lundi 24 novembre 2008

En réponse à Marie


"Quand ce sera mon tour de recevoir une couronne mortuaire, je veux un bouton d’or".






Et oui, Bobin a écrit un livre sur cette poétesse: " la dame blanche "

Image sur http://www.pistils-et-etamines.fr/category/vivaces/

Yoshihiro Suda


Tingatinga













J'aime infiniment la simplicité naïve et colorée de ces oeuvres!



Edward Saidi TINGATINGA.
Edward Saidi Tingatinga naquit en 1932 dans un village proche de la frontiere du Mozambique. Sa famille etait une pauvre famille de paysans dont les moyens ne lui permirent de recevoir qu'une education rudimentaire.
En 1955, il decida de tenter sa chance à Dar-es-Salaam, où il obtint un emploi de jardinier grâce a un cousin. Quand son patron quitta la Tanzanie, six ans plus tard, Tingatinga vendit des fruits et des légumes aux environs d'Oysterbay. Il commenca à broder des taies d'oreiller, des couvre-lits, des nappes et apprit à tresser des paniers et des tapis.
En 1968, empruntant à un ami un pinceau et des couleurs, il peignit ses premiers tableaux sur des pieces carrées de contreplaqué. Il travaillait alors au centre medical de Muhimbili, à Dar-es-Salaam, comme aide-infirmier.
Deux ans plus tard, il quitta son emploi, decidé à vivre uniquement de sa peinture, et forma quelques apprentis. Son enseignement fut de courte duree. Il trouva une fin tragique en 1972 : la voiture dans laquelle il se trouvait avec deux amis fut prise en chasse par la police, qui croyait avoir affaire à des voleurs. Atteint par une balle, il mourut sur le chemin de l'hopital.





Ses apprentis continuerent à peindre mais restèrent dans l'ombre jusqu'au jour où ils fondèrent leur premiere association, " Tingatinga Partnership ". En 1990, ils s'enregistrèrent sous le nom de " Tingatinga Arts Cooperative Society Ltd " et attirèrent les touristes étrangers.
Jusqu'en 1996, les artistes peignaient en plein air. A la saison des pluies, les conditions étaient difficiles, les bénéfices inexistants. Ils réussirent pourtant à construire un abri pour peindre et exposer leurs oeuvres. Actuellement, ils sont une cinquantaine à travailler à Morogoro Stores et beaucoup d'amateurs passant par Dar-es-Salaam viennent visiter leur cooperative.
Tingatinga a laisse son nom en heritage à ces peintures typiquement tanzaniennes, à la fois naives, decoratives et souvent porteuses de messages.
Merci à http://www.nameloksafaris.com/fr/tingatinga.php

Ma minute quotidienne d'énervement

J'ai eu envie de vous offrir ce texte après avoir vu un reportage de l'émission " l'effet papillon " sur le village artificiellement construit au Cambodge pour abriter des usines textiles. Usines textiles faisant travailler 10.000 femmes pour de grandes marques comme GAP, HetM, Adidas etc..
Ces femmes et filles viennent de la campagne. Elles sont souvent envoyées contraintes et forcées par leurs familles. Un salaire de plus est nécessaire pour survivre.
Ces femmes travaillent 10 heures par jour, debout et à la chaîne.

Sony, l'une d'entre elles, a expliqué ses conditions de vie: payées 50 dollars par mois ( oui, vous avez bien lu!! )
Elle paie 5 dollars pour le camion - char à bestiaux- qui les amène au travail + 5 dollars pour une paillasse de plastique dans une chambre de 12 m2 dans laquelle elles s'entassent à 7!!!
Une fois envoyés les 30 dollars à sa famille, il lui reste 15 dollars pour survivre. Elle ne mange évidemment pas à sa faim .
Je ne critique aucunement ces femmes, vous vous en doutez bien, et la fermeture de ces usines serait une catastrophe pour elles!
Je suis révoltée par ce marché de la misère, mis en place par de grands groupes et ce, en toute impunité!
L'OIT ( observatoire international du travail ) a - dans son dernier rapport, affirmé que leurs conditions de vie s'amélioraient et qu'elles touchaient maintenant 70 dollars. Cela a été démenti par les femmes et par le délégué de l'unique syndicat.
Je suis révoltée par ce marché de dupes, par notre silence complice et bienveillant!
Boycottons ces marques mais écrivons-leur pourquoi nous agissons ainsi. Exigeons qu'ils paient plus ces esclavec modernes.
Si je ne faisais pas, je ne pourrais plus me regarder en face!!

