J'ai envie d'être méchante! Ca s'fait pas, je sais, mais parfois ça déborde!
Ca déborde comme mon sac poubelle qui a crevé juste dans mon entrée. Un seau, une serpillière et du désinfectant plus loin, j'ai mon niveau de tolérance qui est submergé.
"On" découvre Haïti et sa pauvreté! Brusquement, les consciences s'éveillent ou se réveillent. Haïti par ci, Haïti par là...Donnez, braves gens, donnez! Et n'oubliez pas vos pièces jaunes. Notre apprenti député ne s'est pas présenté au départ du train. Dommage! Tant pis! Tant mieux!
Télés, médias s'affolent: du pain bénit pour plusieurs jours, plusieurs semaines. Ils se repaissent d'images insoutenables. Ca fait vendre, paraît-il.
En détresse, les familles d'adoptants se font entendre et nos "people" se fendent d'un mot, d'un encouragement, parfois d'un chèque.
La bonne conscience est sauve et moi, j'ai envie de mordre.
Nous savons TOUS que des gens crèvent de faim à Haïti et ailleurs. Pourquoi faire semblant de le découvrir maintenant?
Les américains "envahissent" le minuscule état sinistré? Tant mieux! Au lieu de cracher du venin ou de la bile, nous devrions applaudir leur efficacité en cas de crise.
Ils ne resteront pas et s'ils restent, ce sera bien. Le monde entier se fout d' Haïti le reste du temps.
Combien de temps durera ce tourbillon médiatique? Certainement moins que les péripéties de Johnny...
Ah, au fait: à quelle association dois-je faire mon don? Il paraît que beaucoup sont gangrenées et que l'argent sert à payer grassement leurs dirigeants. Alors? Une idée? Un nom?