Thym et menthe fraîche
Exhalent au jardin brûlant
Je piétine l'herbe folle
Vent fou et nuages
Tes yeux bleus cherchent sans relâche
Les pétales tombés
Soleil calme et pâle
Le linge blanc claque au vent
Mes volets sont clos
Les roses dans le vent
L'enfant blond écarte les bras
Il est un oiseau
La nuit est sereine
Le garçon a couvé des yeux
La belle endormie
Un trait argenté
Déchire le ciel opalin
L'automne s'annonce froid
Vers Valparaiso
Bouillonnante et lancinante
Mon bateau immobile
Dans la ville brumeuse
Debout sur une rive du Rhône
Je rêve des soleils d'Afrique
Ce sont ceux que j'utiliserai pour mes premiers "livres pauvres". Qu'en penses-tu, Karine?
Je suis un peu perdue car le site Wikipedia indique "Si le haïku n'indique ni saison, ni moment particulier, on l'appellera un moki.". Alors écris-je un haïku ou un moki? Après tout, on s'en fout!:-)
L'essentiel étant de se faire plaisir sans se prendre trop au sérieux. J'adore cette contrainte de syllabes pour évoquer scènes et images.
C' est géniale J' ADORE
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