vendredi 19 décembre 2008

Hughette Bertrand


J'aime!!!


FONTE


Ce ciel d'avril lance ses éclaboussures

de soleil fondant

sur mes âges fragiles


J'ai mille ans peut-être même plus. Je ne compte pas mes pas d'un temps défini. Je préfère l'infini, l'ailleurs, l'innombrable. J'erre au delà des habitudes. Je parle en langue svelte, langue incontournable des émois lancinants. Un lance-émois, une plate-forme pour les âmes habituées au silence. Lancez-moi par-dessus bord et je ferai dix vagues a capella. J'accaparerai vos émois à en faire sauter vos fusibles. Sans doute qu'il fera noir. Mais le noir, ça n'a jamais tué personne. S'il n'y avait pas de noir, on ne pourrait le comparer au blanc. Pellicule renversante plongée dans l'onde d'une âme multiple en tournée dans le sens des aiguilles. Ne laisse aucun repos dans le lit des indépendances. Ne laisse aucun choix d'approuver ou de désapprouver. Ne laisse passer qu'une infime lueur à travers le voile opaque de la peine heureuse.


Ne reste qu'à parler du silence têtu

à travers le grillage des interruptions

des absolus dans ce rêve infini d'images

de sens livrés au sens

un silence de mort prématuré

rassembleur de fausse monnaie



Texte déconcertant d'Hughette Bertrand, tiré du site http://www.espacepoetique.com/visage/visage1.html

1 commentaire:

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Et un gros MERCI !!!!

Humeur du jour

 Un si long silence! Au début, j'étais préoccupée par de nombreux rendez-vous médicaux puis le non désir pointa son nez et je m'éloi...