mardi 9 juin 2009
Des mots, des photos et une couleur
En écho au post de Sylvie sur son blog http://epaminondas-lesesperluettesdepamin.blogspot.com/2009/06/orange.html, j'ai choisi de répondre à ses mots, avec ces photos trouvées sur http://www.flickr.com/search/?q=orange+color

Bernard Tirtiaux
http://www.biographie.net/Bernard-Tirtiaux
Bernard Tirtiaux est indécemment doué: il sculpte le verre, crée de fantastiques vitraux, il écrit, chante et son talent s'exprime de maintes façons.
http://www.ratsdebiblio.net/tirtiauxbernard.html

Bernard Tirtiaux est indécemment doué: il sculpte le verre, crée de fantastiques vitraux, il écrit, chante et son talent s'exprime de maintes façons.
http://www.ratsdebiblio.net/tirtiauxbernard.html
T. Magic, artiste de rue
http://www.artismyhustle.com/
L'artiste de rue britannique T.Magic a réalisé en 50 jours, une collection de 9 créations de commentaires/ affirmations, basées sur le climat social. A découvrir sur son site.

L'artiste de rue britannique T.Magic a réalisé en 50 jours, une collection de 9 créations de commentaires/ affirmations, basées sur le climat social. A découvrir sur son site.
A la découverte de Caroline Tresca
" Artiste complète, Caroline Tresca excelle en tant que comédienne, réalisatrice, écrivain et aussi comme peintre. C’est ce dernier talent qu’elle nous offre en exposant son œuvre au Salon de l’Art Shopping le 6 & 7 juin 2009 et en permanence, à la Galerie Martine Moisan. "
Salon de l’Art Shopping / Carrousel du Louvre - Paris, Le 6 & 7 juin 2009.
Galerie Martine Moisan - 8 passage Vivienne - Paris.
(3) http://www.salon-artshopping.com/
Merci à http://www.obiwi.fr/culture/expos-et-creations/82278-caroline-tresca-au-salon-de-l-art-shopping-carrousel-du-louvre
Merci à http://www.obiwi.fr/culture/expos-et-creations/82278-caroline-tresca-au-salon-de-l-art-shopping-carrousel-du-louvre
J'aime infiniment la personne: femme fragile, intelligente et bourrée de talents, elle ose! Elle fonce et j'aime ce côté " petit bélier tête baissée " malgré sa timidité. Je connais un peu la femme. Un prochain voyage à Paris serait peut-être l'occasion de découvrir le peintre?
Cadeau
Voilà un délicieux texte qui m'a touché au coeur:
" Je me suis éprise de tout…
par Mariana Fulger
Il y a des lieux vers lesquels tu te diriges chaque jour, alors que vers la mort, il ne t'est donné qu'une seule fois d’y aller ou jamais … des lieux, tant de lieux où tu pourrais aller, mais tu ne sais pas comment les atteindre ou bien tu ne sais même pas qu’ils existent, ou alors tu te dis qu’il y en a d’autres plus urgents à faire...
Il y a des êtres et des choses auprès desquels tu passes sans savoir qu’ils existent, ou dont tu t’émerveilles une seconde dans ton allure pressée. Il y a des êtres et des choses que tu essaies d’éviter… tu ne peux écrire que sur quelques-uns uns chaque jour – je ne sais si nous suivons leurs traces ou si c’est eux qui nous suivent depuis un nuage ou d’un océan d’âmes se balançant en marge du temps. L’amour est un air qui agrandit nos ailes et allège l’argile – disais-je au sujet des gens- voyant comme ils se précipitent comme des aigles avec des corps de papillons quand ils aiment. Qu’est-ce qui fait vos ailes si grandes – ai-je demandé à deux amoureux qui essaient de résister aux pales du vent né soudainement. Nous ne savons pas, ont-ils répondu et ils se regardaient avec tant d’amour… alors j’ai commencé à apprendre et je n’ai plus articulé aucun mot. Ils étaient comme une sorte de fenêtre par laquelle je regardais leur monde infini, mon monde de chaque instant et j’ai su – mais cela ne comptait plus, de fait, j’étais devenue moi-même un papillon aux grandes ailes.
