mercredi 23 septembre 2009

Que faire pour s'en sortir?


Que faire à part s'énerver et comment agir?
Imaginez:
Rose, 72 ans, décide en 2008, d'écrire son histoire. Jacques, un ami plombier, s'intéresse à sa démarche et décide de l'aider matériellement et financièrement. Une fois le manuscrit ( petit le manuscrit: moins de 80 pages. Et c'est là que je râle parce que j'aurais pu l'aider à écrire plus et mieux mais je ne connaissais pas Rose à l'époque).
Les Bisounours sont dans la place: Jacques et Rose démarchent une tripotée d'éditeurs. Beaucoup ne se donnent pas la peine de répondre, quelques uns répondent gentiment par la négative et une lui assène que " son manuscrit, c'est de la merde! ". Sympa la nana!
Un éditeur parisien accepte enfin. Les deux compères sautent sur l'occasion. Un contrat est signé en Novembre 2008, et nos amis remettent des chèques pour un montant approximatif de 2500 euros plus un bonus de 100 euros pour une correction orthographique.. Selon les termes dudit contrat, ils doivent recevoir un exemplaire relié du livre puis 250 exemplaires à vendre eux-mêmes s'ils le désirent.
Des liasses photocopiées et corrigées leur parviennent puis c'est le silence radio. Ni les coups de téléphone ni les courriers successifs aux tons variés n'obtiennent de réponse précise. On les fait patienter avec des lettres pré-imprimées.
Lorsque j'interviens dans l'histoire, je constate que le fameux correcteur ferait mieux de revoir sa copie tant il reste d' erreurs.
En lisant attentivement le contrat, je découvre qu'aucune date de livraison n'a été précisée, que le contrat peut être dénoncé par une des parties au bout d'un an mais que l'éditeur conserve tous les droits sur le manuscrit.
Nous avons effectivement envisagé de rompre ce contrat à la date anniversaire de la signature mais Rose sera dans l'impossibilité de récupérer les droits de son manuscrit pour les proposer à une autre maison d'éditions.
Bien ficelé ce contrat, ficelé pour enfermer et ligoter totalement le malheureux auteur ignorant des us et coutumes du milieu de l'édition.
Ajoutons à ça que Rose ne touchera que 2 euros sur la vente de chaque exemplaire. Les 8 euros restants allant à l'éditeur évidemment.
Quel piège à cons!
Hier donc, j'ai embarqué Rose et son mari pour aller demander conseil à un juriste de la Maison de la Justice et du Droit de Villeurbanne.
Nous avons été reçus 3 minutes chrono par une femme manifestement dépassée. La lettre reçue début Juin et nous demandant de patienter aurait dû nous suffire. On vous dit de patienter? Patientez!
Heu, Madame, nous venions pour des conseils pas pour entendre ce genre de phrases. Elle nous donne quand même le numéro de téléphone de la maison des Avocats et se lève. Au revoir, c'est terminé! Ben ça alors!
De retour chez Rose, nous tentons de joindre la Maison des avocats, maison drôlement occupée puisque j'ai patienté 10 bonnes minutes au son d'une musique merdique.
Une voix féminine agréable m'interpelle enfin. J'expose ma demande. Aucun avocat n'est spécialisé dans la propriété intellectuelle. Cherchez sur Internet pour en trouver un qui se fera payer évidemment.
Le bec dans l'eau et un fort sentiment de malaise. Nous sommes pieds et poings liés et c'est fort désagréable.
Que faire?
Image: http://www.soupedelespace.fr/leblog/category/vitrines/

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Voilà : c'est fait.
Et un gros MERCI !!!!

Humeur du jour

 Un si long silence! Au début, j'étais préoccupée par de nombreux rendez-vous médicaux puis le non désir pointa son nez et je m'éloi...