace nettoyé, je me repose dans mon songe. On y lave ses yeux, on danse sur des rivières infranchissables. J’habite la lumière où mes mots font un bruit de chevaux emballés.

De l’herbe pousse dans mes oreilles, de la luzerne dans mon nez. J’ai sur la tête un chapeau d’absolu percé par la misère, le bonheur et le temps.Je compte les secondes en fragments d’infini. J’ai des lucioles dans les yeux, l’odeur des chevreuils sur le cuir des mots, de l’eau d’érable dans les veines. Je goûte la framboise au milieu du mois d’août, les cerises noires amères que picossent les pies, le cœur de pomme et le cormier quand arrive l’automne. Je suis une roche qui a pris la parole, un arbre qui se tait dans le chant des oiseaux, une rivière qui déborde sous la crue des saisons, une épine, une ronce en quête de tendresse. »

Parce que
Jean-Marc La Frenière
ISBN-13 : 978-2-84954-054-1EAN : 9782849540541
12 €
Superbe texte offert par Victor Varjac sur http://www.francopolis.net/revues/LafreniereJM-fevrier08.html
et :

UN VIOLON DE PAPIER

"Des cerises, des fleuves, des oiseaux me poussent à la gorge avec la pomme d'Adam. Il y a toute l'histoire du monde dans un seul poil de barbe, l'avenir dans un oeuf, une étoile qui meurt dans chaque grain de poussière. Je cogne à coups de mots sur un silence à mille oreilles. À vivre sans adresse, j'aurais vieilli moins vite. On ne met pas en laisse le cheval des caresses. Quand un enfant déchire son violon de papier, j'en garde quelques notes au bout de mon crayon, avec les yeux morts des poupées qu'on trahit, les vieilles pommes blessées par l'orgueil d'un ver, les billes abandonnées pour des pièces de monnaie. Il n'y a plus personne qui partage le pain. On vend même ses larmes pour une heure de gloire.
Il n'y a plus personne qui veut être un nuage, un brin d'herbe, une pluie. Plus personne ne rêve d'être un fleuve, une vigne, un lézard. On roule en tombeaux de plus en plus rapides. Il n'y a plus de gares mais des trains pour nulle part. À défaut d'espérance je compte en chantant les poils de mon chat. Les oreilles pleines de fleurs, la langue pleine d'amour, je caresse du doigt la tête chauve des mots. Les deux chiens de mes yeux font japper leurs prunelles.
Je rêve simplement d'une ronde sans fin, d'une encre blanche de lumière, d'une gravitation d'êtres comme un retour de vague. J'ai appris à parler par les caresses d'une mère, les craquements des berçantes. Je m'accroche à la vie comme des concombres s'accrochent aux cailloux pour sortir du jardin. Je guette l'absolu derrière le bruit des portes, un froissement d'ailes, un souffle de chimère, mille animaux marchant vers l'étable du coeur.
Quand je marche pieds nus mes pieds sont des oreilles. Ils écoutent la terre. Les soirs d'orage je laisse les farfadets dormir sur ma langue. La mer habille le squelette du sable avec la peau de l'eau, la peau de l'air et celle du soleil. La ligne d'horizon est une gare lointaine, une flèche de silex taillée en pointe, une glissoire sans fin pour les rêves d'enfant. Il m'arrive de parler en langue de fourmi, en pouce de bébé, en laine ou en galet. Il m'arrive de dormir en boule de neige ou en cuillère. Nos yeux se touchent dans les choses qu'ils voient. Les pains se parlent d'une bouche à l'autre. Le vide parfois sert de passerelle au plein.
Quand les mots retournent au silence, ils se cognent aux meubles et renversent les verres. Les bouts de phrase sont des gestes en suspens, des baisers qu'on retient. Les bouts de phrase cherchent la main qui manque. Ils poussent le regard au-delà de nous-mêmes. L'encre sur la page se répand dans la tête et pousse sur la vie. Ce n'est pas la distance qui sépare les hommes, c'est le centre qui manque. Je questionne la mort pour que la vie réponde.
L'enfant quand il dessine retient le soleil à deux mains pour ne pas qu'il s'efface. Il tient le cerf-volant pour ne pas qu'il s'envole. Quand j'écris je m'accroche à l'espoir. Je suis comme le trèfle cherchant la chance même en hiver, les petites feuilles frileuses faisant signe au soleil. Quand le soleil tombe, quand la lune se tait, quand les nuages boudent, quand le silence de le neige enlève son bâillon et les montagnes descendent, apportez vos gazous, vos timbales, un violon de papier, du hautbois, du basson, apportez vos couleurs et vos rebecs d'oiseaux, la musique parfois tient le décor debout."
Jean-Marc LaFrenière

Humeur du matin


...est-ce que j'existe encore? :-)

Coucher tardif, très mauvaise nuit et réveil à 4 h du matin, avec deux adorables ados en mobylette en train de discuter sous les fenêtres. Les chéris ayant un casque sur la tête, ils hurlaient pour se faire entendre. Charmants bambins que j'aurais volontiers empalés!

J'ai la consistance d'un camembert oublié près d'un radiateur.

Journée lente qui s'annonce donc. Je sens que je vais être élue " Miss Grognonne " .

Humeur du jour

 Un si long silence! Au début, j'étais préoccupée par de nombreux rendez-vous médicaux puis le non désir pointa son nez et je m'éloi...