http://www.gottfried-salzmann.com/"Dans nos villes Européennes, les gratte-ciel sont encore trop nouveaux, pas encore intégrés. A New York, ils ont, en partie entre 60 et 70 ans et de là naît le charme. On sent le fugitif. Les gratte-ciel sont exposés depuis des décennies aux éléments, ils se désagrègent, des couches de murs s’effritent, des couches de couleurs s’effacent, ternissent et disparaissent dans le fond, le plâtre s’émiette, des traces de rouille coulent le long des murs. Un paysage de sculptures, ces grands blocs s’élèvent comme de gigantesques mégalithes. Des pierres élaborées avec leurs structures ébauchées, colorées et grises. Brunâtres avec plusieurs accents. Des publicités lumineuses rouges et bleues clignotent incessamment leur message.
Quand le soleil se déplace, ces gigantesques dolmens se déplacent avec lui. Ils pénètrent dans le bleu du ciel ou de l’eau, se reflètent, se couchent avec le soleil, et fleurissent de l’intérieur, comme un feu d’artifice qui se perpétue et disparaît seulement avec le nouveau jour."
Gottfried Salzmann extrait de "Poésie de Ville", Ed Galerie Peerlings 1999
Un magnifique peintre des villes et des émotions. J'aime infiniment ce mélange des lignes et des flous.