jeudi 4 septembre 2008

Léo Ferré

http://oceania55.canalblog.com/archives/ferre_leo/index.html
Voici un texte de Léo Ferré, tout chaud sorti du magnifique et riche site ci-dessus. Je vous le recommande vivement!

"Au moment où les étoiles ne se comptent plus, tellement il y faudrait de mathématiciens avertis, quand les corps plient sous la rage et que la fille gueule dans la seule langue du monde possible, lorsque s'ouvrent, béantes, les seules portes de secours qui ne grincent jamais, alors je me repose dans ma petite laine...
[...]
J'ai été, j'ai été... je suis tout... Je suis toi, passant du boulevard des Italiens, avec la néphrite qui te travaille. Je suis vous, mademoiselle du Café de la Place, vous dont j'invente la jarretière patiemment arrimée ce matin quand, pressée, vous mites une pièce de vingt sous pour tendre le bas sur votre jambe frileuse, car le bouton de votre minutieux appareil avait cédé. Je suis toi, mendiant des supplices, avec ta gamelle à sonnaille. Je suis toi, monsieur le ministre du travail qui sues, la nuit, je ne sais quel humide remords qui te rend fat, précis et malheureux. Je suis toi, soldat-musette, je suis toi, le chien d'aveugle, toi le chien de riche. Je suis aveugle et riche et me crève ce qu'il me reste d'yeux dans la bouche, dans le nez, dans les oreilles et dans les mains... et je ne suis plus qu'un écrivain qui écrit."

In, "Léo Ferré", préface Benoît Misère




J'ai choisi cette version magnifique de la petite Marina à la Star Ac. Elle m'avait beaucoup émue.

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Et un gros MERCI !!!!

Humeur du jour

 Un si long silence! Au début, j'étais préoccupée par de nombreux rendez-vous médicaux puis le non désir pointa son nez et je m'éloi...