vendredi 8 mai 2009

Premier jet


Voici le premier jet de ma participation au concours " Je vous écris de Paris ". Le vrai travail consistera maintenant à diviser ce texte par 2! :-)

L'obligation du nombre de signes m'impose cette coupe sévère et je suis bien embarrassée. Au travail!



Bonjour, ma belle amie
Dans votre Paris, chère Florine, je suis immigrée au regard curieux, entomologiste nez collé à sa loupe ou ethnologue en mission. Cette ville est une ruche, l'habitat d'une peuplade curieuse et intrigante. Je crois bien m'être fait houspiller par tout ce qui se meut dans votre cité. Marcher le nez au vent dérange souvent le flot fébrile des habitants.
Je viens d'une ville plus au Sud, une ville lovée entre deux fleuves. On murmure même qu'un troisième fort différent y coulerait mais chuuut!
L'eau qui coule me fascine et m'attire. La Seine trouva naturellement sa place au coeur de mes courtes errances. Je suis venue moins d'une dizaine de fois dans cette cité. Je n'ai donc d'elle que des morceaux d'un immense puzzle, des flashs cinématographiques, des images fugaces, des odeurs, des sensations.
Je ne pourrais y vivre: trop de monde, trop de bruit, trop d'agitation...Proposez-moi plutôt une ville vidée de ses habitants et j'accours!
Voilà, c'est ça! Paris, je le rêve vide et silencieux, tout juste troublé par les battements d'ailes des vols de pigeons affamés.
Ah, le Marais en marchant au milieu des rues! Montmartre la frileuse, enroulée autour des pierres claires du Sacré-Coeur, sans ses touristes et ses artistes, sans le brouhaha joyeux et entêtant des jeunes réunis sur les marches...
Admirer dans un silence total et sous un ciel changeant, la luminosité irréelle de la ville à mes pieds.
Chiner à mon pas le long des abris des bouquinistes, prendre le temps de feuilleter puis de m'asseoir pour lire en solitaire.
Voir et revoir à l'envi la pyramide du Louvre la nuit: un bijou d'or dressé dans l'écrin gris des façades du musée.
Savourer une gare de Lyon déserte, les couloirs vides du métro, la Place de la Bastille offerte à mes regards gourmands, une promenade de nuit en bateau-mouche sans les éternels étudiants en goguette montrant leurs fesses blanches du haut des ponts, longer une berge du Canal St-Martin, ouvrir des bras possessifs devant une Tour Eiffel n'offrant que son armature repeinte.
Je vous étonne, chère Florine, vous qui connaissez mon goût des autres et mon intérêt pour tout ce qui rit et bouge ? Je devine vos hésitations pendant cette lecture.
D'ailleurs, approchez-vous: j'ai un secret à vous confier! Paris - vide - serait vraiment sinistre alors vive le bruit, la foule et les gens pressés!
Ne changeons rien!
Martine

8 commentaires:

  1. Personnellement, j'enlèverais les deux "gros mots" qui choquent au cours de la lecture. Sinon, je trouve l'approche pas mal...Mais comment vas-tu faire pour couper ça en deux ?

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  2. Mince! J'avais laissé intentionnellement les " gros mots " pour éviter que ce texte ne soit trop lisse et aseptisé! :-)
    Qu'en faire alors? Sinon, je suis encore en train de me demander ce que je vais couper au montage :-)

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  3. moi je suis scotchée ! ne change rien!surtout!

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  4. Emue par ce talent, et par le rôle du destinataire, que vous m'avez assigné. Cela me donnerait presque l'envie de vous répondre et d'y participer aussi... je pourrais prendre à mon compte la moitié de texte qui vous encombre !! juste pour vous aider avec efficacité ;-)
    une correspondance qui peut exister isolément ou conjointement selon que l'on souhaite un monologue ou un dialogue.

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  5. J'aime beaucoup l'idée que Paris serait plus belle et agréable vidée de ses habitants ! Quel dommage de ne pas assumer ce point de vue jusqu'au bout...

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  6. Dans mon esprit, l'idée perdure :-)
    Oh et après tout, oui, j'aurais pu aller jusqu'au bout: j'aurais pu ainsi raccourcir ce fichu texte beaucoup trop long :-)

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  7. http://www.obiwi.fr/culture/plus-de-culture/82291-resultats-du-concours-je-vous-ecris-de-paris

    je ne sais si vous avez coupé ou pas...

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Et un gros MERCI !!!!

Humeur du jour

 Un si long silence! Au début, j'étais préoccupée par de nombreux rendez-vous médicaux puis le non désir pointa son nez et je m'éloi...