Et je me suis éprise d’une lumière scintillante dans une vitre tissée aux coins de toiles d’araignée et d’insectes desséchés. C’était le soir et il semblait s’efforcer de ne pas sombrer dans les ténèbres – une sorte de signe roulant, doré, qui mordillait dans l’ombre gris écarlate qui s’étendait par les fenêtres, vie mordant la mort… je me suis éprise d’un vieillard qui portait sur ses épaules le ciel et dans sa main la photographie ternie d’un enfant; d’une jeune femme qui se lavait la nuque et les talons avec la rosée; d’une feuille de charme qui se balançait au soleil dans l’œil d’un écureuil; d’une chaussure éculée pêchée dans l’eau du lac à midi; d’une marchande des quatre saisons, entre deux âges, qui vendait des gobies au coin du musée des arts; d’un mathématicien parfaitement incapable de se choisir une cravate; d’une douzaine de roses attachées par un ruban en raphia vert, libre aux extrémités tels deux chemins vers l’éternité; d’un stylo qui n’a plus voulu écrire de choses tristes; d’un éditeur qui aimait et haïssait les pluies et les femmes; d’une étiquette bleue à moitié défaite d’une boîte d’agrafes de bureau; d’un tramway qui arrivait à la même heure sur une ligne inexistante; de tous les voyageurs qui disaient qu’ils allaient descendre au terminus au petit matin; d’une âme hébétée autour de la mienne avec une ombrelle et un feuillet extrait d’un livre de poésie; d’une couverture de cahier imprimée avec des petits nuages et des enfants avec de petits parapluies et des arrosoirs. Je me suis éprise d’un pianiste quelque part dans un conte ; de moineaux et de mésanges charbonnières picorant des graines de ciel; d’un magnolia en fleur à la fenêtre; d’une sirène de bateau et des galons d’un général d’espérances; d’un balai de paille qui ramassait les emballages des caramels et des biscuits, des coquilles de tournesol et les mégots de cigarettes dans une gare de province; d’un ingénieur à l’allure de bouleau pensant; d’une branche portant des coings veloutés; d’un copeau de bois qui me rappelait d’anciens luthiers et leurs violons jouant le soir au bord de la mer ; je me suis éprise de tellement d’êtres et choses… j’ai regardé en eux jusqu’à la sensation de sommeil et je me suis dit que les âmes, quelles que soient leur représentation énergétique, matérielle, sont une forêt de grands oiseaux qui se retirent vers le coucher du soleil laissant derrière eux des étendues auxquelles seuls les yeux ont su donner un nom et un temps. "
*Traduction: NicolePottier
Déniché avec bonheur sur http://francais.agonia.net/index.php/personals/13890999/index.html
Mieux connaître l'auteur:
http://francais.agonia.net/index.php/author/0017418/index.html#bio
" Je me suis éprise de tout…
par Mariana Fulger
Il y a des lieux vers lesquels tu te diriges chaque jour, alors que vers la mort, il ne t'est donné qu'une seule fois d’y aller ou jamais … des lieux, tant de lieux où tu pourrais aller, mais tu ne sais pas comment les atteindre ou bien tu ne sais même pas qu’ils existent, ou alors tu te dis qu’il y en a d’autres plus urgents à faire...
Il y a des êtres et des choses auprès desquels tu passes sans savoir qu’ils existent, ou dont tu t’émerveilles une seconde dans ton allure pressée. Il y a des êtres et des choses que tu essaies d’éviter… tu ne peux écrire que sur quelques-uns uns chaque jour – je ne sais si nous suivons leurs traces ou si c’est eux qui nous suivent depuis un nuage ou d’un océan d’âmes se balançant en marge du temps. L’amour est un air qui agrandit nos ailes et allège l’argile – disais-je au sujet des gens- voyant comme ils se précipitent comme des aigles avec des corps de papillons quand ils aiment. Qu’est-ce qui fait vos ailes si grandes – ai-je demandé à deux amoureux qui essaient de résister aux pales du vent né soudainement. Nous ne savons pas, ont-ils répondu et ils se regardaient avec tant d’amour… alors j’ai commencé à apprendre et je n’ai plus articulé aucun mot. Ils étaient comme une sorte de fenêtre par laquelle je regardais leur monde infini, mon monde de chaque instant et j’ai su – mais cela ne comptait plus, de fait, j’étais devenue moi-même un papillon aux grandes ailes.
