jeudi 12 février 2009

Cadeau

Un vrai gros et beau coup de coeur pour cet auteur vers lequel je reviens souvent. Je crois, qu'en réalité, je crève de jalousie d'être incapable d'écrire de telles phrases-dentelles:-)

"Un livre se touche, un livre se caresse, peut-être ensuite raconte-t-il son histoire.J'hésite depuis longtemps à écrire ces lignes. Il m'est impossible de dire un texte où elle est nue. Où je la tiens serrée contre moi. Où tout à coup ma mémoire cède sous mon ventre. Et c'est le monde qui s'éventre, se déchire, et se libère.On ne prend pas un livre. On le cueille. Sa nuit nous appelle de l'intérieur, tout doux, comme un animal, elle glisse au pays de ceux qui déposent leurs visages et ne dévore qu'elle-même par manque d'espace. C'est une pierre avec un présage, il faut se baisser, lui parler, lire d'abord les yeux fermés. Alors vient grandir cette part imprononçable : le livre s'éclipse. On en garde le souvenir d'une faute, d'une absence. D'un éclair. "
La vie pauvre, Dominique Sampiero

Chattes paresseuses
"Le ciel troue mes phrases qui s'endorment, se reposent, lovées comme des chattes paresseuses."
Dominique Sampiero, Sainte horreur du poème

"La beauté se quitte, s'oublie sur le champ, meurt à un autre commencement, et elle n'en connaît ni l'issue ni la source. Elle avance gorge nouée au silence, éblouie, fracassée par l'issue qui recule, inépuisée, impalpable, et ce qui l'abat, l'élève tout autant."
D. Sampiero, extrait de Sainte horreur du poème.

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Et un gros MERCI !!!!

Humeur du jour

 Un si long silence! Au début, j'étais préoccupée par de nombreux rendez-vous médicaux puis le non désir pointa son nez et je m'éloi...