lundi 24 novembre 2008

Ma minute quotidienne d'énervement

J'ai eu envie de vous offrir ce texte après avoir vu un reportage de l'émission " l'effet papillon " sur le village artificiellement construit au Cambodge pour abriter des usines textiles. Usines textiles faisant travailler 10.000 femmes pour de grandes marques comme GAP, HetM, Adidas etc..
Ces femmes et filles viennent de la campagne. Elles sont souvent envoyées contraintes et forcées par leurs familles. Un salaire de plus est nécessaire pour survivre.
Ces femmes travaillent 10 heures par jour, debout et à la chaîne.

Sony, l'une d'entre elles, a expliqué ses conditions de vie: payées 50 dollars par mois ( oui, vous avez bien lu!! )
Elle paie 5 dollars pour le camion - char à bestiaux- qui les amène au travail + 5 dollars pour une paillasse de plastique dans une chambre de 12 m2 dans laquelle elles s'entassent à 7!!!
Une fois envoyés les 30 dollars à sa famille, il lui reste 15 dollars pour survivre. Elle ne mange évidemment pas à sa faim .
Je ne critique aucunement ces femmes, vous vous en doutez bien, et la fermeture de ces usines serait une catastrophe pour elles!
Je suis révoltée par ce marché de la misère, mis en place par de grands groupes et ce, en toute impunité!
L'OIT ( observatoire international du travail ) a - dans son dernier rapport, affirmé que leurs conditions de vie s'amélioraient et qu'elles touchaient maintenant 70 dollars. Cela a été démenti par les femmes et par le délégué de l'unique syndicat.
Je suis révoltée par ce marché de dupes, par notre silence complice et bienveillant!
Boycottons ces marques mais écrivons-leur pourquoi nous agissons ainsi. Exigeons qu'ils paient plus ces esclavec modernes.
Si je ne faisais pas, je ne pourrais plus me regarder en face!!

Si c'est un homme (Se questo è un uomo) - Primo Levi

SI C'EST UN HOMME
Vous qui vivez en toute quiétude
Bien au chaud dans vos maisons,
Vous qui trouvez le soir en rentrant
La table mise et des visages amis,
Considérez si c'est un homme
Que celui qui peine dans la boue,
Qui ne connaît pas de repos,
Qui se bat pour un quignon de pain,
Qui meurt pour un oui ou pour un non.
Considérez si c'est une femme
Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux
Et jusqu'à la force de se souvenir,
Les yeux vides et le sein froid
Comme une grenouille en hiver.
N'oubliez pas que cela fut,
Non, ne l'oubliez pas :
Gravez ces mots dans votre coeur.
Pensez-y chez vous, dans la rue,
En vous couchant, en vous levant;
Répétez-les à vos enfants.
Ou que votre maison s'écroule,
Que la maladie vous accable,
Que vos enfants se détournent de vous.

Primo Levi (1919 - 1987) , paru en 1947
http://www.chez.com/barkokhba/ormesson.htm

1 commentaire:

  1. et OUI, nos grandes firmes, les grandes marques, les grands politiques, les gros riches, tous ces gros trafiquants d'hommes,de femmes et d'enfants !!!!!!!La suprématie du fric....et NON !!! y'en a marre ! ok pour boycoter, mais ne leur laissons pas la joie de lire notre courrier ils se foutraient encore de notre G....

    Ce qui m'a fait hurler cette semaine : Dubaï ! t'as vu ?

    RépondreSupprimer

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Voilà : c'est fait.
Et un gros MERCI !!!!

Humeur du jour

 Un si long silence! Au début, j'étais préoccupée par de nombreux rendez-vous médicaux puis le non désir pointa son nez et je m'éloi...