samedi 31 octobre 2009

Cadeau







Philippe Delaveau




Un jour en voiture au sommet d’un col,
j’ai su que c’était ici à l’odeur de l’air.
Arbres purs, épilobes roses, les noms du silence :
mauve et rose quand le vert est sombre.
L’obscurité secrète affirmant son pouvoir.
Puis loin de nous et proches, les sommets dépouillés
de détails pour s’offrir à la brûlure.
Soleil bas, bleu d’un ciel sans demi-mesures.
J’ai su que c’était ici, mais quoi ? l’entrée dans le royaume
entre ces montagnes, le ciel ouvert ou la révélation.
Que sait alors au fond de ces vallées le cœur,
d’un autre col et d’un souvenir ? et je vivais pendant quelques instants
de cette vie, la vraie, ignorant plainte et murmure.
J’étais le vent éteint ou la mésange,
l’herbe en sa propre folie, l’immensité –
je méditais dans ma substance comme dans l’air,
la vérité soudain construit son évidence.

Photo : http://roseboheme.canalblog.com/


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Et un gros MERCI !!!!

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