http://www.van-endert.com/index.php?area=2
Lignes, volumes, formes et contrastes dans le portfolio architecture de Jan Van Endert.
vendredi 21 mai 2010
Desiree Dolron
http://www.desireedolron.com/
Ces portraits m'émeuvent au-delà des mots. Sombres et sévères, ils sont pourtant emplis de lumière à la manière des portraits classiques.
Desiree Dolron est une photographe contemporaine hollandaise.
Ces portraits m'émeuvent au-delà des mots. Sombres et sévères, ils sont pourtant emplis de lumière à la manière des portraits classiques.
Desiree Dolron est une photographe contemporaine hollandaise.
Elinor Fahrman
Elinor Fahrman dite Baby Soul, est une artiste suédoise qui vit à Londres. Elle mêle joliment peintures, dessins et photos.
http://www.elinorfahrman.com/
http://www.elinorfahrman.com/
"The Johnny Cash Project"
"The Johnny Cash Project est un projet de vidéo clip participatif en hommage au chanteur Johnny Cash, décédé en 2003.
Sur le splendide et mélancolique morceau "Ain’t no Grave", issu de l'album éponyme American VI, dernier volet de la magnifique série American Recordings (1994-2010), les internautes du monde entier sont invités à redessiner les frames de la vidéo d'origine via une interface vectorielle en ligne. Une fois votre dessin terminé, vous devez lui attribuer un style artistique (abstrait, réalisme, pointillisme, etc.), ce qui permet de le relier aux autres dessins réalisés dans le même style et ainsi de l'intégrer à la vidéo collective.
Le video clip ne cesse donc de se transformer et d’évoluer au fur et à mesure que de nouveaux dessins sont intégrés. La vidéo ne sera donc jamais la même grâce aux participants !
« L’album Ain’t No Grave parle de la mortalité, de la résurrection et de la vie éternelle. Le Johnny Cash Project est un testament visuel sur la manière dont l’Homme en Noir continue de vivre, pas seulement à travers son vaste héritage musical, mais dans les cœurs et les esprits de tous ces gens qu’il a touchés avec son talent, sa passion et son esprit indomptable ». Bel hommage de Chris Milk, créateur de ce projet conçu en collaboration avec le graphiste Aaron Koblin."
http://www.thejohnnycashproject.com/
Cliquer sur "watch the video" et appréciez! C'est excellent et cela me réjouit. J'adore Johnny Cash que j'ai souvent passé sur ce blog.
Un grand merci à http://www.stereographics.fr/ pour l'info et le texte!
Sur le splendide et mélancolique morceau "Ain’t no Grave", issu de l'album éponyme American VI, dernier volet de la magnifique série American Recordings (1994-2010), les internautes du monde entier sont invités à redessiner les frames de la vidéo d'origine via une interface vectorielle en ligne. Une fois votre dessin terminé, vous devez lui attribuer un style artistique (abstrait, réalisme, pointillisme, etc.), ce qui permet de le relier aux autres dessins réalisés dans le même style et ainsi de l'intégrer à la vidéo collective.
Le video clip ne cesse donc de se transformer et d’évoluer au fur et à mesure que de nouveaux dessins sont intégrés. La vidéo ne sera donc jamais la même grâce aux participants !
« L’album Ain’t No Grave parle de la mortalité, de la résurrection et de la vie éternelle. Le Johnny Cash Project est un testament visuel sur la manière dont l’Homme en Noir continue de vivre, pas seulement à travers son vaste héritage musical, mais dans les cœurs et les esprits de tous ces gens qu’il a touchés avec son talent, sa passion et son esprit indomptable ». Bel hommage de Chris Milk, créateur de ce projet conçu en collaboration avec le graphiste Aaron Koblin."
http://www.thejohnnycashproject.com/
Cliquer sur "watch the video" et appréciez! C'est excellent et cela me réjouit. J'adore Johnny Cash que j'ai souvent passé sur ce blog.
Un grand merci à http://www.stereographics.fr/ pour l'info et le texte!
