...détendue. Hier fut idéal et à mon goût. Un long coup de fil de Lucia rentrée de sa Sardaigne natale, une Lucia apaisée mais malade. De violentes douleurs abdominales la terrassent. Je l'appellerai dans la matinée pour prendre de ses nouvelles. J'ai ensuite enfourché mon destrier pour aller au laboratoire chercher les récipients destinés à mes analyses.
Et là, Dudule (ma jolie Twingo vieillissante) m'a gâtée d'un symbole clignotant inconnu. Panique à bord!
Il faut savoir qu'en mécanique comme en bricolage et en arts plastiques, je suis comme une poule découvrant un oeuf cubique.
Arrivée sur le parking, j'ai sorti mon bouquin d'entretien de Dudule. Symbole correspondant aux gaz d'échappement. Bouche en O évidemment. Mes gaz, qu'est-ce qu'ils ont mes gaz?
Le livret d'entretien indiquait de consulter IMMEDIATEMENT un concessionnaire Renault. Catastrophe! Dans ma tête se sont bousculés les montants d'éventuels travaux et la disparition des économies patiemment accumulées. Grrr!
Un coup de fil à Sandra m'a rassurée:
"T'inquiètes pas, Moumoune, c'est pas grave! Ca peut attendre!"
OUF!
Passage rapide au laboratoire pour récupérer des récipients TRANSPARENTS et des sacs individuels TRANSPARENTS. Mince, va falloir promener mes selles chaque jour au vu et au sus de tous. Légère gêne tout de même!
Ensuite, Dudule et moi sommes parties vers le soleil couchant :-)
Je l'ai garée et suis montée dans un bus navette. Il faut savoir que le dernier jour de la Foire ressemble plus à un congrès gériatrique qu'à une Foire et les vieux sont impatients! Ils bousculent et grillent les priorités sans ménagement. J'ai soudainement pris conscience que j'avais sensiblement le même âge qu'eux et ça m'a sonnée :-)
J'avoue que c'est la première année que je me suis égarée dans les bâtiments de la Foire. Les stands étaient imbriqués les uns dans les autres et je n'avais plus de repères. Je ne dois pas avoir été la seule et sans doute les vigiles ont-ils récupéré dans la nuit, quelques vieux affolés cherchant une sortie.
Long passage à l'artisanat du monde puisque j'étais venue pour ça. Les prix étaient bradés et j'aurais pu m'y ruiner si je m'étais laissée aller.
Des odeurs d'encens se superposaient et j'ai songé à Sandra, si sensible aux parfums en ce moment. Elle aurait rendu l'âme.
L'immense stand japonais m'a déçue par sa pauvreté. Pourquoi axer cette Foire sur ce pays si l'on ne met pas le paquet? Peu de visiteurs d'ailleurs. Je ne comprends pas la démarche.
J'ai mangé dans un restaurant gersois, saoûlée de bruits, d'agitation et d'odeurs. Beaucoup de femmes seules et c'était rassurant. Une forme de connivence s'est installée et des sourires complices se sont discrètement échangés. J'ai dégusté une grosse assiette de produits autour du canard, arrosée d'un délicieux verre de Pacherenc du Vic-Bilh. Mon serveur était gay de chez gay, adorable, plein de bonne humeur et volubile.
Retour un peu sonnée par le mouvement, en discutant avec la chauffeure de bus. Adorable et chaleureuse.
Quelle vie mouvementée Quniquabelle! C'était pourtant pas mal cette journée à la foire de Lyon!
RépondreSupprimerLes serveurs? Oui, ils sont maintenant tous ou presque gays à fond la caisse. C'est pour cela que je me cache : trop de femmes seules, trop de gays. Les quelques hommes qui restent doivent se déplacer en burka pour échapper aux dragueuses! )))