vendredi 8 mai 2009

Où il est question d'oiseau

Allez, j'ose le mariage saugrenu de Natalie Dessay et d'un oiseau d'argent égaré..!



" Le bleu ne fait pas de bruit "

Le bleu ne fait pas de bruit. ( extrait )
" C'est une couleur timide, sans arrière-pensée, présage, ni projet, qui ne se jette pas brusquement sur le regard comme le jaune ou le rouge, mais qui l'attire à soi, l'apprivoise peu à peu, le laisse venir sans le presser, de sorte qu'en elle il s'enfonce et se noie sans se rendre compte de rien.
Le bleu est une couleur propice à la disparition.
Une couleur où mourir, une couleur qui délivre, la couleur même de l'âme après qu'elle s'est déshabillée du corps, après qu'a giclé tout le sang et que se sont vidées les viscères, les poches de toutes sortes, déménageant une fois pour toutes le mobilier de ses pensées.
Indéfiniment, le bleu s'évade.
Ce n'est pas, à vrai dire, une couleur. Plutôt une tonalité, un climat, une résonance spéciale de l'air. Un empilement de clarté, une teinte qui naît du vide ajouté au vide, aussi changeante et transparente dans la tête de l'homme que dans les cieux.
L'air que nous respirons, l'apparence de vide sur laquelle remuent nos figures, l'espace que nous traversons n'est rien d'autre que ce bleu terrestre, invisible tant il est proche et fait corps avec nous, habillant nos gestes et nos voix. Présent jusque dans la chambre, tous volets tirés et toutes lampes éteintes, insensible vêtement de notre vie. "
Jean-Michel Maulpoix
© Mercure de France, 1993
Superbe texte trouvé sur le site de l'auteur: http://www.maulpoix.net/bleu.html

Vaisselle aux couleurs d'océans trouvée sur:
http://www.etsy.com/shop.php?user_id=5842216&order=&section_id=&page=1





Niels-Udo

Merci à ma soeur Nicole qui m'a permis de découvrir cet immense poète du Land-Art!
http://www.envrak.fr/article-26-nils-udo-et-le-land-art
Un bel article sur Niels-Udo

http://www.bartschi.ch/ggb.php?opt=work&aid=33
http://www.artmag.com/photogr/udo/udo.html
http://artsplas.mangin.free.fr/repere___nils_udo___tour_de_la_pluie___1983_5753.htm










Premier jet


Voici le premier jet de ma participation au concours " Je vous écris de Paris ". Le vrai travail consistera maintenant à diviser ce texte par 2! :-)

L'obligation du nombre de signes m'impose cette coupe sévère et je suis bien embarrassée. Au travail!



Bonjour, ma belle amie
Dans votre Paris, chère Florine, je suis immigrée au regard curieux, entomologiste nez collé à sa loupe ou ethnologue en mission. Cette ville est une ruche, l'habitat d'une peuplade curieuse et intrigante. Je crois bien m'être fait houspiller par tout ce qui se meut dans votre cité. Marcher le nez au vent dérange souvent le flot fébrile des habitants.
Je viens d'une ville plus au Sud, une ville lovée entre deux fleuves. On murmure même qu'un troisième fort différent y coulerait mais chuuut!
L'eau qui coule me fascine et m'attire. La Seine trouva naturellement sa place au coeur de mes courtes errances. Je suis venue moins d'une dizaine de fois dans cette cité. Je n'ai donc d'elle que des morceaux d'un immense puzzle, des flashs cinématographiques, des images fugaces, des odeurs, des sensations.
Je ne pourrais y vivre: trop de monde, trop de bruit, trop d'agitation...Proposez-moi plutôt une ville vidée de ses habitants et j'accours!
Voilà, c'est ça! Paris, je le rêve vide et silencieux, tout juste troublé par les battements d'ailes des vols de pigeons affamés.
Ah, le Marais en marchant au milieu des rues! Montmartre la frileuse, enroulée autour des pierres claires du Sacré-Coeur, sans ses touristes et ses artistes, sans le brouhaha joyeux et entêtant des jeunes réunis sur les marches...
Admirer dans un silence total et sous un ciel changeant, la luminosité irréelle de la ville à mes pieds.
Chiner à mon pas le long des abris des bouquinistes, prendre le temps de feuilleter puis de m'asseoir pour lire en solitaire.
Voir et revoir à l'envi la pyramide du Louvre la nuit: un bijou d'or dressé dans l'écrin gris des façades du musée.
Savourer une gare de Lyon déserte, les couloirs vides du métro, la Place de la Bastille offerte à mes regards gourmands, une promenade de nuit en bateau-mouche sans les éternels étudiants en goguette montrant leurs fesses blanches du haut des ponts, longer une berge du Canal St-Martin, ouvrir des bras possessifs devant une Tour Eiffel n'offrant que son armature repeinte.
Je vous étonne, chère Florine, vous qui connaissez mon goût des autres et mon intérêt pour tout ce qui rit et bouge ? Je devine vos hésitations pendant cette lecture.
D'ailleurs, approchez-vous: j'ai un secret à vous confier! Paris - vide - serait vraiment sinistre alors vive le bruit, la foule et les gens pressés!
Ne changeons rien!
Martine

Humeur du matin


...idyllique! Inutile de se presser: ma miss est en congé pour 3 jours. Finis les levers matinaux et bonjour le silence. Je parle pour nous car les voisins - eux - semblent ne jamais prendre de vacances. Mon voisin immédiat est en train de se raser: je l'entends tapoter méthodiquement et régulièrement son rasoir humide sur le rebord du lavabo. Le bruit, amplifié par le silence ambiant, prend une place infinie.

Hier soir, un violent orage inattendu a grondé et fait rentrer en courant tous les résidents qui recevaient leurs invités à l'extérieur. Les températures proches de 25° incitaient à la détente.

Ce matin, j'ai prévu d'aller visiter en solo, le centre commercial flambant neuf du Carré de Soie. J'ai remarqué - lors de ma première et courte visite - de grosses erreurs dans la conception architecturale.
La galerie marchande en plein air ( sur la photo ): qui s'y rendra en plein hiver ou lors de grosses pluies? Personne n'aura envie de sortir d'un magasin, de se tremper et d'entrer dans la boutique voisine.
Et ne parlons pas des multiples changements de niveaux sur le sol des passages piétonniers!Mauvais plan, les gars!

Comment se fait-il que ces spécialistes ne se mettent pas à la place des utilisateurs?

Cela me rappelle une classe de l'école de ma soeur, où l'architecte avait placé des poteaux un peu partout...Qui irait imaginer une classe piquetée de poteaux? Non mais franchement! :-)

Humeur du jour

 Un si long silence! Au début, j'étais préoccupée par de nombreux rendez-vous médicaux puis le non désir pointa son nez et je m'éloi...