...coincée! Un vilain torticolis me bloque le cou! Je connais la signification cachée du symptôme et m'en amuserais si cela n'était pas aussi douloureux. Je vais réfléchir, méditer et tout rentrera dans l'ordre.
Hier fut agréable et riche quoique remuant: surveillances deux rues plus loin, dans des locaux annexes. Lourd cartable en bandoulière, les pieds dans les flaques, je me suis rendue dans la nuit noire jusqu'à ma classe froide. Ma collègue C est arrivée peu après, large sourire planté sur son visage. Nous nous apprécions mutuellement et aimons travailler ensemble. C est psychologue de métier et nos conversations sont passionnantes. Nous connaissions nos gentils étudiants remuants et tout se passa comme sur des roulettes. Ayant terminé un peu avant midi, nous avons décidé d'aller manger au restaurant. Les documents embarqués dans la sacoche, direction une pizzéria de la rue voisine. Installées rapidement sous une véranda chauffée, nos assiettes et 2 verres de kir de bienvenue apparurent comme par magie sur notre table. Repas délicieux, bavard et rieur. Echanges entre femmes. Le restaurant fut vite pris d'assaut et plein comme un oeuf. Nos partîmes nous réfugier à l'école, dans notre nouvelle salle chauffée cette fois. Après-midi studieuse, juste perturbée par le brouhaha incessant d'une classe voisine. Nos interventions n'y firent pas grand chose, le professeur nous regardant avec des yeux de palourde enceinte (les pires!).
Le dernier candidat parti, nous avons remonté la rue pour déposer les documents au secrétariat puis nous avons pris le métro ensemble en poursuivant nos conversations.
Le temps d'un repas trop rapidement avalé (et resté sur l'estomac jusqu'au coucher), ma fille aînée m'apporta des lessives à faire. Sa machine à laver venait de rendre l'âme. Courte conversation avant qu'elle ne reparte chez elle puis soirée en réunion avec l'association de locataires. Je me suis écroulée quelques minutes devant la télé, le temps de discuter et plaisanter avec ma miss rentrée de l'hôpital. Dodo comateux jusqu'à ce matin et ô surprise, ma poignée de porte s'est cassée. Je me suis retrouvée enfermée dans ma chambre, frénétiquement accrochée à cette poignée tournant dans le vide. Que faire à part brailler pour réveiller ma fille?
J'ai pu sortir après quelques minutes d'énervement mais ma poignée a rendu l'âme. La journée commence bien. Dois-je y voir un autre signe pour que je reste tranquille?
A part ça, comment allez-vous? :-)