...un brin déçue par le lever très matinal de Léna. Non seulement elle manquera de sommeil mais elle me prive aussi de ce moment personnel de l'après-réveil.
J'aime traîner, déguster ma boisson chaude, zapper entre les différentes chaînes de télévision. C'est mon sas, celui qui me permet de reprendre pied dans le réel en me faisant plaisir.
Elle s'est donc remise dans mon lit où, adossée aux oreillers, elle regarde des vidéos sur mon téléphone portable. La minceur des murs et cloisons impose le silence au risque de réveiller voisine et chien.
Je vais donc composer avec la donne et garder le sourire. La petite le vaut bien.
Hier fut épouvantable météorologiquement.
Le vent violent qui a soufflé ces deux jours ne laissait aucun répit. Il hululait, hurlait, grondait, rugissait le long des façades, secouant murs, fenêtres et arbres dans un vacarme déconcertant. Certains accès étaient si puissants qu'une légère angoisse montait tandis que j'écoutais, attentive au moindre bruit, craquement, sifflement. Voir passer les meubles de mon salon de jardin, glissant sur la terrasse et heurtant la balustrade métallique au gré des bourrasques, est un brin stressant. Je retenais mon souffle puis je me décontractais en même temps que l'accalmie provisoire et j'attendais le prochain souffle du dragon. Bon sang, je déteste ce vent..
De violentes averses ont compliqué les choses, n'empêchant nullement les rugbymen de jouer sur le stade voisin. Je souris en évoquant la chanson de Cabrel "ma cabane au fond du jardin". Pour moi, ce serait "le stade au fond du jardin"!:-)
Ma fille a repris le travail en étant encore malade. Elle fait pitié à voir mais les 3 jours de carence non payés imposent de ne pas s'écouter et d'avancer quel qu'en soit le prix à payer.
Léna et moi fûmes bloquées à l'intérieur par le vent, la pluie et le froid. Elle s'approcha plusieurs fois des fenêtres et soupira "s'il faisait beau, je pourrais aller faire du vélo!". Les giboulées vont bientôt prendre le relais et je crains qu'elle ne doive oublier l'option vélo pendant un bon moment.
Aujourd'hui sera ce que nous en ferons. Une sortie est prévue: Centrakor pour du petit matériel de rangement et l'incontournable McDo voisin. Je redoute l'exercice. Tout est frit et les salades composées sont de véritables attrape-nigauds: les feuilles vertes sont remplacées par les côtes craquantes et sans goût et les ingrédients accessoires sont peu nombreux et légers, légers. Les desserts glacés sont des bombes caloriques donc je dois sérieusement envisager le tri entre les offres. J'avoue que je préférerais le restaurant voisin. Les fruits de mer y sont à volonté et je m'en régale.
Léna n'ira pas passer le week-end chez son père: elle est encore fatiguée et se traîne sans entrain. Il est rageant de constater qu'elle a été malade pendant toutes les vacances et qu'elle va reprendre l'école dans cet état de fatigue. Peut-être devrions nous en informer son enseignante?
Je choisis de ne pas regarder les informations devant Léna. J'ai vu l'effet de cette avalanche de nouvelles négatives sur Lucie (5 ans). Elle a demandé à ne plus entendre parler du coronavirus car elle avait peur. Nous avons retenu la leçon, nous les adultes, et nous filtrons au maximum. Nous insistons seulement sur les mesures d'hygiène indispensables et cela suffit.
Ma bonne humeur est revenue! Elle est délicieuse, sucrée, caramélisée! Un bonbon! Un gros loukoum débordant de sucre glace! Tiens, j'ai brusquement faim!
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