Revues estudiantines
http://blog.esah-lehavre.fr/
Ecole Supérieure d'Art du Havre: ses étudiants ont créé le magazine Entête
http://www.erba-rennes.fr/
Ecole des Beaux-Arts de Rennes: ses étudiants ont créé le magazine Rubanisation
Merci à http://www.etapes.com/actus/revues-estudiantines
Ecole Supérieure d'Art du Havre: ses étudiants ont créé le magazine Entête
http://www.erba-rennes.fr/
Ecole des Beaux-Arts de Rennes: ses étudiants ont créé le magazine Rubanisation
Merci à http://www.etapes.com/actus/revues-estudiantines
Nozomi Watanabe
http://www.nozomiwatanabe.com/
L'Urushi -ou laque- selon Nozomi Watanabe.
"Au Japon, la laque aurait une tradition de plus de 6 000 ans, puisque des peignes en laque auraient été retrouvés sur des sites néolitiques japonais et datés d' environ 4 500 avant JC.
Ce qu'on appelle "urushi" est au départ la résine d'un arbre (Rhus Verniciflua... plus communémemt appelé arbre Urushi ou arbre à laque!). Un fois retirée de l'arbre, cette résine est d'abord mise au repos pendant trois à cinq ans, avant d'être traitée pour fabriquer la laque proprement dite. Différents types de traitements donnent différents types de laque, et celle-ci est ensuite généralement appliquée en plusieurs couches très fines sur un corps en bois, avant d'être durcie dans un environnement très chaud et très humide. Le résultat ainsi obtenu est plus résistant que le bois naturel, notamment face à l'humidité.
La laque est utilisée dans la fabrication d'une grande variété d'objets et d'ornements: des bols et des assiettes, des boites à repas, des baguettes, des plateaux, des socles de lampes, des peignes et accessoires pour les cheveux, des écritoires, mais aussi des intérieurs de temples, des meubles, des portes... et même de nos jours, des boitiers d'ordinateurs ou de télévision!.
Encore aujourd'hui, la fabrication de la laque est longue et fastidieuse, et requiert un savoir faire et une patience telles, que les objets ainsi fabriqués sont généralement le résultat du travail de plusieurs artisans. Elle n'est donc pas non plus bon marché, et la laque des bols de soupe évoqués par Tanizaki est aujourd'hui malheureusement trop souvent remplacée par du plastique..."
"On sert, aujourd'hui encore, le bouillon dans un bol de laque, car un récipient de céramique est loin de donner des satisfactions du même ordre. Et d'abord, parce que dès que l'on enlève le couvercle, un liquide contenu dans une céramique révèle sur le champ son corps et sa couleur. Le bol de laque au contraire, lorsque vous le découvrez, vous donne, jusqu'à ce que vous le portiez à la bouche, le plaisir de contempler dans ses profondeurs obscures, un liquide dont la couleur se distingue à peine de celle du contenant, et qui stagne, silencieux, dans le fond. Impossible de discerner la nature de ce qui se trouve dans les ténèbres du bol, mais votre main perçoit une lente oscillation fluide, une légère exsudation qui recouvre les bords du bol, vous apprend qu'une vapeur s'en dégage, et le parfun que véhicule cette vapeur vous offre un subtil avant-goût de la saveur du liquide, avant même que vous en emplissiez votre bouche. Quelle jouissance dans cet instant, combien différente de ce que l'on éprouve devant une soupe présentée dans une assiette plate et blanchâtre de style occidental! Il est à peine exagéré d'affirmer qu'elle est de nature mystique, avec même un petit goût zennique."
Tanizaki - Eloge de l'ombre - 1933
Photos: http://www.ceegee.fr/blog/index.php?post/Urushi-sculptures-Nozomi-Watanabe
L'Urushi -ou laque- selon Nozomi Watanabe.
"Au Japon, la laque aurait une tradition de plus de 6 000 ans, puisque des peignes en laque auraient été retrouvés sur des sites néolitiques japonais et datés d' environ 4 500 avant JC.
