lundi 23 mars 2009

Mon indulgence


Je viens de terminer la lecture de " seul dans le noir " de Paul Auster. Une belle couverture en rouge et noir, une histoire simple et tarabiscotée en même temps.

Un vieil homme dans un lit et qui s'invente des histoires: et si? et si ?

Sa fille et sa petite-fille, blocs de douleur après un divorce pour l'une et un deuil pour l'autre.

Des personnages désespérés, désespérants. On sourit peu chez Auster.

Ici, le temps est au centre de l'histoire, la solitude, la fragilité des choses, et un « monde étrange [qui] continue de tourner ».

Et l'écriture de Paul Auster avec ses phrases-dentelle!

J'ai pour lui toutes les indulgences, j'ai pour lui les " yeux de Chimène "car je sais que je serai arrêtée par un passage ou quelques phrases à couper le souffle. Je le lis en attendant, en espérant ces phrases.

" Réel et imaginaire ne font qu’un. Les pensées sont réelles, même les pensées de choses imaginaires. Étoiles invisibles, ciel invisible. Le bruit de ma respiration, le bruit de la respiration de Katya. Prières du soir, les rituels de l’enfance, la gravité de l’enfance. Si je devais mourir avant de me réveiller. Comme tout cela va vite. Hier enfant, aujourd’hui vieillard, et d’alors à maintenant, combien de respirations, combien de mots prononcés et entendus ? Touchez-moi, quelqu’un. Posez la main sur mon visage et parlez-moi… »

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Et un gros MERCI !!!!

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