Et je me suis éprise d’une lumière scintillante dans une vitre tissée aux coins de toiles d’araignée et d’insectes desséchés. C’était le soir et il semblait s’efforcer de ne pas sombrer dans les ténèbres – une sorte de signe roulant, doré, qui mordillait dans l’ombre gris écarlate qui s’étendait par les fenêtres, vie mordant la mort… je me suis éprise d’un vieillard qui portait sur ses épaules le ciel et dans sa main la photographie ternie d’un enfant; d’une jeune femme qui se lavait la nuque et les talons avec la rosée; d’une feuille de charme qui se balançait au soleil dans l’œil d’un écureuil; d’une chaussure éculée pêchée dans l’eau du lac à midi; d’une marchande des quatre saisons, entre deux âges, qui vendait des gobies au coin du musée des arts; d’un mathématicien parfaitement incapable de se choisir une cravate; d’une douzaine de roses attachées par un ruban en raphia vert, libre aux extrémités tels deux chemins vers l’éternité; d’un stylo qui n’a plus voulu écrire de choses tristes; d’un éditeur qui aimait et haïssait les pluies et les femmes; d’une étiquette bleue à moitié défaite d’une boîte d’agrafes de bureau; d’un tramway qui arrivait à la même heure sur une ligne inexistante; de tous les voyageurs qui disaient qu’ils allaient descendre au terminus au petit matin; d’une âme hébétée autour de la mienne avec une ombrelle et un feuillet extrait d’un livre de poésie; d’une couverture de cahier imprimée avec des petits nuages et des enfants avec de petits parapluies et des arrosoirs. Je me suis éprise d’un pianiste quelque part dans un conte ; de moineaux et de mésanges charbonnières picorant des graines de ciel; d’un magnolia en fleur à la fenêtre; d’une sirène de bateau et des galons d’un général d’espérances; d’un balai de paille qui ramassait les emballages des caramels et des biscuits, des coquilles de tournesol et les mégots de cigarettes dans une gare de province; d’un ingénieur à l’allure de bouleau pensant; d’une branche portant des coings veloutés; d’un copeau de bois qui me rappelait d’anciens luthiers et leurs violons jouant le soir au bord de la mer ; je me suis éprise de tellement d’êtres et choses… j’ai regardé en eux jusqu’à la sensation de sommeil et je me suis dit que les âmes, quelles que soient leur représentation énergétique, matérielle, sont une forêt de grands oiseaux qui se retirent vers le coucher du soleil laissant derrière eux des étendues auxquelles seuls les yeux ont su donner un nom et un temps. "
*Traduction: NicolePottier
Déniché avec bonheur sur http://francais.agonia.net/index.php/personals/13890999/index.html
Mieux connaître l'auteur:
http://francais.agonia.net/index.php/author/0017418/index.html#bio
" j'suis snob, complèt'ment snob! "
" Caligrafia "
Je me doute que peu d'entre vous pourront se rendre à l'exposition Caligrafia qui se tiendra du 2 Mai au 27 Juin au Brésil, aussi vous suggérerais-je de découvrir quelques créations en cliquant sur le lien ci-dessus.
Humeur du matin
...dynamique, délicieuse malgré un nez qui coule obstinément. Serait-ce dû aux fesses glacées du matin après des nuits qui se rafraîchissent? :-)
Un timide soleil tente une percée. Le ciel est coupé en deux: une partie bleu pâle avec soleil et une large bande sombre qui recouvre tout l'horizon: beau mais peu encourageant! Parapluie à prévoir.
Je vais tenter aujourd'hui de mettre les bouchées doubles pour compenser mon inertie d'hier...peut-être...on verra :-)
Hier, j'ai renoué le contact avec Chantal, une collègue et amie perdue de vue trop longtemps. C'est elle qui, par son exemple, me poussa à toujours chercher ailleurs et mieux en pédagogie. J'ignore si elle est consciente de son rôle déclencheur mais je suis ravie de la retrouver. Elle m'a tant encouragée, poussée. Je l'aime infiniment.
Peinture de Claude Théberge sur http://users.ez2.net/kona99/Theberge4.htm
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Humeur du jour
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...mitigée! Difficultés à dormir, sourde inquiètude liée à cette suite de contrariétés qui s'abat sur moi, malaise devant cet avion disp...
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