Ce qu'on appelle "urushi" est au départ la résine d'un arbre (Rhus Verniciflua... plus communémemt appelé arbre Urushi ou arbre à laque!). Un fois retirée de l'arbre, cette résine est d'abord mise au repos pendant trois à cinq ans, avant d'être traitée pour fabriquer la laque proprement dite. Différents types de traitements donnent différents types de laque, et celle-ci est ensuite généralement appliquée en plusieurs couches très fines sur un corps en bois, avant d'être durcie dans un environnement très chaud et très humide. Le résultat ainsi obtenu est plus résistant que le bois naturel, notamment face à l'humidité.
La laque est utilisée dans la fabrication d'une grande variété d'objets et d'ornements: des bols et des assiettes, des boites à repas, des baguettes, des plateaux, des socles de lampes, des peignes et accessoires pour les cheveux, des écritoires, mais aussi des intérieurs de temples, des meubles, des portes... et même de nos jours, des boitiers d'ordinateurs ou de télévision!.
Encore aujourd'hui, la fabrication de la laque est longue et fastidieuse, et requiert un savoir faire et une patience telles, que les objets ainsi fabriqués sont généralement le résultat du travail de plusieurs artisans. Elle n'est donc pas non plus bon marché, et la laque des bols de soupe évoqués par Tanizaki est aujourd'hui malheureusement trop souvent remplacée par du plastique..."
"On sert, aujourd'hui encore, le bouillon dans un bol de laque, car un récipient de céramique est loin de donner des satisfactions du même ordre. Et d'abord, parce que dès que l'on enlève le couvercle, un liquide contenu dans une céramique révèle sur le champ son corps et sa couleur. Le bol de laque au contraire, lorsque vous le découvrez, vous donne, jusqu'à ce que vous le portiez à la bouche, le plaisir de contempler dans ses profondeurs obscures, un liquide dont la couleur se distingue à peine de celle du contenant, et qui stagne, silencieux, dans le fond. Impossible de discerner la nature de ce qui se trouve dans les ténèbres du bol, mais votre main perçoit une lente oscillation fluide, une légère exsudation qui recouvre les bords du bol, vous apprend qu'une vapeur s'en dégage, et le parfun que véhicule cette vapeur vous offre un subtil avant-goût de la saveur du liquide, avant même que vous en emplissiez votre bouche. Quelle jouissance dans cet instant, combien différente de ce que l'on éprouve devant une soupe présentée dans une assiette plate et blanchâtre de style occidental! Il est à peine exagéré d'affirmer qu'elle est de nature mystique, avec même un petit goût zennique."
Tanizaki - Eloge de l'ombre - 1933
Photos: http://www.ceegee.fr/blog/index.php?post/Urushi-sculptures-Nozomi-Watanabe
Maîtres verriers
http://www.idverre.net/pantin/index.php?/cerfav/cerfav-pantin/
"L’arrivée en 2010 du Cerfav à Pantin, à deux pas du Parc de la Villette, marque un tournant dans la représentation du verre sur la scène artistique contemporaine. Loin de la problématique « artisan », c’est de démarche artistique dont il est d’abord question dans ces murs, puis d’utilisation du médium verre comme médium de création.
Cette nouvelle structure, complémentaire au centre de Vannes-le-Châtel, est destinée à servir les professionnels, à établir des passerelles avec les milieux artistiques et du design, et bien sûr à diffuser la culture verre au grand public."
Merci à http://www.etapes.com/agenda pour la photo.
Création de Lilas Force, photographiée par François Golfier
et une liste impressionnante de jeunes talents: cliquer sur les photos pour ouvrir chaque page.
http://www.idverre.net/voir/jeunestalents/index.php?page=1
Séverin Millet
http://www.severinmillet.com/
http://severinmillet.blogspot.com/
j'aime infiniment les "composites", petits personnages de bois du dessinateur Séverin Millet. Des personnages semblables se retrouvent dans sa galerie de dessins.
http://severinmillet.blogspot.com/
j'aime infiniment les "composites", petits personnages de bois du dessinateur Séverin Millet. Des personnages semblables se retrouvent dans sa galerie de dessins.
Guerra de la Paz
http://www.guerradelapaz.com/
"Guerra de la Paz est un collectif artistique composé de deux artistes d'origine cubaine, Alain Guerra et Neraldo de la Paz. Travaillant à Miami en Floride, depuis 1996, le duo cherche à utiliser des matériaux novateurs et non conventionnels.
