vendredi 15 mai 2009

Festival " Poussière du monde "


J'ai suivi 4 mois de cours de danse orientale! Un excellent souvenir ponctué de douleurs variées. Intéressée par des stages, je m'étais inscrite à la newsletter de Nadia Makhlouf :


Dans son dernier courriel, elle présente un festival au nom qui m'a fait rêver: Poussière du monde.

"Bonjour à tous,

je vous laisse découvrir ou redécouvrir ce joli petit festival genevois sous des yourtes, qui nous offre chaque année un moment hors du temps.
Vendredi 29 mai à 21h
"Histoires de danse" avec Nadia Makhlouf et invités:
Nadia avec d'autres danseuses invitées et ses musiciens vous proposent un spectacle "découverte" dans l'univers de chaque danse illustrée, expliquée et joliment interprétée...

Tout le programme:
http://www.pannalal.ch/poussiere.html

Infos pratiques :
Parc Bernasconi , Grand Lancy
(tram 15 Lancy-Mairie/ tram 17 Pont rouge)
dès 19h : restauration
Entrée : 20,- et 18,-Fch

Réservation conseillée :
(place limitée sous les yourtes):
022 300 00 04
à bientôt

Cadeau

"J'achève de lire un roman ingénieux. Une histoire impossible, mais contée avec tant d'à-propos, de couleur, de naturel, qu'on la croirait vraie. Le tout est prenant. Faux néanmoins, cruel, mais faux comme l'amour et cruel comme la vie. Ces écrivains savent nous faire souffrir! Avec quoi? Rien, la plupart du temps. S'ils nous émeuvent, c'est à cause de nous. Ils exploitent la douleur et l'amertume qui sont en l'homme. Ce n'est pas tant leurs personnages que nous-mêmes qui nous intéressent. Par un effet du subconscient, c'est notre image que nous cherchons dans les œuvres. L'homme qui porte une grande peine,— comme une femme un enfant,— est triste jusqu'à la mort devant certains livres. Il y a reconnu son visage. Non pas son visage de chair, mais l'âme de son âme, ce qui vit en lui de plus caché, de plus secret.
Je n'ai rien d'un psychologue, ni ne me pique d'une clairvoyance particulière. J'ai les yeux ouverts, c'est tout. Il se peut que je me trompe, mais j'ai cru reconnaître que les gens matériellement heureux n'ont pas de temps à perdre aux livres. Ils ont d'autres soucis. Leurs appétits les occupent, et leur suffisent. Satisfaits d'eux-mêmes, ils ne s'attardent pas à penser. La faculté de souffrir, rançon de l'intelligence, n'existe chez eux qu'à fleur de peau. Ils se laissent vivre. Peu compliqués, ils acceptent les choses telles qu'elles sont, sans souhaiter ce qu'elles ne peuvent donner. En somme, ils ont raison. Que sert à l'homme de gagner l'univers?
Pourquoi ces lignes? Je ne sais. Il y avait du papier, sous ma main, et je me suis mis à écrire. Cette habitude de noter mes impressions, en marge d'une lecture! Elle m'a joué de mauvais tours dans ma jeunesse. Passons. Je reviens au roman qui m'a bouleversé, et que je reprendrai demain, pour me faire un peu plus de mal. Je puis bien dire, puisque je déchirerai ces pages, que ce livre me réfléchit comme un miroir. A des variantes près, il dévoile le secret de mon existence. Chaque ligne s'est enfoncée en moi comme un fer dans une plaie. Je me sentais accablé, sans même avoir le courage de pleurer. Le livre me jetait à la face la mélancolie, la dureté de tant d'années perdues. Perdues par ma faute. Au fait, je me demande si je dois détruire ces notes? Elles me donnent l'idée de raconter ce que jamais je n'ai révélé à personne, et qui explique le non-sens, l'inutilité de ma vie. Un homme du métier y trouverait les éléments d'un drame qu'il lui suffirait de lier ensemble. Je les lui donne. Puisse l'œuvre qu'il en tirera ne pas tomber sous les yeux de celle-là qui vit toujours, vieillie comme je le suis moi-même, et qui n'a pas compris."
Harry Bernard, Dolorès, Montréal, Albert Lévesque, 1932, 223 pages.
Texte trouvé sur http://laurentiana.blogspot.com/2008/02/dolors.html

