mardi 28 mai 2013

Humeur du matin

...dévastée!
Totalement épuisée par cette allergie qui ne me laisse aucun répit, des poumons bruyants qui m'empêchent de dormir et par les dernières nouvelles d'ici.
En fin d'après-midi, un coup de fil de ma jeune voisine m'annonçait la mort prochaine de sa grand-mère. La cousine germaine de ma mère et ma propriétaire.
Je suis donc descendue pour la réconforter, les ai trouvés -elle son fiancé-  assis en larmes ainsi que d'autres membres de la famille jeunes et vieux réunis dans leur chagrin.
Monique était une figure locale, un phénomène flamboyant, dont la vie fut particulière: un roman aux multiples rebondissements. Le début de soirée fut donc partagé entre discussions et souvenirs des uns et des autres. Fille, gendre, petite-fille et fiancé partirent pour l'hôpital à Lyon et le groupe resta, soudé par le chagrin et la nécessité de se tenir chaud moralement. Je décidais d'aller réconforter une de ses soeurs, soeur dont elle était la plus proche dans cette fratrie de 9 enfants. Une de ses belles-soeurs m'accompagna et débuta une veillée funèbre à 3, entre tisane, souvenirs, larmes et sourires à l'évocation des anecdotes partagées. Je garderai un souvenir très précis de cette soirée: des silences autour d'un bol de tisane de thym du jardin et le tic-tac régulier de la vieille horloge rythmant les heures dans cette petite cuisine.
Epuisée par mon allergie, je rentrais pour recevoir un coup de fil inattendu: un ami très cher était à l'hôpital. Sa belle-fille venait d'accoucher à 6 mois de grossesse d'une minuscule fillette d'1,300kg.
Je dois reconnaître que je fus incapable d'accueillir la nouvelle avec la compassion nécessaire et je coupais court à la conversation. J'étais comme anesthésiée par cette soirée si particulière. Au milieu de la nuit, rongée par le remords et incapable de dormir, je lui ai expédié un message d'excuse. J'espère qu'il pardonnera ma brusquerie et mon insensibilité momentanée.
Je viens d'émerger d'une nuit très difficile, les yeux gonflés, la tête envahie par la migraine et j'appréhende la nouvelle qui finira bien par tomber. Son décès sonnera comme une fin de plus, de pans de mon histoire et de l'histoire familiale.
J'avais prévu de rejoindre ma Miss à Lyon à 11 h pour une virée IKEA et un repas en commun. J'ignore vraiment ce que deviendra cette journée. Je vais suivre le mouvement.
Image: http://www.centerblog.net/livre/425930-3-premier-chagrin-

2 commentaires:

  1. courage ... quand le monde autour de nous s'effrite et que vient le temps où nos anciens si chers nous quittent on a l'impression de ne plus vivre dans le monde "normal" tout est décalé et flou.. je te souhaite force et courage pour ces moments si difficiles je t'embrasse affectueusement

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  2. Se tout coeur avec toi Martine.
    Difficiles ces moments là, mais, tu étais avec eux et une simple présence peut profondément aider.
    Ainsi va la vie ..
    Je t'embrasse
    Asminette

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Et un gros MERCI !!!!

Humeur du jour

 Un si long silence! Au début, j'étais préoccupée par de nombreux rendez-vous médicaux puis le non désir pointa son nez et je m'éloi...