Ils se sont orientés vers l'univers du textile en recyclant des vêtements à travers des compositions en volume. Ces "sculptures", tout en étant très esthétiques, ne sont pas pour autant vides de sens et réinterprètent souvent des œuvres classiques ou délivrent encore des messages sociaux voire politiques, n'hésitant pas à critiquer la société de consommation."
Un grand merci à http://www.ceegee.fr/blog/index.php?post/Guerra-de-la-Paz-art-sculpture-textile pour cette explication si claire!
J'aime beaucoup leur gaieté mitigée de sérieux et leur manière de réinventer le quotidien.
"Guerra de la Paz est un collectif artistique composé de deux artistes d'origine cubaine, Alain Guerra et Neraldo de la Paz. Travaillant à Miami en Floride, depuis 1996, le duo cherche à utiliser des matériaux novateurs et non conventionnels.
Ils se sont orientés vers l'univers du textile en recyclant des vêtements à travers des compositions en volume. Ces "sculptures", tout en étant très esthétiques, ne sont pas pour autant vides de sens et réinterprètent souvent des œuvres classiques ou délivrent encore des messages sociaux voire politiques, n'hésitant pas à critiquer la société de consommation."
Un grand merci à http://www.ceegee.fr/blog/index.php?post/Guerra-de-la-Paz-art-sculpture-textile pour cette explication si claire!
J'aime beaucoup leur gaieté mitigée de sérieux et leur manière de réinventer le quotidien.
Savoir d'où on vient
http://www.collectionscanada.gc.ca/inuit/index-f.html
"Bienvenue au projet Un visage, un nom. Un visage, un nom vise à trouver le nom des Inuits représentés dans certaines collections photographiques de Bibliothèque et Archives Canada (BAC), � Ottawa. Il s'agit d'un projet permanent, qui aide les jeunes du Nunavut à établir des liens avec les aînés de leurs collectivités et à mieux comprendre leur passé. Il contribue aussi à combler l'écart culturel et la distance géographique entre le Nunavut et les régions du Sud du pays.
Un visage, un nom a été réalisé avec la collaboration du Nunavut Sivuniksavut qui offre un programme collégial spécial établi à Ottawa à l'intention des jeunes Inuits du Nunavut; celle du ministère de la Culture, de la Langue, des Aînés et de la Jeunesse (MCLAJ) du gouvernement du Nunavut, ainsi que celle de BAC.
Dans le but de souligner l'importance de la langue dans le cadre du projet Un visage, un nom, cette exposition Web est offerte en inuktitut, en français et en anglais."
Voilà un projet difficile et ambitieux mais quelle joie de découvrir la galerie de portraits enfin associés à des noms! Il est essentiel d'être reconnu et de savoir d'où on vient.
"Bienvenue au projet Un visage, un nom. Un visage, un nom vise à trouver le nom des Inuits représentés dans certaines collections photographiques de Bibliothèque et Archives Canada (BAC), � Ottawa. Il s'agit d'un projet permanent, qui aide les jeunes du Nunavut à établir des liens avec les aînés de leurs collectivités et à mieux comprendre leur passé. Il contribue aussi à combler l'écart culturel et la distance géographique entre le Nunavut et les régions du Sud du pays.
Un visage, un nom a été réalisé avec la collaboration du Nunavut Sivuniksavut qui offre un programme collégial spécial établi à Ottawa à l'intention des jeunes Inuits du Nunavut; celle du ministère de la Culture, de la Langue, des Aînés et de la Jeunesse (MCLAJ) du gouvernement du Nunavut, ainsi que celle de BAC.
Dans le but de souligner l'importance de la langue dans le cadre du projet Un visage, un nom, cette exposition Web est offerte en inuktitut, en français et en anglais."
Voilà un projet difficile et ambitieux mais quelle joie de découvrir la galerie de portraits enfin associés à des noms! Il est essentiel d'être reconnu et de savoir d'où on vient.
