lundi 2 juin 2008

Une pluie de cadeaux pour tous les goûts

Le site http://www.telerama.fr/ offre des pépites. J'ai fait une petite sélection selon mes goûts personnels.


Un officier allumant les bougies d'un arbre de Noël, des femmes assoupies sur des transats, des jeunes filles hilares se gavant de myrtilles au rythme d'un accordéon... Où sommes-nous ? Dans les pages d'un effroyable album photo appartenant à Karl Höcker, l'un des officiers qui dirigeaient le camp d'extermination d'Auschwitz. Ici, selon les mots de Serge Klarsfeld, se lit « le pendant rose du tragique ». Ici, la mort est à l'œuvre en contrechamp. Ici, c'est la vie. La vie ordinaire des SS, dans leur quotidien confortable. La cruauté est là. Sourde. Dans ce flagrant déni de l'horreur. Un album découvert à l'automne dernier, consultable sur le site du Mémorial de Washington. www.ushmm.org/museum/exhibit/online/ssalbum/auschwitz_album/

Les internautes branchés indie rock connaissent tous Pitchfork, l'un des webzines musicaux les plus influents. Depuis quelques jours, le site possède sa Net TV, où l'on retrouve les artistes dont se sont entichés les plumes de la partie blog. A voir, donc, une sélection de clips (dont Wanderlust, la nouvelle vidéo de Björk), des sessions acoustiques (dont celle de Vampire Weekend, la nouvelle sensation new-yorkaise) et quelques surprises, comme ce mini-documentaire sur le groupe Air en tournée. A suivre également, l'émission Juan's basement : le décor de cette cave au plafond bas convient idéalement au noise rock étouffant de Liars.http://pitchfork.tv/

On le sait, la baleine est un mammifère comme les autres, mais qui vit dans l'eau. Non contente d'être bleue ou à bosse, elle produit des sons étranges, que, par un bête réflexe analogique, l'on appelle un chant. Sur ce site coproduit par un institut océanographique de l'université américaine de San Diego, on se rend compte que le son des cétacés varie selon l'espèce qui l'émet : celui de la baleine grise ferait penser à de la musique techno minimale, tandis que l'appel du béluga est à classer entre le grincement de porte et le chant du moineau.http://cetus.ucsd.edu/voicesinthesea_org/Flash/

Fans de Lorie, passez votre chemin, The Avant Garde Project n'est pas fait pour vous. Ce site amateur propose en téléchargement gratuit une série d'enregistrements de musique contemporaine ou électro-acoustique jamais édités en CD, que l'internaute à l'origine du projet a numérisés systématiquement à partir d'un vinyle au format Flac - un type de fichier audio qui, contrairement au MP3, ne détériore pas le son. Parmi la centaine de références, des raretés de Karlheinz Stockhausen, John Cale, Bernard Parmegiani ou encore Toru Takemitsu. Autant de trésors pour les oreilles averties.http://www.avantgardeproject.org/


Il y a deux mille six cents ans, la commune de Lattes (près de Montpellier) s'appelait Lattara et était un lieu de rencontre privilégié entre les indigènes (d'origine inconnue) et les autres peuples méditerranéens (Etrusques, Romains...). Un site multimédia, réalisé sous le patronage du CNRS, nous emmène dans les rues de cette ville portuaire, ceinturée de remparts. Reconstitution en trois dimensions, vidéos d'experts (traduites en langue des signes), chronologie... La visite est belle et idéalement instructive.http://www.lattara.culture.fr/


« Nous arrivons enfin à Berlin par l'est. Là, bien sûr, c'est une fête permanente, et comme des milliers de personnes nous extirpons une pierre du fameux mur. Le soir, toutes générations confondues, des milliers d'Allemands dansent, chantent autour du Mur... » Cette journée du 9 novembre, où il a assisté à la chute du mur de Berlin, Jean-Philippe la raconte sur Civis Memoria, un site au principe original : chacun peut y partager un souvenir lié à un événement. Certains récits ont des résonances historiques (« Le jour de 1968 où je suis entré dans l'usine Citroën en grève ») ; d'autres, plus anecdotiques (« Le jour de 1973 où j'ai suivi l'éclipse du Soleil en Concorde »), n'en sont pas moins agréables à parcourir.http://www.civismemoria.fr/


Derrière le grésillement et les parasites, on distingue une voix fantomatique, prononçant une phrase difficilement compréhensible. Il faut plusieurs écoutes pour reconnaître les premières mesures de la comptine Au clair de la lune. Mise en ligne sur le site First sounds (Premiers sons) qui collecte les enregistrements anciens, cette séquence a priori anodine a été enregistrée entre 1857 et 1859 en France, par un certain Edouard-Léon Scott de Martinville. Mais, selon les découvreurs de ce « phonotaugraphe », David Giovannoni et Patrick Feaster, il s'agirait tout simplement du plus vieil enregistrement de voix au monde.http://www.firstsounds.org/


Désert de l'Alvord, Oregon, Etats-Unis. Depuis plusieurs mois, Christian Lutz, photographe pour l'agence VU, vit en immersion dans le ranch d'une famille d'éleveurs de bovins. Paul le propriétaire, Tony l'épouse, les cinq enfants, Mike l'employé... Loin du mythe du Grand Ouest, la série de clichés illustre, entre cruauté, humour et tendresse, le quotidien des cow-boys dans l'Amérique du XXIe siècle.www.agencevu.com/stories/index.php?id=358&p=223

Musique : Italo disco à gogoTout savoir sur l'italo disco, peut-être le genre musical le plus méprisé de l'histoire, mais qui opère un retour certain sur les pistes de danse. Le site Euroflash est à l'image de la musique qu'il défend, joliment kitsch, avec sa mise en pages amateur sortie des années 80, mais sacrément complet : historique – des premiers Giorgio Moroder, le génie du genre, aux dérives finales, rappelez-vous Gazebo, I like Chopin –, hit-parade, interviews, pochettes incrustées, méga-mix à écouter, discographie exhaustive. Tout y est.www.euro-flash.net/italo.php

Une brique tombe d'un mur, percé par une main puis par quatre bras qui élargissent le trou. Soudain, une créature à tête de microbe passe la tête, puis s'écroule dans un terrain vague, avant de s'enfuir en enchaînant toute une série de métamorphoses surprenantes. Ainsi débute Muto, un film d'animation réalisé sur un support inédit : les murs de Buenos Aires. Le street artist Blu a dessiné et photographié chaque image pendant tout l'hiver. Il lui aura fallu des litres de peinture noire et blanche, des milliers de coups de pinceau sur des façades en ruine, des clôtures, des trottoirs pour réaliser cette œuvre éphémère. www.blublu.org/sito/video/muto.htm

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Voilà : c'est fait.
Et un gros MERCI !!!!

Humeur du jour

 Un si long silence! Au début, j'étais préoccupée par de nombreux rendez-vous médicaux puis le non désir pointa son nez et je m'éloi...