jeudi 27 mai 2010

l'harmonica


En écoutant David Halliday tenter de jouer ( et plutôt pas mal )de ce petit instrument de musique, j'ai songé combien l'harmonica était méconnu ou du moins sous-exploité dans la musique actuelle. Instrument de poche, instrument des pauvres et des errants, il a longtemps accompagné folk, blues et nouvelle musique dans les années 70. Dommage qu'il soit tombé en désuétude!

Patrick Bailly Maître Grand

Patrick Bailly Maître Grand vit à Strasbourg, où il s’est installé depuis le début des années 80. C’est là qu’il a découvert la photographie et ses extraordinaires possibilités plastiques. C’est là aussi qu’il s’est découvert un remède décisif contre l’ennui. Regarder le monde et tenter de lui donner un sens provisoire, chercher à saisir les modulations et les variations de lumières nécessaires à la prise photographique, inventer des nouveaux processus photographiques aussi complexes « qu’une usine à gaz » sont quelques uns des enjeux qui se jouent et s’échangent au long des 25 ans de création toujours inachevée de ce photographe prolifique.
Patrick Bailly Maître Grand est né le 1er février 1945 à Paris. Après des études scientifiques, où il a abordé la mécanique et logique, raté le concours d’entrée des Arts et Métiers, obtenu une maîtrise de physique fondamentale en 1968 à la faculté de sciences de Paris, il a eu des problèmes de santé pendant quelques années. Devant la nécessité d’un changement de métier, Patrick Bailly Maître Grand s’est mis à peindre. Pendant 10 ans, il s’est lancé dans une « observation implacable du réel », en se prolongeant dans une peinture hyperréaliste, froide, précise, analytique en utilisant des laques et des acryliques à séchage lent. C’est peut-être là qu’il s’est pris au jeu de la représentation du réel et de l’éternelle quête de la mimésis, toujours recommencée, toujours inachevée, toujours imparfaite. Cette projection de soi dans le langage pictural demandait de longues semaines de réalisation pour aboutir à l’image mentale qui s’était transposée sur la réalité contingente. Choisir, cadrer, prélever, isoler certains éléments plutôt que d’autre, travailler les ombres portées et les sources de lumière furent les éléments de base du vocabulaire plastique qui sera celui du photographe quelques années plus tard.
Ce qui intéresse Patrick Bailly Maître Grand, ce qu’il recherche via l’outil photographique, c’est la question de la réalité de l’extérieur, saisir le théâtre des réalités. On ne voit que ce que l’on connaît souligne-t-il malicieusement, sachant pertinemment que l’œil ne perçoit qu’à peine 10 % de la netteté et des couleurs, tout le reste, 90 % de la perception et de le représentation spatiale étant le fruit d’une recomposition cérébrale. Cela l’amuse et l’intrigue de tirer sur la peau de son corps le ruban adhésif qui va garder l’empreinte des cellules et des sillons, des accidents et des entrelacs tissés dans la peau. Cela devient une sorte de paysage lunaire, cosmique où se nouent des convergences formelles entre les constellations stellaires et les grains de beauté de la peau. Les photographies sont réalisées de deux manières différentes, dans le premier cas, Patrick Bailly Maître Grand enduit la main d’une résine souple et transparente qui devient une sorte de seconde peau. Puis, il la détache précautionneusement en la posant bien à plat et la pose directement dans l’agrandisseur. Puis il tire une empreinte par exposition de la résine sur un papier sensible. Dans le second cas, le photographe, après s’être couvert de rubans adhésifs, les juxtapose les uns aux dessus des autres afin de recomposer la figure d’un écorché virtuel, d’un emballage vide de toute substance, d’une image de corps sans corps. S’agit-il vraiment d’un autoportrait, ou plutôt, d’une vision saturnienne et mélancolique de cet habit de peau aussi dérisoire qu’indispensable ?…
Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
PMG a bien voulu poser pour moi (EI)
Patrick Bailly Maître Grand se met à l’épreuve de la transformation, joue avec l’image de soi qu’il interpose entre lui-même et le spectateur. Il décrit la nouvelle photographie numérique comme quelque chose de très désincarné, « on peut faire n’importe quoi maintenant avec un ordinateur, n’importe quel gugusse peut, en un seul clic, refaire, ce que j’ai mis, moi, des mois à obtenir. Mais quelle valeur va-t-il donner à son truc,lui qui n’aura même pas conscience d’avoir fait quelque chose d’extraordinaire. Finalement plus rien n’aura d’importance. »
Patrick Bailly Maître Grand aime jouer de la dualité de sa personnalité, d’un coté il y a une imagination débridée et féconde qui nourrit des carnets innombrables d’hypothèses et de pistes nouvelles à défricher, à ouvrir puis à explorer, et de l’autre il y a le maître des techniques et des effets photographiques complexes. Il se projette dans cette quête perpétuelle, dans cette lourdeur à dépasser sans cesse pour atteindre enfin la légèreté de l’enfance, cette légèreté et cette lourdeur si chères à Parménide. La mise en forme des apparitions qui se logent dans la tête de BMG occupe son existence, trompe son ennui toujours à fleur, transforme le scientifique qu’il n’a jamais cessé d’être, en dilettante, amateur des défis impossibles à relever.
Texte de Catherine Koenig sur http://www.art-et-voyage.com/blog/index.php?2006/05/22/314-patrick-bailly-maitre-grand
Le site du photographe:
http://www.baillymaitregrand.com/