Cadeau
Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage,
Et la mer est amère, et l'amour est amer,
L'on s'abîme en l'amour aussi bien qu'en la mer,
Car la mer et l'amour ne sont point sans orage.
Celui qui craint les eaux qu'il demeure au rivage,
Celui qui craint les maux qu'on souffre pour aimer,
Qu'il ne se laisse pas à l'amour enflammer,
Et tous deux ils seront sans hasard de naufrage.
La mère de l'amour eut la mer pour berceau,
Le feu sort de l'amour, sa mère sort de l'eau,
Mais l'eau contre ce feu ne peut fournir des armes.
Et la mer est amère, et l'amour est amer,
L'on s'abîme en l'amour aussi bien qu'en la mer,
Car la mer et l'amour ne sont point sans orage.
Celui qui craint les eaux qu'il demeure au rivage,
Celui qui craint les maux qu'on souffre pour aimer,
Qu'il ne se laisse pas à l'amour enflammer,
Et tous deux ils seront sans hasard de naufrage.
La mère de l'amour eut la mer pour berceau,
Le feu sort de l'amour, sa mère sort de l'eau,
Mais l'eau contre ce feu ne peut fournir des armes.
Si l'eau pouvait éteindre un brasier amoureux,
Ton amour qui me brûle est si fort douloureux,
Que j'eusse éteint son feu de la mer de mes larmes.
Pierre de Marbeuf (1596-1645)
(Recueil de vers, 1628)
Ton amour qui me brûle est si fort douloureux,
Que j'eusse éteint son feu de la mer de mes larmes.
Pierre de Marbeuf (1596-1645)
(Recueil de vers, 1628)
Quel rythme dans ces vers avec l'usage de la lettre "r" qui râcle la gorge du récitant ou du lecteur!
Blog à suivre
http://michjuly.typepad.com/blog/
Le très intéressant blog de Michèle Jullian qui partage sa vie entre la Thailande et Paris.
Un regard pour ne plus dire qu'on ne savait pas.
Le très intéressant blog de Michèle Jullian qui partage sa vie entre la Thailande et Paris.
Un regard pour ne plus dire qu'on ne savait pas.
Humeur de la nuit
...indécise et si mal à l'aise que je ne réussis pas à dormir. Ai-je bien fait? Qu'aurais-je dû faire? Que devrais-je faire?
J'explique:
Hier, plusieurs fois dans l'après-midi, des coups ont été frappés à ma porte. Pas maquillée ni coiffée, je n'ai pas répondu en pestant contre les importuns. Ils n'ont qu'à revenir plus tard, pensais-je.
Vers 17h, je cédais et allais ouvrir la porte. G, mon voisin se tenait en équilibre sur mon paillasson. Il a perdu doigts et jambes dans un accident de moto il y a une dizaine d'années. Il sort peu, chancelant sur ses lourdes prothèses. Il a tendance à boire trop et je l'entends souvent heurter le mur mitoyen. Je tends l'oreille en redoutant le bruit d'une chute ou des appels. Bref, le genre de voisinage plutôt instable.
Hier donc, il est resté 25 mn à parler avec beaucoup de difficulté, en disant tout et son contraire. Il voulait venir à notre fête des voisins mais...! Après que je l'aie rassuré, il consentit à partir. Il revint quelques minutes plus tard et me tendit un billet de 50 euros en paiement de sa participation à la fête. J'eus beau refuser et lui expliquer que c'était beaucoup trop, il insista tant que je décidais de garder le billet et de lui rendre dès qu'il aurait dessoulé.
Un peu plus tard, nouveaux coups à ma porte. En pestant contre lui, j'allais ouvrir mais c'était ML, ma gentille voisine. L'air sombre, elle demanda à entrer et me montra un lourd trousseau de clés.
G avait sonné à la porte d'une autre voisine de palier, une jeune mère de famille qu'il ne fréquente pas, avait jeté le trousseau par terre en bredouillant d'en faire ce qu'elle voulait et qu'il n'en aurait plus besoin.
Paniquée et redoutant la réaction de son mari, elle était allée voir ML. Celle-ci avait accepté le trousseau puis était venue me voir.
