vendredi 14 mai 2010

Sans remords

On entre aussitôt dans une herbe seule sous le ciel.
On aimerait voir une vache (y est-elle encore sans son souvenir ? et l’écrire va-t-il compenser consoler ?)


(…)

Le silence, on dirait qu’il rouille.


(…)

Phrases qui sentent le fumier, la pomme mûre, le vieil automne, ce que tu aimes depuis l’enfance, sans mesure, peut-être bien jusqu’à l’arrêt du cœur.
Ou si c’est avec ces mots de campagnard que tu cherches à effacer le lotissement sous ta fenêtre ? À corriger comme un poème le paysage d’ici, toits en trop, et le béton, et les clôtures arrogantes ?

Marcel Migozzi in Et si nous revenions sans vieillir ?

Je te le demande comme un service

Le jour
où je marcherai
sur les premiers bleuets
sans frisson ni sourire
pour la beauté sauvage
des mauvaises herbes
n’hésite pas à essuyer
le cul de ton chien
sur mon visage

Thomas Vinau


On a beau contre eux
Multiplier les prisons
Mobiliser les censures
Les mots…

Il y a déjà plus assez de baillons
Les garrots font défaut
Et jaillissent à nouveau comme un fleuve
Les mots…


Jean-Claude Mulleman In Les mots
 

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Voilà : c'est fait.
Et un gros MERCI !!!!

Humeur du jour

 Un si long silence! Au début, j'étais préoccupée par de nombreux rendez-vous médicaux puis le non désir pointa son nez et je m'éloi...