dimanche 16 juin 2019

Humeur matinale




...ravie, sereine. Le ciel est presque clair ce matin, comme lavé par les folles pluies d'hier. Cette journée fut remuante, bruyante et...épuisante.
Léna n'allait pas bien et se reposa avant le départ vers midi. Ma fille cadette nous embarqua et départ vers le périphérique nord. Elle n'était pas au mieux de sa forme, lasse de ses journées à l'hôpital et pesta beaucoup pendant tout le trajet.
Circulation dense et la fichue obligation de rouler à 70 km/h accentua le problème. Nous eûmes la surprise d'être ralenties par un bouchon juste avant le péage sur TEO. Des files de véhicules à l'arrêt et des conducteurs dehors, sur l'asphalte en train de discuter à plusieurs. Une situation inattendue. Beaucoup de voitures s'échappaient en empruntant la bretelle voisine et nous optâmes pour cette solution. Une fois en surplomb, nous découvrîmes la raison de cette situation: une manifestation et un barrage de Gilets Jaunes, accompagnés d'une imposante file de camions de police.
L'application Waze nous offrit plusieurs opportunités et nous suivîmes ses conseils...pour retomber dans d'autres bouchons. La ville entière semblait à l'arrêt. Waze nous permit pourtant de sortir de cet imbroglio et nous arrivâmes à destination avec pas mal de retard.
Ma belle-fille nous attendait avec un cubitainer d'un excellent vin blanc frais et nous nous installâmes autour de la table. Les enfants étaient déjà tout excités et bourdonnaient comme un essaim d'abeilles. Repas simple et délicieux: salade du jardin, poulet à la crème, carottes glacées et purée maison. La table débarrassée, nous attendîmes la jolie invasion de lutins remuants.
Prenez 7 enfants, mettez-les ensemble dans un espace réduit pour cause de pluies diluviennes et vous obtiendrez le chaudron infernal dans lequel nous passâmes l'après-midi. Tonnerre et éclairs étaient de sortie et,  le nez collé aux carreaux, nous regardions la campagne avec regret et tristesse.
Ma belle-fille avait préparé un atelier créatif avec des perles et ce ne fut pas de tout repos. Les petites lutines bavardes de 5 ans la firent tourner en bourrique, appelant et réclamant de l'aide.
Tout ce petit monde s'envola brusquement comme des moineaux affolés, abandonnant les perles, les porte-clés et beaucoup de matériel à ranger.
Le goûter réunit de nouveau tout le monde. Ca parlait, criait, riait. Le niveau sonore dut, à un moment, dépasser celui des réacteurs au décollage d'un Boeing 747! Les adultes oscillaient entre intérêt et sidération.
Un second atelier permit au calme d'envahir la pièce mais pas pour longtemps. Le ton monta rapidement. Mais comment de si petites filles peuvent-elles générer un tel vacarme? Elles se jetèrent ensuite sur les bonbons et mâchouillèrent allègrement en pérorant.
Vers 17h30, la noria des parents commença. Mon fils arriva de l'hôpital et échappa ainsi au remue-ménage et au brouhaha.
Nous nous retouvâmes, hébétés et ravis du silence retrouvé.
Retour à Lyon vers 19h. Vêtements rapidement ôtés, une casserole de Floraline et mon canapé.
J'étais dans un état d'épuisement total et dans ces cas là, la Floraline devient "ma" Madeleine de Proust, la seule nourriture de mon enfance capable de me réconforter.
Je ne vous dirai pas à quelle heure je me suis couchée. Non, n'insistez pas!

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Et un gros MERCI !!!!

Humeur du jour

 Un si long silence! Au début, j'étais préoccupée par de nombreux rendez-vous médicaux puis le non désir pointa son nez et je m'éloi...