Vous suivez toujours ce jeu de billard?:-)
Nous sommes donc allées frapper en choeur à la porte de G. il nous ouvrit aussitôt. L'élocution difficile, il nous répondit qu'il n'aurait "plus" besoin de ce trousseau. Mal à l'aise, nous suggérâmes qu'il donne les clés à son père. Il répondit qu' il en possédait déjà un double. Il répèta qu'il n'en n'aurait "plus" besoin. Je décidais de garder le double jusqu'à ce matin puis d'aller frapper à sa porte pour le lui rendre.
ML revint avec moi. Nous nous demandions si c'était un moyen de nous avertir qu'il allait se suicider. Je sortis l'annuaire et cherchai les personnes ayant le même nom que lui. Les coups de fil furent délicats à passer. Nulle trace de son père. Internet ne me donna aucune réponse non plus.
ML repartit et je restais là, avec ce fichu trousseau, me demandant ce que je devais faire.
J'ai passé la soirée à épier les bruits, et la nuit à imaginer le pire.
J'avoue que j'attends impatiemment le matin pour aller frapper à sa porte.
Et s'il s'était réellement donné la mort?
Merde! J'en ai plus qu'assez de cet environnement!
J'explique:
Hier, plusieurs fois dans l'après-midi, des coups ont été frappés à ma porte. Pas maquillée ni coiffée, je n'ai pas répondu en pestant contre les importuns. Ils n'ont qu'à revenir plus tard, pensais-je.
Vers 17h, je cédais et allais ouvrir la porte. G, mon voisin se tenait en équilibre sur mon paillasson. Il a perdu doigts et jambes dans un accident de moto il y a une dizaine d'années. Il sort peu, chancelant sur ses lourdes prothèses. Il a tendance à boire trop et je l'entends souvent heurter le mur mitoyen. Je tends l'oreille en redoutant le bruit d'une chute ou des appels. Bref, le genre de voisinage plutôt instable.
Hier donc, il est resté 25 mn à parler avec beaucoup de difficulté, en disant tout et son contraire. Il voulait venir à notre fête des voisins mais...! Après que je l'aie rassuré, il consentit à partir. Il revint quelques minutes plus tard et me tendit un billet de 50 euros en paiement de sa participation à la fête. J'eus beau refuser et lui expliquer que c'était beaucoup trop, il insista tant que je décidais de garder le billet et de lui rendre dès qu'il aurait dessoulé.
Un peu plus tard, nouveaux coups à ma porte. En pestant contre lui, j'allais ouvrir mais c'était ML, ma gentille voisine. L'air sombre, elle demanda à entrer et me montra un lourd trousseau de clés.
G avait sonné à la porte d'une autre voisine de palier, une jeune mère de famille qu'il ne fréquente pas, avait jeté le trousseau par terre en bredouillant d'en faire ce qu'elle voulait et qu'il n'en aurait plus besoin.
Paniquée et redoutant la réaction de son mari, elle était allée voir ML. Celle-ci avait accepté le trousseau puis était venue me voir.
Vous suivez toujours ce jeu de billard?:-)
Nous sommes donc allées frapper en choeur à la porte de G. il nous ouvrit aussitôt. L'élocution difficile, il nous répondit qu'il n'aurait "plus" besoin de ce trousseau. Mal à l'aise, nous suggérâmes qu'il donne les clés à son père. Il répondit qu' il en possédait déjà un double. Il répèta qu'il n'en n'aurait "plus" besoin. Je décidais de garder le double jusqu'à ce matin puis d'aller frapper à sa porte pour le lui rendre.
ML revint avec moi. Nous nous demandions si c'était un moyen de nous avertir qu'il allait se suicider. Je sortis l'annuaire et cherchai les personnes ayant le même nom que lui. Les coups de fil furent délicats à passer. Nulle trace de son père. Internet ne me donna aucune réponse non plus.
ML repartit et je restais là, avec ce fichu trousseau, me demandant ce que je devais faire.
J'ai passé la soirée à épier les bruits, et la nuit à imaginer le pire.
J'avoue que j'attends impatiemment le matin pour aller frapper à sa porte.
Et s'il s'était réellement donné la mort?
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Humeur du jour
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