Permettez-moi d'ajouter mon grain de sel souriant: en lisant les lignes " Il se peut que je me trompe, mais j'ai cru reconnaître que les gens matériellement heureux n'ont pas de temps à perdre aux livres. Ils ont d'autres soucis. Leurs appétits les occupent, et leur suffisent. Satisfaits d'eux-mêmes, ils ne s'attardent pas à penser. ..", je songeais à NS et à ses déclarations sur la lecture de la Princesse de Clèves...C'est tout :-)

http://www.liberation.fr/tribune/010166942-la-princesse-de-cleves-au-karcher

Stoney Lamar

http://stoneylamar.com/
Qu'il travaille le bois brut ou qu'il l'associe au métal dans ses sculptures, Stonley Lamar nous entraîne dans un monde de textures et d'odeurs. On pourrait passer des heures à admirer ou à suivre du doigt, les veines de chaque essence. De la belle ouvrage!






Malcolm Potek / Kara van Wyk

http://www.potekglass.com/
Malcolm Potek travaille le verre en duo avec Kara van Wyk
Merci à http://www.gingrassgallery.com/Potek.htm
J'avoue ne pas avoir apprécié les quelques bijoux que j'ai pu voir sur différents sites.




Concours


Je voudrais quand même vous faire partager ma surprise: cherchant des photos de créations de Randy O'Brien, j'ai découvert un site très particulier qui présentait les résultats d'un concours d'urnes funéraires.

Bon sang! Saviez-vous qu'un tel concours existait? Que des artistes planchaient sur des modèles d'urnes à cendres?

J'avoue que cela ne m'avait jamais effleuré l'esprit!:-)
Ce bel " artichaut " semble avoir remporté un prix en 2003. :-)

Randy O'Brien

Mes pensées empruntent parfois des chemins tortueux! Ajoutez-y une imagination active et débridée et vous obtiendrez ma réaction devant le travail de Randy O'Brien: ces craquelures sur les céramiques m'ont fait songer à la terre cassée des fonds de lits de rivières à sec donc à la chaleur donc à l'été.
Vous me suivez?
Non?
C'est pas grave! :-)
http://www.bluedomegallery.com/Test/album29
http://www.envisiongallery.net/artist/RandyO%27Brien/ROindex.html
http://www.gingrassgallery.com/obrien.htm








" Là-haut "

Plus d'infos sur ce film
http://www.rue89.com/le-bronx/2009/05/14/la-haut-dans-le-bronx-de-cannes-impressions-en-3d
« Là-haut »,

Humeur du jour


...moral d'acier et corps de flanelle! Je compte les heures qui me séparent de ma liberté retrouvée.

Hier fut agréable. L'escalade par la face sud de la Croix-Rousse me parut légèrement moins difficile. S'habitue-t'on un jour à ces pentes à 20°?

Même chapelle, même directeur souriant et affable, même surveillant ( un charmant prof de l'école privée ou j'effectue parfois quelques surveillances pendant l'année... effectuais serait le temps le mieux adapté car j'ai très peu travaillé pour eux ces douze derniers mois ), une nouvelle collègue - petit brugnon ratatiné et discret - et mêmes candidats rassurés de nous retrouver.

Grosse chaleur moite et pénible à supporter.

La fin de la journée fut plus difficile: pluie diluvienne à la sortie de l'école, conducteur de bus kamikaze qui avait dû décider s'en finir avec la vie et grève du personnel du métro. Grève de 17h30 à 19h et reconductible!

500 personnes très, très agitées sur un quai de métro. C'est sans doute le quotidien des parisiens mais pas le nôtre!

Disputes, bousculades et plusieurs rames qui passent sans que les voyageurs puissent y entrer. Ca énerve un peu, c'est vrai, surtout quand vous souffrez de partout et que vous êtes crevé!

J'ai finalement pu entrer, poussée par le flot et j'ai voyagé debout, tenue par la foule compacte.

Quel bonheur de retrouver ma résidence, mes crétins de base agglutinés dans le sous-sol, mon entrée d'immeuble cramée par les petits frères des crétins de base et mon appartement en désordre!!!

Bonne nouvelle quand même: je recommence aujourd'hui et ma miss a obtenu un brillant 15 à son évaluation, un 15 accompagné de compliments et de félicitations.

Elle est pas belle, la vie?

Humeur du jour

 Un si long silence! Au début, j'étais préoccupée par de nombreux rendez-vous médicaux puis le non désir pointa son nez et je m'éloi...