QUENEAU R., Fendre les flots
« Un grain de lumière pousse à l’horizon / Entre deux nuages peints au goudron »
QUENEAU R., L’Instant fatal
« Le ciel s’est couvert de boue et de brume / L’asphalte pâlit Tous les pieds sont noirs. ».
SAMPIERO D
« Il faut imaginer un pays avec des pluies, des orages, un pays qui n’existe pas, des racines grandes comme des arbres, des flaques comme des pare-brise, le vent partout, même dans les regards, et avancer dans cette contrée comme à l’intérieur de soi, les bustes s’inclinent travaillés par une fatigue sans nom, sans âge, et cette usure gagne tout, le ciel, les maisons, le silence. Peut-on, rien qu’une fois, aussi rugueux, violent et maladroit que cette vie-là, écrire sans rien retirer, sans rien oublier, dans la rage des épines, un coup de vent nous jette au sol, un injuriant la pluie, la boue, dans un coup de sang ? L’orage n’est pas toujours ce que l’on croit, un ciel strié d’eau, de foudres et de pierre. C’est parfois simplement un visage incliné, immobile. (...)
ROUAUD J., Les Champs d’honneur, ed. Minuit, 1990
« Qu’il pleuve à marée montante, ce n’est pas à proprement une pluie. C’est une poudre d’eau, une petite musique méditative, un hommage à l’ennui. Il y a de la beauté dans cette grâce avec laquelle elle effleure le visage, déplie les rides du front, le repose des pensées soucieuses. Elle tombe discrète, on ne l’entend pas, ne la voit pas, les vitres ne relèvent pas son empreinte, la terre l’absorbe sans dommage... »
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