Si c'est un homme (Se questo è un uomo) - Primo Levi

SI C'EST UN HOMME
Vous qui vivez en toute quiétude
Bien au chaud dans vos maisons,
Vous qui trouvez le soir en rentrant
La table mise et des visages amis,
Considérez si c'est un homme
Que celui qui peine dans la boue,
Qui ne connaît pas de repos,
Qui se bat pour un quignon de pain,
Qui meurt pour un oui ou pour un non.
Considérez si c'est une femme
Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux
Et jusqu'à la force de se souvenir,
Les yeux vides et le sein froid
Comme une grenouille en hiver.
N'oubliez pas que cela fut,
Non, ne l'oubliez pas :
Gravez ces mots dans votre coeur.
Pensez-y chez vous, dans la rue,
En vous couchant, en vous levant;
Répétez-les à vos enfants.
Ou que votre maison s'écroule,
Que la maladie vous accable,
Que vos enfants se détournent de vous.

Primo Levi (1919 - 1987) , paru en 1947
http://www.chez.com/barkokhba/ormesson.htm

God's yo-yo



'God's YoYo', découvert sur le site de l'artiste norvégien Martin Whatson:
http://www.ctrl84.com/main.htm
Plutôt bien fait, non ?

Noel Hart


L'Amérique d'avant-guerre







" Cette photographie a été prise en 1938, dans une piscine de Silver Springs (Floride) par Bruce Mozert. Pour cela, il a construit un énorme habitacle pour abriter son appareil, qui en fait un des pionniers de la photographie sous-marine nous apprend Lisa Katayama. Il a ainsi réalisé toute une série de photos où l’on voit de jeunes gens, essentiellement des femmes, en train de téléphoner, jouer au golf ou préparer un barbecue. "

Site à découvrir

http://www.obiwi.fr/
Publiez vos passions, propose le site. Cela donne un joyeux mélange de tout et de rien. Vous y trouverez sans doute votre bonheur au détour d'une page.
Allez, j'y retourne!

Humeur du matin


...du petit matin!

Mal fichue: migraine qui m'a jetée au bas du lit.

Soirée fort agitée encore: l'éternel rodéo de ces voyous en scooter dans le sous-sol et les mêmes ennuis que la veille; électricité coupée dans toutes les parties communes et plus de télévision. Tout revenait de temps en temps pour être interrompu ensuite.

Seulement, hier soir, ce petit jeu a failli avoir une conséquence dramatique: mon voisin de palier a les deux jambes coupées sous le genou et porte des prothèses. La lumière ayant été coupée pendant qu'il montait du garage, il est tombé, s'est rattrapé comme il a pu mais a saisi un fil électrique menant à un interrupteur. Il a tout arraché en chutant. C'est un autre voisin qui a effectué une réparation de fortune à la lumière d'une lampe torche.

Nous avons en choeur soupçonné ces affreux jojos. Devant témoins, j'ai téléphoné au commissariat de police un peu avant 19h. Dialogue surréaliste!

Je donne nom, prénom, adresse et motif.

- mais comment va t'on entrer? me demnde la jeune fliquette

- vous avez un passe et une autorisation permanente! vous entrez bien comme vous le voulez!

( c'est dans ces moments-là qu'appartenir à l'association des locataires s'avère fort utile! )

- ah oui, mais à quel nom doit-on sonner à l'interphone?

- n'importe lequel puisque tout est en panne et que les portes s'ouvrent sans problèmes.

- ah bon! et combien sont-ils?

- ça dépend des moments: entre 4 et une dizaine.

- et quel âge ont-ils?

- je l'ignore. Apparemment, ce sont de jeunes adultes de plus de 16 ans.

- ah bon! de toute façon, la brigade est déjà en intervention. Ils passeront chez vous après.

Ils ne sont jamais venus! J'ai patienté jusqu'à 22 heures et j'ai abandonné l'espoir de les apercevoir. J'irai voir la régisseuse ce matin puis je passerai au commissariat. Nous allons nous expliquer.

Humeur du jour

 Un si long silence! Au début, j'étais préoccupée par de nombreux rendez-vous médicaux puis le non désir pointa son nez et je m'éloi...