Didier Clad


http://www.didier-clad.com/
"Didier Clad est à la fois peintre, graveur, taille doucier et créateur de livres d'artistes."
J'aime infiniment le monde intérieur de cet artiste.

Cadeau musical

Météo

Ajoutez des orages, quelques grêlons de la taille d'une olive, une moiteur pénible et vous obtiendrez la météo sur la région lyonnaise.

Vasco Mourao

http://cargocollective.com/vascomourao
 Densité, structures intriquées et la respiration un instant suspendue devant les dessins de Vasco Mourao.

Artapestry - Triennale européenne de la tapisserie

http://www.tapestry.dk/about.html
Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine - 49000 Angers
Jusqu'au 31 mai 2010
"L'exposition, qui fait suite à la première édition organisée en 2007, est composée de 44 tapisseries contemporaines réalisées par 33 artistes liciers venus de 15 pays européens.
Elle s’est d’abord tenue à Aalborg au Danemark, puis à Bergen en Norvège et terminera son itinérance à Luleå en Suède après Angers.
Les oeuvres sélectionnées par un jury d’experts et d’artistes liciers en février 2008, sont toutes tissées sur métier, à la demande du Forum Européen de la Tapisserie. Cette exigence suppose une vision particulière de l’art de la tapisserie sans cependant fermer la porte aux expériences sur les matières. Ainsi, la sélection met en exergue une grande variété des représentations picturales et des matières utilisées."
Lu sur http://www.cityvox.fr/expositions-arts_angers/artapestry-triennale-europeenne-de-la-ta_201255/Profil-Eve

Le collectif du 9e concept

http://www.9eme.net/
Un collectif d'artistes, une démarche intéressante et de petites perles créatives.

humeur du matin

...petite mine! Yeux gonflés par le manque de sommeil mais moral léger, léger. Impossible d'obliger mon cerveau à se mettre sur le mode "off" et des heures de semi-sommeil. Sans oublier un "réveil" en sursaut en sentant une main se poser sur ma jambe...Terreur nocturne!
C'était ma miss, paniquée par une obscurité totale et brutale. L'une derrière l'autre, nous sommes descendues à la lueur de nos téléphones portables pour vérifier si le phénomène était général sur le quartier. Et non! Tout brillait de mille feux dans les immeubles alentours. Une brève sortie sur le palier, pieds nus et en chemise de nuit, où un rai de lumière sous la porte des voisins nous indiqua que nous étions les seules dans ce cas.
Une manipulation au compteur et miracle! Tout se mit à clignoter comme un sapin de Noël. Dix bonnes minutes à remettre les différentes horloges à l'heure!
Hier fut délicat avec les élèves pendant une épreuve de 5 heures. Il est fascinant d'examiner le fonctionnement d'un groupe. C'est fluctuant, changeant, mouvant. Chefs de meutes et moutons changent au fil des heures. Silence et bruissements alternent sans raisons, hormis celles du groupe. Je comprends l'engouement des concepteurs de télé-réalité qui aiment enfermer des bandes de personnalités variées.
L'épreuve fut pénible et il fallut intervenir si fréquemment que nous finîmes épuisés, mon collègue et moi.

Humeur du jour

 Un si long silence! Au début, j'étais préoccupée par de nombreux rendez-vous médicaux puis le non désir pointa son nez et je m'éloi...