
« Un homme passe
plus léger que la pluie
Dans son regard le poids du jour
infime
son ombre portée sur le mur. »
"Retenir cet infléchissement du jour,
Fendre l'espace telle une marée,
une eau forte. "
"Emporte- moi telle une brassée de feuilles,
emporte-moi sur les bancs de Loire où l’enfance
s’étire
emporte mon visage et mes gestes
vers la rive du fleuve et les herbes d’eau douce,
ramène-moi d’où je viens."
"Il y a des mots qui dorment
au fond des chambres sous le papier peint
entre la dernière page du livre et la couverture
comme les ombres des lampes sur le mur
il y a des mots qui s'entrouvrent
avec le glissement des rideaux
des gestes d'homme simples et généreux
l'éclatement d'un fruit gorgé de soleil
Des mots qui jaillissent à tire d'aile
oiseaux de lumière et de rire
entre les arbres écarquillés
Des mots qui blessent comme des armes
mots de guerre mots de révolte mots de banlieue
éclats aiguisés du mal de vivre
il y a des mots qui mentent d'autres qui réconcilient
tant de mots inutiles que l'on emprunte au silence
des mots gris que l'on enlève au jour
et qui meurent fatigués d'avoir mal vécu
Des mots aussi lancés vers le ciel
qui laissent leur sillage longtemps
après l'arrivée de l'ombre."
Une jolie rencontre avec les mots de Véronique Joyaux. Un bonheur!
Tu as raison ( encore une fois) ;-)
RépondreSupprimerque du bonheur ces mots.
Asminette
Des mots et des hommes.
RépondreSupprimer